Les eaux du Québec

Lac Témiscamingue

Lac Témiscamingue

Lac Témiscamingue

Le nom du lac Témiscamingue vient du mot algonquin Témikami (parfois, on dit que le terme se prononce comme Timikamingue). Bien sûr, vous avez deviné, ce mot signifie «eaux profondes».

Les Amérindiens habitaient sur ses bordures depuis des millénaires quand, en 1670, des français, des commerçants de fourrures et de bois, des missionnaires et des colons le découvrent à leur tour.

Après moult zigzags au travers d’un étonnant labyrinth hydrqiue, la rivière des Outaouais change à la fois de direction et d’apparence.

Le lac est le prolongement de la rivière des Outaouais. En fait, le lac Témiscamingue est formé par un élargissement de la rivière des Outaouais et il fut formé à l’époque des glaciers. En général, tous les cours d’eau, le relief et le sol argileux et fertile, ainsi que le sous-sol riche en minéraux des lieux furent formés par les glaciers. Le lac, résultat d’un élargissement de la rivière, annonce un parcours plus accessible, par conséquent mieux connu.

Les tributaires du lac Témiscamingue sont les rivières Blanche, Des-Quinze, Montréal, Kipawa, Metabetchouan, Wabi et La Loutre. La superficie du lac est de 294,85 kilomètres carrés et son niveau au-dessus de la mer est de près de 176 mètres. La profondeur maximale du lac Témiscamingue est de 216 mètres, tandis que la profondeur moyenne est d’environ 36 mètres.

Le lac s’étire sur 110 kilomètres, mais sa largeur maximale est de seulement 10 kilomètres.

Plus de trente espèces de poissons l’habitent, dont les plus importants sont le doré jaune, le brochet, l’achigan à petite bouche, l’esturgeon, la barbote, la lotte, la perche, la truite et autres.

Le lac est l’aire de repos de la Sauvagine et l’aire de nidification du Grand héron.

Les bernaches ont choisi le lac Témiscamingue pour reposer durant leur migration et plusieurs variétés de canards y nichent aussi.

Le lac Témiscamingue recèle quelques îles et est contourné des falaises de près de cent mètres de hauteur, tel que le Devil’s Rock – ou le Manidoo-Wabikong – la roche sacrée. Il possède de longues plages formées de sable.

La voie navigable du Témiscamingue et de l’Outaouais offre maintenant aux plaisanciers près de 500 kilomètres de parcours sur le lac et la rivière qui étaient auparavant inaccessibles. Ce parcours va de Notre-Dame-du-Nord jusqu’à Arnprior, au sud.

Essentiellement rurale, la région autour du lac Témiscamingue compte quelques 400 exploitations agricoles et un grand nombre d’entreprises forestières. Îles, plages et falaises y dessinent un paysage bleu et vert qui invite à la détente et agrémente la villégiature. Parmi les sites touristiques en bordue du lac figurent le Centre thématique fossilifère de Notre-Dame-du-Nord, la Maison du colon de Ville-Marie et l’enclave historique nationale du Fort-Témiscamingue.

Au sud du lac la rivière des Outaoauis s’amincit et sinue jusqu’à la ville de Témiscaming, à proximité du site Opémican et de ses vestiges du XIXe siècle. Les amateurs de pêches et de grands espaces font volontiers halte à Laniel, sur la Kipawa, rivière tributaire de l’Outaouais, laquelle débouche sur le lac du même nom. Le réseau tentaculaire du lac Kipawa exhibe des sites inestimables dont la baie du Canal, une héronnière et de nombreuses îles au décor enchanteur.

Pointe Opimica

Cette petite pointe de terre orientée vers le sud-est fait partie d’une proéminence de la terre ferme qui marque la fin de l’élargissement de la rivière des Outaouais formant le lac Témiscamingue. À cet endroit, les terres fermes des provinces du Québec et de l’Ontario se rapprochent de 600 mètres pour former un chenal portant le même nom de la pointe. Selon James White (1911), ce toponyme est tiré d’opemikon, mot algonquin qui signifie « à côte du chemin suivi par les Indiens ». Nommée quelque temps Moulin-Latour, du nom du propriétaire de la scierie du lieu, la pointe s’est appelée Opemican et Opimica, jusqu’à ce que la graphie officielle Opimica apparaisse dans le Répertoire géographique du Québec (1969).

Fort Témiscamingue. Un attrait touristique de la région. Image libre de droits.

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *