Économie en vrac

PNB ou PIB

PNB ou PIB

PNB ou PIB (Produit national brut ou Produit intérieur brut)

Le PNB ou le Produit national brut représente la production réalisée par les résidents d’un pays. Le PIB ou le Produit intérieur brut représente la production réalisée à l’intérieur des frontières géographiques d’un pays. Le PIB donne la valeur totale de l’ensemble des biens et des services produits par l’économie d’un pays en une année. Jusqu’en 1986, le Canada utilisait le Produit National Brut ou PNB pour mesurer la production nationale.

Aujourd’hui, on utilise le Produit Intérieur Brut ou PIB. Quelle a été la raison qui a poussée le Canada à changer la base pour mesurer la production? Il y en a deux. D’abord, le PIB est la mesure la plus utilisée dans la plupart des pays. De nos jours, quand les relations internationales sociales, politiques, économiques ont atteint un niveau très haut, le Canada doit se mettre au diapason des autres pays, ce qui facilite la comparaison internationale.

D’ailleurs, il est bien plus facile de mesurer la production réalisée à l’intérieur des frontières géographiques que celle réalisée par les résidents d’un pays. On peut dire que le PIB + la production des résidents qui travaillent à l’extérieur du Canada (-) la production des personnes qui ont un revenu dans le Canada, mais qui n’y résident pas = le PNB. En tout cas, comme le PIB représente l’ensemble de la production totale du Canada, il est l’indicateur le plus fréquemment utilisé pour évaluer la santé économique du pays. Naturellement, le PIB permet de comparer la situation actuelle avec celle des années passées. Grâce au PIB, on peut faire des comparaisons entre la situation économique du Canada et celle d’autres pays du monde.

(Au fait, cette comparaison est parfois boiteuse, puisque l’on ne compare pas toujours les même paniers de biens. Par exemple, un pays inclut du beurre ou de la viande, tandis qu’un autre pays y inclut des camions et des automobiles…)

En tout cas, le PIB est beaucoup plus significatif quand il est réparti entre chacun des habitants. C’est cette donnée qui est le plus souvent retenue.

On comprend qu’un pays peut avoir une production nationale importante, mais en raison du nombre d’habitants, ce pays se retrouve derrière un autre pays dont la production nationale est nettement inférieure. Il ne faut toutefois pas oublier que le PIB n’est pas un indicateur du bien-être des gens, car il ne tient pas compte de la distribution des richesses, de la répartition des riches et des pauvres dans un pays donné, de la qualité des produits et des services, des problèmes sociaux, etc.

Limites du PBI

Même si le PIB – produit intérieur brut – donne la valeur totale de l’ensemble des biens et des services produits par l’économie d’un pays en une année, le PIB n’est pas un indice de bonheur national ni indicateur du bien-être des gens, car il ne tient pas compte de la distribution des richesses, de la répartition des riches et des pauvres dans un pays donné, de la qualité des produits et des services, etc. Le PIB a d’autres limites.

Au fait, le PIB ne tient pas compte de tout ce qui est produit. Ainsi, tout ce qui est produit à l’intérieur des foyers n’est pas comptabilisé dans le PIB. Un ébéniste peut fabriquer ses propres meubles, un plombier refait la tuyauterie de son propre appartement et un mécanicien ne va pas au garage pour réparer sa voiture… la valeur de ces biens et de ces servies n’entre pas dans le calcul du PIB.

Le PIB n’indique absolument pas l’utilité, ni la qualité de ce qui est produit dans un pays. On additionne le tout: du sirop d’érable produit dans les cabanes à sucre avec des yachts, les bottes d’hiver avec des voitures… Les sommes englouties pour dépolluer les rivières viennent augmenter la valeur de la PIB au même titre que celles qui sont dépensées pour produire l’équipement polluant.

D’autre part, il existe une économie cachée, un marché noir constitué par toutes sortes d’activités plus ou moins illégales.

On sait que plusieurs travaillent sans que leur salaire no soit déclaré et dont on dit que ces gens sont payées “sous la table”. Ces gens font partie de l’économie dite cachée. À cet effet, les revenus des commerces dont les activités comptables ne paraissent nulle part t ceux des activités dirigées par la mafia, le commerce de la drogue, la prostitution, jeu illégal, ne sont ainsi pas calculés dans le PIB. Il existe d’autres facteurs qui limitent le PIB.

Bref, le PIB ne tient pas compte des éléments suivants :

  • De la répartition des riches, pauvres et autres groupes
  • De la qualité des produits
  • Du produit des activités illégales
  • Du travail au noir
  • De ce qui est produit à l’intérieur des foyers
  • De la distribution des richesses.

Néanmoins, le PIB est une mesure de la prospérité économique du Canada, même si le PIB n’est pas la mesure idéale, et il donne une assez bonne idée de la croissance de l’économie canadienne dans son ensemble.

 

Escalier Westmount

Escalier dans Westmount. Photo de GrandQuebec.com

La répartition de la production

Notonos finalement que dans la société humaine, la question sociale la plus épineuse qui se pose est celle de la répartition des résultats de la production et par conséquent des revenus. Ce partage du revenu national a un impact direct sur le niveau de satisfaction des divers besoins ressentis, ce qui explique qu’une bonne partie des conflits sociaux naissent du problème de la répartition des revenus.

Sur ce plan, on constate l’existence des deux courants de pensée différents : la première mise sur les forces du marché, le second vise à déterminer par l’État la distribution du revenu.

Dans l’économie de marché, le problème économique de la rareté oblige la société à définir un mode de rationnement des biens produits puisque les ressources disponibles ne permettent pas la satisfaction de tous les besoins ressentis. Ce rationnement se fait par le mécanisme des prix.

Ainsi, plus un bien est rare, plus son prix est élevé et ainsi plus le bien est rationné. Naturellement, cela concerne aussi tous les dérivés. C’est-à-dire, si les ressources forestières deviennent plus rares, et plus coûteuses, le prix du marché du bois et celui du marché du papier va augmenter. Les consommateurs doivent payer plus

Ceux qui ne sont pas disposés à payer ce nouveau prix sont par le fait même rationnés. Afin d’éviter le rationnement, chaque agent économique cherche à obtenir un revenu en offrant un facteur de production sur le marché. Pour la plus grande partie de la population cela signifie devenir membre de la population active et ainsi offrir son travail sur le marché du travail. Le prix auquel ces ressources productives s’échangent se fixe également selon les forces du marché et chaque facteur obtient une rémunération selon sa participation à l’effort de la production.

Ainsi, le système mise sur l’intérêt personnel comme source de motivation des différents agents économiques. Laissés libres, ces forces du marché conduisent à la détermination de revenus très inégaux dans la société.

Les ressources productives dont chaque individu est doté sont évaluées en termes de valeurs marchandes. Dans la mesure où les individus possèdent ces facteurs de production à des degrés divers, il en résulte une situation où des gens gagnent de cet échange des revenus élevés et d’autres n’obtiennent que très peu.

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