Les eaux du Québec

Rivière aux Rats

Rivière aux Rats

Rivière aux Rats

D’une longueur de 60 kilomètres, la rivière aux Rats coule en direction sud-est sur le territoire de la Mauricie pour se jeter dans la rivière Saint-Maurice à la hauteur du hameau Rivière-aux-Rats qui fait partie de la ville de La Tuque et qui est situé à 30 kilomètres environ au sud du noyau urbain de l’agglomération de La Tuque. Le pont routier de Rivière-aux-Rats, enjambant le Saint-Maurice est situé à 500 mètres en aval de son embouchure.

L’origine du nom de la rivière est simple : ce nom fait référence aux rats musqués, dont la population était jadis abondante dans la région. Déjà les Amérindiens Abénaquis désignaient cette rivière Moskwastekw ce qui veut dire « la rivière aux rats musqués ».

La source de la rivière aux Rats sont les lacs Nathalie, Blazer et le lac aux Rats. La rivière Vermillon prend elle aussi sa source dans ces lacs.

La rivière aux Rats coule entièrement en zones forestières, parcourant une forêt dégagée et ouverte, surtout dans le territoire de la ZEC Wessonneau qui emprunte son nom à la rivière Wessonneau, qui se jette dans la rivière Saint-Maurice à un kilomètre de l’embouchure de la rivière aux Rats.

Dans son parcours, la rivière aux Rats recueille les eaux de la Petite rivière aux Rats (laquelle draine le lac Pierre-Antoine, le Petit lac aux Rats et le lac Orignal). À partir de ce croisement, le cours de la rivière devient en serpentins. Une route forestière longe ce cours d’eau qui accepte une autre décharge, soit celle des lacs Dumoulin et Cinconsine, situés au nord de la rivière aux Rats.
Pour les mordus des sports nautiques, la rivière aux Rats est une destination magnifique, à  faire à la mi-mai, entre l'ouverture des chemins et la fin de la  crue printanière. Le trajet est parsemé d’embâcles qui se reforment avec le temps, mais d’autres  apparaissent. La zone la plus  à risque se situe entre les kilomètres 17 et 13. Cette section est recommandable pour des pagayeurs débutants à  condition d'y être bien encadrés. La partie en aval du km 11 est  plus calme, et moins encombrée.

Il est facile de trouver des sites de camping, mais la  plupart sont petits. Le camping au kilomètre 13 de la route est  l’un des plus confortables. Hors de la période des crues printanières, il y a de nombreux bancs de sable ou  de gravier naturels.

Historiquement, la rivière aux Rats devient une voie de communication privilégiée dès la fin du XVIIe siècle, au moment que la Compagnie de la Baie d’Hudson établisse à son embouchure un poste de traite fourrures qui dessert le secteur situé entre les rivières Saint-Maurice et la rivière Vermillon. Ce poste ou « fort de la rivière aux Rats » est mentionné à maintes reprises dans différents documents de l’époque. Par exemple, en 1806, Jean-Baptiste Perrault, marchand voyageur, décrit ce fort. Les Journaux de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada de 1823-1824, citent François Verreault qui décrit le poste dans les termes suivants : «…il y a un Poste établi à un endroit nommé Utsasht-ushipi (la rivière aux Rats)».

Dès le milieu du XIXe siècle, à la suite d'attribution de droits de coupe de bois sur les terres publiques, plusieurs chantiers forestiers sont mis en oeuvre par des entrepreneurs forestiers dans la région et le poste de traite est finalement fermé.

En 1887, John Baptist, propriétaire d'une bonne partie des concessions forestières, y fait aménager une ferme sur les terrains d'alluvions de l'embouchure, dans le but d’alimenter les chantiers de coupe forestière. C’est en ce moment que le hameau de Rivière-aux-Rats se développe sur la rive est du Saint-Maurice, en face de la ferme de Baptist. Ensuite, les divers hameaux le long de la rivière Saint-Maurice se sont développés du coté est, le long de la route riveraine reliant Grand-Mère à La Tuque.

En 1910, sous l’égide de monseigneur Cloutier, évêque de Trois-Rivières, une mission catholique est fondée à Rivière-aux-Rats. Cette mission est placée sous le patronage de saint Jean-Baptiste.

Les entreprises forestières ont maintenu en opération des camps forestiers à l’embouchure de la rivière aux Rats jusqu'en 1984. Le traversier reliant les deux rives du Saint-Maurice a été en opération jusqu'en 1980, soit à la suite de la construction du pont enjambant la rivière Saint-Maurice.

Notons finalement qu’il ne faut pas confondre la rivière aux Rats, une voie de communication importante dans l’histoire de la Mauricie et la rivière aux Rats qui coule au Saguenay, sur le territoire de l’arrondissement de Chicoutimi, sur une longueur de 3,72 kilomètres et dont le cours aboutit dans la rivière Saguenay.

Sources : Wikipedia, article Rivière aux Rats et le blogue de Stéphan Gagnon (ce blogue n’existe plus, c’est pourquoi on a enlevé son adresse URL).

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