Économie en vrac

Crise de 1929

Crise de 1929

La crise économique de 1929

Le krach de la bourse de New York, causé par l'effondrement de tous les titres boursiers provoque la Grande dépression, soit crise économique la plus grave que le monde n’ait jamais connue.

Naturellement, la crise ne manque pas d'avoir des répercussions économiques et sociales au Québec.

On sait qu’au niveau du Canada, le chômage passe de 4,2% en 1929 à environ 27% en 1933. Au Québec, cependant, on l'estime de quelques points supérieurs. Le manque d'emploi touche d'abord les manoeuvres et les ouvriers de la construction, mais toues les paliers de la société en souffrent d’une ou d’une autre façon.

À Montréal, près d'un tiers de la population dépend de l'aide sociale qui s'élève à l’époque à 3,16$ par semaine pour une famille de deux personnes et à 6,43$ pour une famille de neuf personnes.

Notons que l'aide sociale, mieux connue sous le nom de "secours direct", relevait dans les années 1930 des municipalités.

Au début, l'aide sociale était versée sous forme de bons échangeables chez les commerçants. Ensuite, elle sera remise sous forme de chèques.

Dès 1930, on assiste au Québec à la création de plusieurs refuges pour les sans-abri. Toutefois, le nombre de refuges étant insuffisant, plusieurs indigents dormiront dans les postes de police. Les soupes populaires, mises en places par diverses associations et congrégations religieuses, représentent pour beaucoup la seule façon de se nourrir convenablement.

Le gouvernement du Québec crée des chantiers de construction et de voirie, où l'on fait travailler de façon prioritaire les chefs de famille, contre une rémunération minimale de subsistance.

Malgré toutes les dispositions, la crise économique s'aggrave. Se développe alors la solidarité et on s'organise de mieux pour affronter les années difficiles.

La crise économique amène un partage des ressources entre les niveaux de gouvernement. Des programmes sociaux, tels que l'assurance-chômage et les pensions de vieillesse, voient le jour grâce au gouvernement fédéral, mais le gouvernement du Québec s'oppose à ses mesures et cette opposition est mal perçue par la population.

Élu premier ministre de la province de Québec dans un contexte de crise, le libéral Adélard Godbout cède au fédéral, en 1940, toute compétence en matière d'assurance-chômage.

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>