Économie en vrac

Acheter le Centre Molson

Acheter le Centre Molson

Nouveau président du Canadien

Redorer le blason d’une équipe légendaire, ce n’était pas assez pour le nouveau président du Canadien de Montréal, Pierre Boivin, qui prend aussi sous son aile la vente du Centre Molson.

À peine quatre ans après sa construction au coût de 235 millions, l’amphithéâtre de 21 273 sièges n’est plus « stratégiquement nécessaire » aux yeux de ses propriétaires. «Nous allons considérer toutes les possibilités qui s’offrent à nous pour en tirer de l’argent», a déclaré le président et chef de la direction de Molson, James Arnett. Le prix de vente demeure indéterminé. La Communauté urbaine de Montréal évalue le Centre Molson à 177,6 millions, mais, pour en faire baisser son compte de taxes à la ville de Montréal, Molson juge que son complexe sportif ne vaut que … 35 millions! «Pas question de le laisser aller à ce prix-là, a tranché M. Arnett, visiblement troublé par l’épineux dossier. Le Centre Molson est à vendre, mais on ne veut pas s’en débarrasser à perte.» À défaut de trouver un acheteur, Molson cherchera des copropriétaires. Mais, quoi qu’il advienne, le Canadien continuera d’y jouer ses matchs à domicile.

C’est donc un désaveu clair envers l’ancien président du Canadien et père du Centre Molson, Ronald Corey, dont la démission en mai dernier ressemblait à un congédiement.

Les deux présidents ont d’ailleurs des styles fort différents. Pierre Boivin n’a pas l’intention, comme son prédécesseur le faisait, d’aller s’asseoir derrière le banc du Canadien à chaque partie. « Je laisse cela aux hommes de hockey », a déclaré M. Boivin en conférence de presse.

L’homme d’affaires de 46 ans hérité également de responsabilités accrues par rapport à celles de Ronald Corey. En plus d’assumer la présidence du club de hockey et du Centre Molson, il sera vice-président à la direction de Molson et membre du comité exécutif de l’entreprise. M. Boivin, qui venait tout juste d’être nommé président et chef de la direction de Sports.Nuts.com, entend se consacrer uniquement à Molson dans les plus brefs délais. La compagnie spécialisée dans le commerce sur Internet n’a pas voulu faire de commentaire.

Molson s’est par ailleurs engagée à demeurer propriétaire du Canadien de Montréal à long terme. Cette décision fait suite à une étude de l’actif de l’entreprise qui a duré 18 mois.

(Texte publié dans La Presse le 3 septembre 1999).

Pierre Boivin

Pierre Boivin

Pierre Boivin, photographie du domaine public

Lire aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>