Économie en vrac

Changer d’institution financière

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Votre conseiller s’en va…. Devez-vous changer d’institution financière?

Tous les professionnels du milieu le savent : la mobilité est assez élevé chez les conseillers financiers, ce qui préoccupe les investisseurs, souvent pris entre deux chaises.

Alors, si votre conseiller financier a quitté votre banque préférée pour rejoindre une compagnie financière, faut-il le suivre (ce qui ne sera pas sans causer quelques tracas)? Doit-on suivre la personne à qui on a confié son portefeuille des années ou rester fidèle à une institution dont on est pleinement satisfait?

Voici quelques critères à considérer :

1. La première chose à faire avant de prendre une décision, c’est d’estimer ce que votre conseiller a fait pour vous durant toutes ces années. Demandez-lui, par exemple, la performance de votre portefeuille sur cinq ou sur dix ans et comparez le rendement avec ce qu’il vous avez promis (la paradoxe, dans l’industrie de finances, c’est que la performance à long terme, c’est à la fois ce qu’on vend le plus aux clients et ce qu’on leur cache le plus).

2. Assurez-vous de comprendre les motivation de votre conseiller financier : En effet, bien des raisons peuvent le pousser à changer d’établissement : conflit avec l’employeur, meilleurs services, meilleure rémunération, etc. Quel que soit le motif, votre agent doit vous le donner. Un conseiller responsable ne peut pas chambouler votre vie sans se justifier.

S’il le fait, ne vous contentez pas de son explication. En effet, il arrive que des planificateurs financiers soient tout simplement licenciés, ainsi même s’il vous jure que la décision de partir vient de lui, vérifiez auprès de l’Autorité des marchés financiers si une plainte a été déposée contre lui (site Web de l’Autorité es marchés financiers du Québec : www.lautorité.qc.ca). Enfin, comme le dit le sage, la méfiance mène à la prudence et la prudence est le début de la vertu.

3. Prenez le temps d’évaluer les conséquences du changement : Vérifiez la réputation de la nouvelle compagnie. Renseignez-vous sur les services offerts. Vérifiez et revérifiez si vous avez des produits maison qu’il vous sera impossible de conserver ailleurs. De plus, si vous devez vendre des actions, vous paierez une commission d’environ 2 pour cent. D’ailleurs, en achetant des fonds, vous pourriez devoir débourser des droits d’entrée pouvant aller jusqu’à 5 pour cent. Dans ce cas, au total, c’est sept pour cent de votre capital qui s’envolerait.

Cependant, souvent, la nouvelle institution offrira de rembourser tous les frais associés au transfert, parce que cela doit faire partie du marchandage. Négociez alors une compensation en échange du transfert de vos actifs.

En tout cas, votre conseiller devrait veiller à ce que vous ne soyez pas pénalisé. Pourquoi, en effet, paieriez-vous pour qu’il obtienne de meilleures conditions dans une autre firme?

En cas de refus, limitez plutôt vos transferts à la portion de vos actifs qui n’entraîne aucuns frais ni aucune transaction.

4. Étudiez bien la stratégie qu’on vous propose : En général, le même planificateur conseiller qui vous avait vendu avec tant d’enthousiasme un plan d’investissement vous explique maintenant avec la même conviction pourquoi votre portefeuille serait mieux alliers.

C’est pourquoi il faut prendre le temps d’évaluer la nouvelle stratégie. Respecte-t-elle le profil d’investisseur et les objectifs? Que valent ces placements? Demandez toujours des explications. Si elles sont nébuleuses ou ambiguës, faite votre propre enquête et consultez d’autres experts ou amis qui s’y connaissent. Évaluez vous-même ces produits à partir des informations publiées sur Internet.

(Par ElBa)

Changer d'institution financière

Réfléchissez avant de prendre une décision éclairée – changer d’institution financière ou pas. Illustration : GrandQuebec.com

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