Les eaux du Québec

Lac Saint-Jean

Lac Saint-Jean

Lac Saint-Jean

Le lac Saint-Jean, situé à 170 kilomètres au nord du fleuve Saint-Laurent, est le plus grand lac habité du Québec. Le lac Saint-Jean est formée par une cuvette glaciarienne et sa superficie recouvre 1 041 kilomètres carrés (ou 1003 kilomètres, si l’on exclue les zones marécageuses) et plus de 250 îles parsèment ce gigantesque plan d’eau. De plus, les plages sablonneuses du lac Saint-Jean s’étirent sur 42 kilomètres, mais le lac est entoure également des zones marécageuses, ainsi que des zones de la forêt laurentienne et des zones déboisées.

Les Innus qui habitent en bordure du lac Saint-Jean depuis des siècles, le nomment Piékougami, le mot qui signifie Lac Plat. Le nom actuel vient du nom du saint patron de Jean De Quen, un missionnaire jésuite, le premier Européen qui y débarqua en 1644.

Jusqu’au moment, on a dénombré dans le lac Saint-Jean 28 espèces de poissons qui y habitent en permanence.

Le lac Saint-Jean se trouve à une élévation de 98 m sur le niveau de l’océan. Sa profondeur est de 63 mètres. Le lac St-Jean se déverse dans la rivière Sagenay. Le lac est alimenté par des dizaines de petits cours d’eau, rivières et ruisseaux, dont les plus importantes rivières sont Ashuapmushuan, Mistassini et Péribonka au nord et des Aulnaies, Métabetchouan et Ouiatchouane au sud.

De nombreux villages et villes bordent le lac, dont les plus importants sont Alma (dont le nom nous rappelle la guerre de Crimée et la bataille d’Alma), Dolbeau, Mistassini, Roberval, Saint-Félicien.

Historiquement, qu'il s'agisse des Français, des Basques ou des Anglais, personne n'a exploré le Saguenay sur toute sa longueur ni personne n'a vu le grand lac jusqu'en 1644 (il figure pourtant sur une carte réalisée en 1544 par le géographe Jean Alfonse d'après des témoignages des peuples autochtones). Le père De Quen va réussir l'exploit de s'y faire conduire par les gens de cette contrée qui évitaient de faire connaître aux Blancs le lac Saint-Jean et la route pour pénétrer dans l'intérieur du Saguenay.

Le bon père aurait simplement exprimé le désir de se rendre auprès de membres de la nation du Porc-Épic que la maladie empêchait de venir à la mission de Tadoussac, il quitte donc la mission, le 11 juillet 1644 à bord d'un petit canot d'écorce. « Cinq jours durant, racontera-t-il dans un texte consigné quelques mois plus tard dans Les Relations des Jésuites, depuis le point du jour jusqu'à soleil couché, ramans toûjours contre des courants, où contre des torrents.Nous avons rencontré en ce voyage dix sauts ou dix portages, c'est à dire que nous nous sommes descendus dix fois pour passer d'une riviere a une autre partie du fleuve plus navigable. »

L'itinéraire suivi par Jean de Quen et ses guides est plus ou moins connu : ils ont remonté le Saguenay jusqu'à Chicoutimi, emprunté la rivière du même nom jusqu'aux lacs Kenogami et Kénogamishish. Ensuite, le groupe serait entré dans le lac Saint-Jean par la Belle-Rivière, cours d'eau dont le missionnaire ne parle pas.

À deux reprises au moins, Jean de Quen retourne sur les rives du grand lac Piékouagami. En 1652, il fonde la mission de Metabetchouan et donne au lac son toponyme français. Vingt ans plus tard, une note du père François de Crespeuil montre que ce dernier ne connaissait pas le toponyme : « Ce lac que les Sauvages appellent Piegouagami et que nous avons nommé le lac de Saint-Jean, fait le pays de la nation du Porc-Épic »

La région du lac Saint-Jean fut proclamée possession royale en 1674 et elle est déclarée un territoire réservé pour la chasse et l'agriculture. Le premier poste de traite est érigé à Métabetchouan en 1676 et le commerce des fourrures est le seule secteur de l'économie de la région jusqu'au XIXe siècle. C’est en 1849 que la colonisation du lac Saint-Jean débute par des colons venus du Québec, des États-Unis et d'Europe, s’occupant de l’agriculture et de l’exploitation forestière. De nos jours, on voit autour du lac Saint-Jean plusieurs coopératives de fermes laitières et l'élevage.

Côté industrie, des scieries sont construites à la fin du XIXe siècle, plus tard, vient le tour des usines de pâte à papier, dont la première fut ouverte à Val-Jalbert en 1902. Des usines de papier sont construites après 1925 et à partir de 1943, des usines d'aluminium. Ces productions requièrent beaucoup d’énergie, donc les centrales hydroélectriques à Alma (en 1925) et sur la rivière Péribonka (entre 1954 et 1960) sont construites.

Aujourd’hui, toute le lac Saint-Jean est une destination touristique estivale excellente. La pêche sportive de la ouananiche et du brocheton attire des milliers d'amateurs de pêche. Des vacanciers viennent profiter des plages sablonneuses ainsi que de la célèbre Véloroute des Bleuets.

Rappelons en conclusion la Traversée internationale du Lac Saint-Jean entre Péribonka et Roberval, une grande épreuve de natation internationale, organisée annuellement depuis 1955, ainsi que le musée Louis-Hémon à Péribonka, rappelant le vie au lac Saint-Jean de l'auteur du roman Marie Chapedelaine.

lac saint jean

Lac Saint-Jean, photo © Tous droits réservés : Carol Proulx, cadrenature.blogspot.com

Pour en apprendre plus :

3 Comments

  1. Pierre

    2011/04/05 at 4:00

    La pub empêche de lire la totalité des textes…
    Nul !

  2. admin

    2011/04/05 at 4:28

    Hum, je viens de véririfier, non, la pub n’empêche de lire les textes, et cela me confirment mes amis qui ont essayé de lire le texte en arrivant vers cette page d’autres pays. Alors, le problème vient plutôt de votre côté. En tout cas, votre réaction manque de logique. Au lieu de réflechir sur les causes possibles de mauvaise affichage et au lieu de poser la question aux responsables, certains commencent avec les insultes… Cela ne vous aide pas. Quant aux autres, il semblerait qu’ils lisent très bien les textes ce qui témoignent des milliers de commentaires (v. autres articles).

  3. Pierrette Clark

    2013/05/04 at 1:17

    J’aimerais savoir où m’adresser pour avoir le niveau d’eau du Lac St-Jean, chaque jour. Merci

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