Ecologie et environnement

Réparer plutôt que jeter

Réparer plutôt que jeter

Réparer plutôt que jeter

La société de consommation nous incite plus que jamais à acheter, à jeter, à racheter, n’empêche qu’il est souvent possible de prolonger la vie d’un bien pour une fraction de ce qu’il en coûterait pour le remplacer.

Votre téléviseur semble avoir rendu sa dernière image? La laveuse vous donne du fil à retordre? L’état de vos chaussures trahit l’amour que vous leur portez? Tous les produits se retrouvent inévitablement à la poubelle un jour…

Cependant, à moins qu’il ne s’agisse d’un objet très bas de gamme dont le coût de remplacement est inférieur à ce qu’il faudrait débourser pour le réparer, ou, encore, pour lequel on ne peut se procurer de pièces de rechange, avez-vous songé à faire réparer ces objets, comme bien d’autres susceptibles de vous laisser en plan un jour au l’autre, plutôt que de les envoyer sans réfléchir au rebut?

Si vous pouvez réparer vous-même certains objets brisés ou en revamper d’autres qui sont défraîchis, avec un minimum de doigté, il en va autrement dans d’autres cas. Avec une casserole bosselée, un appareil électronique défectueux ou un canapé usé, vous pouvez vous tourner vers des entreprises de réparation qui sauront redonner un second souffle à vos objets, souvent pour quelques dollars à peine.

Pourquoi ne pas revernir vos armoiries au lieu de les remplacer ou encore, vous en servir pour le rangement dans votre garage? Il suffit d’y penser…

Il est également possible réemployer en rénovant. Il existe plusieurs points de vente où l’on peut donner des matériaux de construction et des articles de quincaillerie dont on n’a plus besoin. La plupart de ces boutiques ne collectent ni ne vendent de gros matériaux de construction, faute d’espace d’entreposage, mais on peut y déposer et y trouver des poignées de portes, des pentures, de la peinture recyclée et des tas d’autres matériaux.

Notez d’ailleurs qu’à Montréal, Éco-Reno est le seul organisme qui se spécialise dans la récupération et la revente de matériaux de construction. Il collecte et vend de tout, notamment des portes, des boiseries, des bains et de la quincaillerie.

Un projet réalisé sur la rue Cuvillier, dans Hochelaga-Maisonneuve, illustre on ne peut mieux la faisabilité du réemploi de matériaux de construction. Ce projet portait sur la transformation d’un triplex construit au tournant du siècle dernier en un duplex. Le projet a nécessité une rénovation en profondeur et a logé à l’enseigne du développement durable. Selon un rapport commandé Recyc-Québec, plus de la moitié des résidus générés par le chantier ont été détournés de l’enfouissement, et près du tiers a été réutilisé sur place.

Par exemple, le bois récupéré a servi à la consolidation de la structure de l’immeuble, à la construction de l’escalier et au revêtement des planchers. Et certaines pièces de bois ont été utilisées pour fabriquer des éléments de mobilier.

Bref, même si vos travaux ne présentent pas la même ampleur, il reste que vous pouvez favoriser le réemploi en faisant des choix judicieux au moment de rénover.

Par Natella Yahyayeva

velo usagé

Vélo usagé utilisé comme élément de décor (arrondissement d'Outremont à Montréal). Photo : © GrandQuebec

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