Économie en vrac

Changements climatiques

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Changements climatiques

Les changements climatiques ont de profondes répercussions culturelles. Quelques experts de McGill se prononcent sur la situation actuelle.

Par Benoît Auclair © Le Délit

La publication du rapport de l’économiste Nicholas Stern aura permis de jauger les conséquences économiques des changements climatiques, dont les impacts à court et long termes justifient l’ampleur des préoccupations  environnementales. Bien que de telles conséquences aient été depuis longtemps anticipées, le rapport en réaffirme la gravité et constitue de ce fait un avertissement.

Les habitudes des gens sont inévitablement liées au climat dans lequel ils évoluent. Par exemple, il est en effet commun pour plusieurs des citoyens de pays plus nordiques comme le nôtre de jouer aux oiseaux migrateurs l’hiver venu. Spécialiste oeuvrant dans les domaines de la commercialisation et de l’industrie du tourisme, le professeur mcgillois Robert Soroka de la Faculté de gestion Desautels, a témoigné à ce sujet «que plusieurs de ces envolées vers le Sud ont été reportées ou tout simplement abandonnées». Le docteur Karl Moore a mentionné que le Québec est également touché en raison de l’importance des secteurs aéronautique et aérospatial, nommons entre autres Pratt&Whitney, RollsRoyce et AirCanada.

Au Québec, l’industrie touristique hivernale dont le dynamisme dépend de la quantité de neige, paie les frais du réchauffement. L’impact économique est considérable pour les stations de ski et pour les détaillants de matériels de sports et de vêtements d’hiver dont les stocks s’accumulent, a expliqué M. Soroka. Il a ajouté par ailleurs que les conséquences s’étendent à l’humeur de la population. 11 semble effectivement que plusieurs banques alimentaires soient dégarnies, contrairement aux années précédentes, et ce, en partie à cause d’«un plus faible esprit des fêtes». L’adage voulant qu’il n’y ait pas de Noël sans neige semble ainsi se vérifier. À la suite de ses recherches sur la dopamine, le docteur Alain Dagher est parvenu à la conclusion que le simple fait de donner a des effets très bénéfiques sur le cerveau et sur l’humeur en général. Un cercle vicieux s’enclenche alors: un esprit du temps des fêtes ayant perdu de sa vigueur expliquerait qu’il  y ait moins de dons, ce qui à son tour affecte l’humeur de la population.

Le professeur a ajouté que le débat entourant la crise environnementale se revêt peu à peu de motivations «émotionnelles». La population souhaite en effet de plus en plus veiller à ce que les générations futures évoluent dans un monde où il fasse bon vivre. C’est ainsi que plusieurs choisissent des vacances «sans consommation d’hydrocarbures»; d’autres, comme en témoigne un programme en Angleterre, vont même jusqu’à consacrer une partie de leur temps de repos à la plantation de jeunes pousses d’arbres.

Publié dans Le Délit, 23 janvier 2007.

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