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Orientation professionnelle

Orientation professionnelle

L’orientation professionnelle des élèves québécois

Le rôle de l’orientation professionnelle dans l’enseignement secondaire – L’avenir du théâtre et le rôle de la petite scène chez nous

Le problème toujours si actuel de l’éducation ne laissera pas et ne doit pas laisser d’inquiéter les esprits soucieux du bien collectif. Tant que l’on s’efforcera d’améliorer l’éducation, de rendre ses bienfaits plus sensibles et plus rationnels chez ceux qui en sont l’objet, on ne pourra que s’en réjouir. L’orientation professionnelle constitue à cet égard un élément d’amélioration appelé à avoir les meilleurs effets dans l’enseignement, selon qu’on lui donner le jeu et la latitude nécessaires.

Après avoir déjà traité dans des études précédentes de la nature de l’orientation professionnelle, de ses bases économiques et de son application à l’école primaire, la Revue dominicaine revient de nouveau sur cette question sous la plume de M. Marcel Faribault. Ce dernier, traitant de l’orientation professionnelle dans l’enseignement secondaire, s’en tient exclusivement aux collèges institutions où l’on donne un « enseignement secondaire moderne. »

Le problème de la préparation à la vie tient à trois principaux facteurs : les parents, les professeurs et l’enfant. Il en est un quatrième et c’est l’orientateur dont le rôle, dit M. Faribault, est d’aider les trois intéressés par une série de mesures, de procédés de dépistage des aptitudes, par l’établissement de barèmes et de contrôles et plus généralement, pourrait-on dire, par une transposition dans ce domaine des méthodes du Taylorisme et de la rationalisation.

Le problème qui se pose ici, ajoute M. Faribault, est de ne diriger vers l’enseignement secondaire que ceux qui ont des chances de réussites et d’en éloigner les incapables. Il n’existe dans notre enseignement secondaire aucune bifurcation latin-grec, latin-sciences ou latin-langues. Il faut donc, ajoute M. Faribault, procéder assez tôt à un examen d’orientation professionnelle afin de permettre à l’élève de s’inscrire à l’école d’agriculture, à l’école technique ou vers le collège commercial. L’auteur estime que c’est vers la versification que devrait se faire le premier examen. « On pourra contrôler ainsi, dit-il, les résultats de l’examen préalable et décider si l’enfant doit ou non continuer dans la même voie. La conclusion s’avèrent négative, on déterminera alors avec de véritables probabilités de succès, l’orientation professionnelle de l’adolescent. »

Il s’agirait donc en certains cas de modifier quelque peu le programme des cours afin de permettre à l’élève éliminé de disposer de suffisantes connaissances de mathématiques, de sciences naturelles et d’anglais, s’il doit se diriger vers l’école technique ou le collège commercial. Si l’examen est positif, reprend M. Faribault, c’est-à-dire si l’élève peut poursuivre son cours classique, on estime qu’il doit « presque infailliblement se diriger vers l’université. » C’est alors qu’il se présentera à l’élève un autre problème, celui de sa vocation.

(Cet article a paru dans le journal Le Canada, le 6 juin 1939).

Aujourd'hui, c'est la science informatique qui a pris la place des sciences qui ont joué le rôle principal il y a quatre-vingt ans. Photo de Megan Jorgensen.
Aujourd’hui, c’est la science informatique qui a pris la place des sciences qui ont joué le rôle principal il y a quatre-vingt ans. Photo de Megan Jorgensen.

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