Économie en vrac

Hydro réplique

Hydro réplique

Hydro réplique au New York Times

Le président et chef de la direction d’Hydro-Québec, M. Richard Drouin, répondra dès aujourd’hui, par lettre, à l’article paru hier (13 janvier 1992) dans le supplément magazine de New York Times.

Dans cette lettre le président affirme qu’il « est faux de donner l’impression, comme le fait cet article, que les développements hydroélectriques futurs survenant au Québec dépendront des achats new-yorkais ».

Voici le texte de la lettre que le président et chef de la direction d’Hydro-Québec, M. Richard Drouin, fera parvenir aujourd’hui au New York Times. La traduction est du journal montréalais La Presse :

L’article de Sam Howe Verhovek (Power Struggle, 12 janvier 1992), constitue une déformation de l’impact qu’aura le développement hydro-électrique du nord-ouest du Québec. De tels comptes rendus accordent un statut indu à certaines nouvelles apocryphes et à certaines analogies erronées qui sont répandues sur une vaste échelle par les adversaires du projet. Si elles font à n’en pas douter de bons sujets d’articles, ce serait une fort mauvaise politique publique que d’y fier pour prendre des décisions.

Hydro-Québec s’est engagée à entourer ses développements hydro-électriques de pratiques environnementales saines. C’est la raison pour laquelle la compagnie a accepté de participer à cinq analyses indépendantes d’impact écologique qui doivent être menées à bien par les gouvernements fédéral et québécois en coopération avec les Cris et les Inuits. Le Canada et le Québec ont mis sur pied des processus rigoureux d’analyse de l’impact environnemental, qui se comparent, s’ils ne lui sont pas supérieurs, à tout ce qui se fait ailleurs dans le monde.

Les premières audiences débuteront le 20 janvier 1992, sous la présidence du chef cri Billy Diamond. Toutes les parties intéressées auront la latitude de participer à ce processus public.

Même si nous attachons la plus grande importance aux rapports que nous entretenons depuis 75 ans avec l’État de New York, il est faut de donner l’impression, comme le fait l’article en question, que les développements hydro-électriques futurs survenant au Québec dépendront des achats new-yorkais.

L’énergie hydraulique engendre 95% de l’électricité du Québec, qui, à son tour, chauffe 70% de nos demeures. En dépit d’objectifs de conservation bien définis, la demande excédera l’offre dans notre province au début de la prochaine décennie. Nous répondrons à cette demande, ainsi qu’à nos objectifs d’exportation, grâce à une énergie hydro-électrique engendrée par des développements additionnels.

Outre la conservation, l’énergie hydro-électrique est la ressource la plus avantageuse, la plus fiable et la plus aisément renouvelable qui puisse satisfaire aux besoins d’électricité du Québec et d’ailleurs. Hydro-Québec s’engage à développer cette précieuse ressource tout en assurant la protection de l’environnement et en continuant de prendre en considération les droits et la dignité des peuples autochtones affectés pas ces développements.

electricite du quebec

Les différents types d'énergies utilisés entre les États-Unis, le Canada et le Québec (2005). Source: Hydro-Québec. Licence: Illustration gratuite pour une utilisation dans un contexte éducatif et non-commercial

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>