Économie en vrac

Banques canadiennes

Banques canadiennes

Banques canadiennes

Le fonctionnement du système bancaire suppose que les agents économiques fassent confiance aux banques. Autrement, les clients vont retirer la monnaie qu’ils y déposent. Les banques se retrouveront avec des réserves liquides insuffisantes et dans l’obligation de liquider leurs actifs le plus possible et d’arrêter de consentir des prêts. Ce bris de confiance menace l’existence même de la banque.

Naturellement, plus une banque détient une part importante du marché, plus elle a de chances de satisfaire aux besoins de liquidité de la clientèle.

D’ailleurs, plus les opérations de la banque sont éparpillées un peu partout sur le territoire, moins elle est soumise aux aléas de la conjoncture économique d’une région donnée. Alors, ces deux caractéristiques – la taille de la banque et la répartition géographique de ses activités, – ajoutent un élément de sécurité à l’épargnant dans le sens qu’il devient plus assuré que l’épargne déposée peut être rendue liquide sur demande. Le système bancaire canadien reflète bien ses deux caractéristiques.

En effet, l’industrie bancaire est très concentrée au Canada, où l’on trouve un nombre restreint de banques, soit les sept banques les plus importantes qui se partagent environ 90% de ce marché.

Banque Molson

Banque Molson, l’une des premières banques du Canada. Photo : © GrandQuebec.com

Voici ces banques (dans l’ordre alphabétique):

  • Banque Canadienne Impériale de Commerce (CIBC)
  • Banque Laurentienne du Canada
  • Banque de Montréal
  • Banque Nationale du Canada
  • Banque de Nouvelle-Écosse (Scotia Bank)
  • Banque Royale du Canada (Royal Bank – RBC)
  • Banque Toronto-Dominion (TD)

Depuis le XIXe siècle, c’est la conception du système bancaire à succursales multiples qui s’inscrit dans la pensée du Canada. L’idée qui prévaut est celle de fonder une économie nationale avec des échanges commerciaux d’une mer à l’autre et de favoriser la mobilité des marchandises et des facteurs de production.

La construction des voies ferrées assurait le transport des marchandises et des personnes alors qu’un tel système bancaire permettrait la mobilité de l’épargne des diverses parties du territoire canadien vers les nouveaux centres de développement intense, appelés pôles de croissance. On comprenait que si la même banque opérait tant à Québec qu’à Toronto, elle était en mesure de transférer facilement l’épargne canalisée dans la vielle capitale vers le centre industriel où l’investissement était élevé. Une telle politique de développement régional suppose que les facteurs de production suivent l’activité économique, ajoutant alors encore plus de rayonnement au pôle de croissance où l’industrialisation et autres caractéristique connexes à la croissance économique ont lieu.

Or, pour des raisons tant culturelles que politiques, les francophones du Québec n’étaient pas aussi enclins à suivre de la sorte l’activité économique, si bien que le Québec a eu à souffrir de cette pratique bancaire. C’est cela qui explique, en bonne partie, l’essor du Mouvement coopératif Desjardins, fondé en réaction au fait que certaines régions du Québec étaient souvent privées de leur épargne canalisée ainsi vers d’autres centres urbaines.

Par comparaison, le système bancaire aux États-Unis ne permet pas l’expansion d’une banque sur l’ensemble du territoire; chacune d’elles concentre donc son activité dans une région donnée du vaste pays.

Au Canada, en 2012, le secteur bancaire comprend 24 banques canadiennes, 25 filiales de banques étrangères et 24 succursales de banques étrangères offrant des services complets, ainsi que cinq succursales de prêts de banques étrangères exerçant des activités au Canada. Au total, ces institutions gèrent un actif de près de 3,6 billions de dollars (source : Bureau du surintendant des institutions financières, au 31 mars 2012).

Acteurs clés du secteur financier canadien, les banques desservent des millions de clients. Il s’agit de particuliers, de petites et moyennes entreprises, de grandes entreprises, d’administrations publiques, d’investisseurs institutionnels et d’organisations sans but lucratif.

Les grandes banques canadiennes offrent une gamme complète de services bancaires, de services d’investissement et de services financiers. Elles possèdent de vastes réseaux de distribution à l’échelle nationale et sont aussi actives aux États-Unis, en Amérique latine, aux Caraïbes, en Asie et dans d’autres parties du monde.

D’ailleurs, bon nombre de grandes banques internationales sont actives au Canada – par l’intermédiaire d’une filiale, d’un bureau de représentation ou d’une succursale de la banque mère. La plupart se spécialisent dans les services bancaires aux grandes entreprises et les services d’investissement (p. ex., le financement de créneaux) et ne possèdent qu’un ou deux bureaux ou succursales.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *