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Le président de Softimage vante le Québec à New York

Le président de Softimage Daniel Langlois a longuement vanté à New York les avantages du Québec comme base d’activités.

M. Langlois prononçait une allocution, le 28 janvier 1994, devant l’Americas Society, dans le cadre d’une série de rencontres organisées par ces l’Institut de recherches et l’École des hautes études commerciales de Montréal.

Devant une cinquantaine de personnes, comprenant plusieurs représentants des milieux financiers new-yorkais et artistique, comme Jim Henson Productions, le jeune président a énuméré les avantages de Montréal, du Québec, de la main-d’œuvre québécoise et de la vision particulière des entreprises québécoises, des éléments qui ont tous contribué selon lui au succès de Softimage.

Fondée en 1986 à Montréal, Softimage est maintenant un leader dans le domaine de l’animation par ordinateur. L’entreprise, qui accapare présentement plus de 50 pour cent du marché mondial des programmes professionnels d’animation en trois dimensions, a notamment mis au point le programme qui a permis la création des dinosaures du film de Steven Spielberg Parc Jurassique.

M. Langlois a affirmé que Softimage avait pu saisir cette part de marché parce qu’elle s’était concentrée sur l’aspect créatif de l’animation par ordinateur, au lieu de chercher à envahir différents marchés.

Il a ajouté que, comme plusieurs jeunes entreprises québécoises, Softimage s’était dès le début orientée vers le marché extérieur, le marché intérieur étant très limité.

«C’est un des avantages d’être au Québec, a-t-il expliqué. Nous sommes dans un petit territoire, nous nous sentons différents, mais nous sommes ouverts sur le monde».

Il a ajouté qu’au début, Softimage s’était surtout concentrée en Europe et en Asie, le marché nord-américain étant déjà passablement occupé par des firmes importantes. Et grâce à la différence québécoise, l’entreprise a pu faire des gains. «Nous sachent différent au Québec, nous savons qu’il faut agir de façon différente en France, en Belgique ou au Royaume-Uni, parce qu’il s’agit de cultures différentes», a-t-il expliqué.

Les Québécois sont parfaitement à l’aise à l’idée de se retrouver dans une nouvelle culture après trois heures de déplacement, a-t-il fait valoir.

Il a affirmé que bien des entreprises américaines se rendaient encore en Europe en pensant que les Européens allaient automatiquement changer leurs façons de travailler pour s’adapter à des produits fabriqués en fonction d’Hollywood.

Ce n’est qu’une fois bien établie en Europe et en Asie que Softimage s’est attaquée au marché américain, a indiqué M. Langlois, parlant à partir de notes lues directement sur son ordinateur portatif.

Comme bien des Européens considèrent Montréal comme un chaînon entre l’Europe et l’Amérique du Nord, cela les a encouragés à transférer leur technologie à Softimage pour avoir accès au marché nord-américain, a-t-il poursuivi.

Le président de Softimage a fait valoir la qualité de son personnel. Si, au début, il faisait appel à des gens d’un peu partout dans le monde, aujourd’hui, le personnel est surtout québécois.

Il a expliqué que les universités montréalaises sont nombreuses et excellentes et que grâce à l’Office national du Film, il y a une tradition en fait d’animation et de post-production à Montréal.

Il  a fait valoir que la qualité de la vie à Montréal permet d’attirer et de garder des employés de talent.

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