Les eaux du Québec

Lac Abitibi

Lac Abitibi

Lac Abitibi

D’une superficie de 932 kilomètres carrés, le lac Abitibi est situé au nord de la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Il chevauche la frontière entre la province de l’Ontario et le Québec.

De forme irrégulière et d’une longueur d’environ 75 kilomètres, le lac Abitibi est en réalité constitué de deux lacs reliés par un passage étroit. Le lac s’écoule au nord et à l’ouest dans la rivière Abitibi qui se jette dans la rivière Moose après parcourir 540 kilomètres sur le territoire de l’Ontario.

Le lac compte des centaines de petites plages sablonneuses et pas moins de 900 îles et îlots dans ses eaux peu profondes. Les municipalités de Roquemaure et de Clerval sont établies sur les berges du lac.

Le lac Abitibi est situé à 265 mètres d’altitude, à environ 280 kilomètres au sud de la Baie James.

Jusqu’au début du XIXe siècle, les environs de ce vaste lac ont été occupés par les peuples algonquins et cris (tribus des Témiscamingues et des Abitibis), mais dès la fin du XVIIe siècle toute cette région devient l’un des pôles de la rivalité féroce entre les Français et les Anglais dans leur lutte pour assurer le contrôle de l’intérieur du continent et le monopole sur la traite des pelleteries.

Le nom du lac provient également du nom du peuple des Abitibi, orthographié plutôt comme Outabitibek, dans la Relation des Jésuites de 1660. Un peu plus tard, sur une carte dressée en 1685, le géographe et imprimeur français Hubert Jaillot (1632-1712) désigne cette étendue d’eau du nom de lac des Tabitibis, dans sa partie supérieure, et lac Piscoutagamy, dans sa section inférieure.

L’orthographe actuelle du mot Abitibi fut définitivement fixée, à la suite d’une décision de la Commission de géographie du Canada qui fit son choix entre cette forme et celles de Abbitibi, Abitibbi et Abbitibbi.
En 1686, Pierre de Troyes, D’Iberville et leurs compagnons chassent les Anglais et la Compagnie de la Baie d’Hudson de leurs positions militaires et commerciales à la baie d’Hudson. Les Français construisent alors un fort militaire et de traite sur la rive est du lac. Ce fort demeurera actif jusqu’à la Conquête.

La Compagnie du Nord-Ouest prend alors la relève au milieu du XIXe siècle, suivie de la Compagnie de la Baie d’Hudson, en 1910 qui y ouvre un poste de traite et le conserve jusqu’en 1922. Tout au long du XIXe siècle et jusqu’au milieu du siècle suivant, l’industrie forestière se sert du lac Abitibi pour le flottage des billots et comme point de rassemblement du bois.

Aujourd’hui, on retrouve du côté ontarien le Parc provincial Abitibi-De Troyes, la Réserve naturelle provinciale des Îles du Lac Abitibi et la Réserve de conservation de Presqu’île de la Pointe McDougall. Le décor naturel et sauvage de ce coin du pays attire de plus en plus de touristes.

Du côté québécois, quelques habitats fauniques protègent une héronnière et quelques aires et colonies de concentration d’oiseaux aquatiques.

Dans cette région boisée, on trouve une usine de pâtes et papiers à Iroquois Falls, à l’ouest du lac. Il s’y est fait une exploitation de l’Or pendant longtemps.

lac abitibi

Vue sur le lac Abitibi de l’intérieur d’un chalet. Source : chaletsabitibi.com

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