Économie en vrac

Moins de fermes qu’en 1971

Moins de fermes qu’en 1971

19 809 fermes de moins qu’en 1971

Le Québec a perdu 19809 fermes depuis 1971 et plus de 30 pour cent des producteurs agricoles ont 55 ans et plus.

« Un agriculteur, qui décide de cesser sa production, a avantage à démanteler sa terre en vendant séparément le troupeau, la machinerie, les quotas. Il touche ainsi généralement le double d’argent qu’en vendant à un jeune, même son fils. Le problème de l’établissement des jeunes en agriculture est le problème de la retraite puisqu’à ce moment, les producteurs doivent transformer leur équité en liquidité », selon Gilles Leduc, producteur de céréales à Saint-Alexandre et président de la Fédération de la relève agricole du Québec.

Concrètement, de 800 à 1000 jeunes par année, âgés en moyenne de 29 ans, invertissent 330 000$ dan l’entreprise qui leur permet, toujours selon M. Leduc, « d’exercer le métier le plu valorisant, humainement, parce qu’une journée tu te fais vétérinaire alors que l'autre tu es menuisier. C’est une vocation pratiquée par des gens de talents et de connaissances ».

« On est après tout en train de vider le Québec. Sainte-Julie, explique son maire, Maurice Savaria, tout à tour producteur agricole, spéculateur puis, entrepreneur, est une ville qui prend de l’expansion avec des gens de l’extérieur puisque la population est passée de 1800 personnes, en 1969, à 18 000 aujourd’hui. C’est clair que les gens qui sont venus s’installer chez nous ont déplacé l’agriculture. Il reste une vingtaine de producteurs agricoles à Sainte-Julie contre une quarantaine il y 20 ans. Par contre, on a pu se donner des services qui améliorent notre qualité de vie. »

Globalement et malheureusement, poursuit M. Savaria, le développement s’est fait et se fait sur la plaine du Saint-Laurent, autour de Montréal, et donc on habite sur le meilleur sols québécois. Il n’y a aucune législation qui réellement nous empêche, comme municipalité, de faire du développement. C’est sûr qu’on est réglementé partout, mais on peut toujours’ développer. La Commission de protection du territoire agricole a demandé aux municipalités de planifier leur développement, pas de le restreindre. J’ai trouvé décevant que la Commission de protection nous donne du terrain pour 20 ns sans que nous soyons obligés, aux cinq ans, de rendre des comptes. Le sol Québec est une denrée rare et limitée. Mais est-ce qu’on peut freiner l’envie des gens d’aller vivre en banlieue?

Et comme Montréal n’a pas su améliorer les conditions de vie pour garder sa population, tout ce dont les gens ont besoins pour élever une famille, ils viennent le prendre en banlieue, au rythme de 600 permis de construction en 1987 et de 425 en 1988. En on aurait pu doubler!

(C’est arrivé le 15 avril 1989).

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