Économie en vrac

Bill de la margarine

Bill de la margarine

La margarine reste interdite

Le bill de la margarine enterré pour cette année

Ottawa. – Les consommateurs ont perdu, cette année encore, la bataille de la margarine. Il pourra bien y avoir une ou deux autres escarmouches aux Communes d'ici la fin de la session, mais l'engagement décisif a été livré et perdu mercredi (5 mai 1948), au Sénat après une guerre de position qui a duré plus de deux mois.

En rejetant par 35 voix contre 21, le projet de loi du sénateur Euler, la chambre haute a en effet disposé, du même coup, du bill identique soumis à la chambre basse par le député libéral de Vancouver-Nord, M. James Sinclair. Car même si ce Bill était approuvé par les Communes ce qui est fort improbable, il ne pourrait être mis en discussion au Sénat. Il tomberait par conséquent aux oubliettes en passant d'une chambre à l'autre.

Si le public n'a pas de margarine à mettre sur la table, il en a entendu parler à satiété depuis trois ans que l'honorable W.D. Euler, ancien ministre de commerce et sénateur de Kitchener, Ontario, soulève à chaque session un débat sur cette question et trouve, chaque fois, moyen de renouveler le sujet.

La première fois, le rationnement durait encore et le parrain de cette proposition de loi voulait faire servir la margarine à suppléer à l'insuffisance du beurre et à détourner ce produit du marché noir. La seconde session, c'était pour obvier à la rareté du beurre. Cette année, c'était à cause du prix, devenu trop élevé par suite d'une pénurie saisonnière plus grande encore.

(C’est arrivé le 5 mai 1948)

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