Bestiaire du Québec

Eider à duvet

Eider à duvet

L’eider à duvet

L’eider à duvet, dont l’appellation latine est Somateria mollissima, est le plus gros canard de l’hémisphère Nord. Son poids peut varier entre 800 grammes et 3 kilogrammes.

L’oiseau atteint l’âge adulte vers trois ans. De la naissance à l’âge adulte, l’eider à duvet mâle mue huit fois. À l’âge adulte, chaque année, ses vieilles plumes sont remplacées par des nouvelles à la suite de la mue. Remarquons que le plumage du mâle et celui de la femelle diffèrent. L’eider male présente un mélange de noir et de blanc, avec une petite tache émeraude à l’arrière et sur les côtés de la tête. La femelle, par contre, est moins colorée.

La longévité de l’eider à duvet peut atteindre une vingtaine d’années et il semble que c’est la plus grande longévité observée chez les canards de mer. Il s’agit, tout naturellement, de la longévité naturelle, excluant la chasse comme cause de la mort.

Les eiders à duvet nichent en colonies de milliers d'oiseaux, en construisant leurs nids et en les tapissant de leur propre duvet.

L’eider à duvet mâle est très bavard. Si l’eider pressent un danger, il émet une série de sons rauques, tandis qu’en saison nuptiale, le mâle produit un chant qui ressemble au roucoulement des pigeons et qui se propage à de grandes distances sur l’eau.

La femelle chante moins et elle produit une série de chants gutturaux en réponse au mâle et pendant qu’elle se nourrit. Pour défendre ses canetons contre des prédateurs, elle émet un cri court et brusque.

Eider à duvet

L’eider à duvet vit dans les régions marines côtières arctiques et subarctiques, sur les promontoires côtiers, les îles, les brisants et les hauts-fonds. Il quitte rarement l’eau.

Au total, en Amérique du Nord, il existe quatre races d’eiders à duvet qui se différencient par la taille de leur corps et la structure de leur bec. Il existe trois races à l’extérieur de l’Amérique : dans le Nord-Ouest de l’Europe, en Islande et dans les îles Féroé, au nord de la Grande-Bretagne.

Les jeunes eiders à duvet ont souvent des « tantes » qui les surveillent. Ce sont des femelles non nicheuses. Elles accompagnent les canetons et les protègent contre des prédateurs. À la fin de l’automne, les eiders migrent.

Les eiders se nourrissent en plongeant au fond de l’eau, à des profondeurs allant de 3 à 20 mètres. Ils se nourrissent des moules, des myes, des pétoncles, des oursins, des étoiles de mer, de petits crabes. Les petits mangent des insectes pendant leur première semaine d’existence.

Seule la femelle prépare le nid. En général, il y a quatre ou cinq œufs par nid et elle pond un œuf par jour. L’incubation dure de 21 à 25 jours.

Les nouveau-nés sont couverts de duvet. Ils quittent le nid dans les 24 heures après l’éclosion et commencent à se nourrir par eux-mêmes. Ils volent pour la première fois à 60 jours. En général, la plus grande partie d’entre eux sont capturés par des prédateurs, ou meurent de faim pendant leur première semaine de vie.

Les principaux prédateurs de l’eider à duvet sont les goélands et les mouettes, ainsi que les corbeaux, la corneille d’Amérique et les labbes.

La chasse de l’eider à duvet cause d’importantes pertes, mais de nos jours, grâce à la réglementation, la population d’oiseaux reproducteurs s’est en général rétablie.

Au Canada, la chasse sportive à l’eider est permise pendant la saison de chasse hivernale.

Le duvet est très apprécié, parce qu’il est léger et très efficace comme isolement. Son prix sur le marché est élevé. Il sert à la confection de parkas, de sacs de couchage, d’édredons. On récolte le duvet sans nuire aux canards ni à leurs œufs ou à leurs nids.

Au Québec, la récolte du duvet d’eider a lieu dans le golfe du Saint-Laurent.

eider a duvet

Eider à duvet. Photo : © GrandQuebec

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2 Comments

  1. salut

    2013/11/12 at 8:21

    salut jai remarquer de puit quelque anner quil yavais des
    ,,ben aumoin un eider a duvet mal dans la region de loutawait
    pres du parc jaque cartier

  2. Lucie cloutier

    2015/10/10 at 9:24

    Bonjour,début juillet 2015,j’ai vu des centaines d’eiders mâles en file indienne sur le fleuve suivant une femelle allant vers le littoral pour ensuite s’envoler tous en même temps. Ce fût la dernière fois de l’été que nous avons vu des mâles. Nous sommes situés à St Simon sur mer. C’était un spectacle grandiose.

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