Économie en vrac

Retraite au Canada

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Prendre sa retraite au Canada

Une certaine professeure de macroéconomie canadienne, a constaté un premier jour de classe, l’importance d’économiser car le système de retraite gouvernemental ne serait point suffisant pour une retraite confortable. En effet, il semblerait que les Canadiens, dont les Québécoises et Québécois, seraient mal couverts pour la plupart.

Économiser régulièrement comme un train de vie est souvent rejeté par les individus, à en juger par le taux d’épargne des Canadiens plutôt faible. D’ailleurs, dans la belle province, comme l’indique Rochon (2001), l’épargne publique aurait baissé dans les années 1990s, même si les contributions aux régîmes enregistré d’épargne retraite (REER) auraient connu une hausse considérable.  La jeunesse d’aujourd’hui ne semble pas prête à changer cette tendance, économisant médiocrement et se souciant peu du fait que la valeur marchande de leurs propriétés ne peut rattraper le coût de vie galopant à la hausse.

Assurer sa retraite devient donc la responsabilité personnelle de chacun, car des entreprises offrant un régime de pension à leurs employés sont peu nombreuses. De plus, les entreprises qui offrent ces couvertures sont toutes soit dans le secteur public, ou des larges corporations, les petites et moyennes entreprises (PME), dont l’économie Québécoise est constituée en majorité, ne peuvent tout simplement pas se permettre d’installer un régime de pension pour leurs travailleurs pour des raisons financières.

Dans les années 2000s, potentiellement un immense problème, se fait de plus en plus ressentir dans les provinces Canadiennes telles que le Québec, et ailleurs au pays. Les baby-boomers (génération née après la deuxième guerre mondiale entre 1946 et 1964) approchent leur retraite collective. Le fait que le segment de la population née durant le baby-boom est plus nombreux que d’autres cohortes, et le taux de natalité toujours à la baisse, contribuent à la manifestation courante du vieillissement de la population.

Ceci pousse les gouvernements à se poser la question suivante : Quelle est la meilleure stratégie à entreprendre vis-à-vis les prestations aux aînés? En 2011, les gouvernements provinciaux et fédéral discutent les possibilités qui seraient les plus avantageuses pour les personnes retraitées : Augmenter les cotisations et prestations du Régime de pensions du Canada ou créer un nouveau système à base volontaire dans le secteur privé?

Le Canada, aux niveaux fédéral et provincial, est reconnu pour son excellent système financier, mais certains chercheurs présentent des résultats démontrant que plus pourrait être accompli par le régime des retraites canadien pour combler les besoins sociaux, surtout si l’on compare la situation à d’autres puissances mondiales. Le régime de pension québécois, mis en place par la Régie des rentes du Québec, ne serait pas beaucoup mieux.

Le Canada s’occupe très bien des personnes démunies, grâce aux programmes publics comme le Régime de pensions du Canada (la Régie des rentes du Québec) et la Sécurité de la vieillesse. Néanmoins, les employés aux revenus supérieurs ne qualifient pas en tant que prestataires. De plus, les rentes versées sont maintenant souvent déterminées par les comportements des marchés financiers, transposant le risque des fluctuations boursières dès employeurs vers les employées. Encore une fois, les employés sont presque les uniques responsables de leur bien-être, mains non les seuls à en subir les conséquences. Si les régimes privés et programmes publics de retraite n’arrivent pas à récompenser dûment les citoyens qui le méritent, la société toute entière en verra les répercussions dans le présent et le futur.

Le concept de la retraite n’est apparu qu’avec l’industrialisation, auparavant l’individu travaillait jusqu’à ce que la dégradation des forces physiques ne mette fin à cette capacité (Markides & Cooper, 1987). Par exemple, Guérin et al. (1995) ont demandé à des travailleurs s’ils désiraient continuer de faire partie de la main-d’œuvre de leur compagnie après l’âge de 65 ans; dès 1319 répondants, seul 8% ont constaté que oui, et ceux-ci citant majoritairement des raisons économiques. Dépendamment de ce que l’on sous-entends par « récent », mettre en place des réponses adéquates à ces complications pressantes est un nouveau, tout comme le phénomène contemporain décrit,  défi qu’il faut relever. Cependant, plus les chefs politiques prennent leurs temps au lieu d’agir, plus le problème risque de s’aggraver.

References :

  • Guérin, G., Wils, T., Saba, T. & St-Jacques, N. (1995). Retraite anticipée ou extension de la vie professionnelle? Les aspirations des professionnels syndiques de 50 ans et plus. Cahiers Québécois de Démographie, 24 (2): 245-83.
  • Markides & Cooper (1987). Retirement in industrialized societies. New York, NY: Wiley.
  • Rochon, M. (2001). Dépendance financière et revenus de retraite des personnes âgées par génération et par sexe au Québec. Cahiers Québécois de Démographie, 30 (1): 63-87.
Retraite

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Photographie : GrandQuebec.com

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