Les eaux du Québec

Histoire du golfe du St-Laurent

Histoire du golfe du St-Laurent

Histoire du golfe du Saint-Laurent

Depuis l’antiquité (depuis environ 9 mille ans), le golfe du Saint-Laurent était fréquenté par des tribus autochtones nomades. Le peuple micmac venait y faire des pêches saisonnières dans la région sud du golfe. Il y avait également des Iroquois, des Malécites, des Hurons et d’autres nations. L’actuelle Côte Nord était habitée par les Inuits et les Montagnais. Des recherches archéologiques ont permis de trouver des vestiges de la présence des groupes autochtones en divers endroits.

Des pêcheurs basques, bretons et normands fréquentaient les côtes du golfe du Saint-Laurent chaque été, depuis belle lurette (probablement, bien avant la découverte formelle de l’Amérique par Christophe Colomb). Il semblerait que ces pêcheurs utilisaient les bancs de Terre-Neuve, c’est-à-dire, le plateau continental de cette île à la sortie du golfe, ainsi que tout le littoral de l’intérieur du golfe, soit partout où abondaient la morue, la baleine, le morse…

Les pêcheurs faisaient sécher leurs prises au soleil et au vent, sur des vigneaux (treillis horizontaux surélevés) installés sur la grève. Pendant ce temps, ils échangeaient des outils métalliques  ou le poisson contre le maïs, viandes de gibiers, petits fruits et fourrures.

Des marins basques venaient chasser la baleine dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent jusqu’au début du XVIIe siècle. Des fours pour la production d’huile de baleine et d’autres vestiges de leur présence ont été découverts à l’île aux Basques, en face de Trois-Pistoles.

Aujourd’hui, le Parc de l’aventure Basque en Amérique, situé à Trois-Pistoles, met en valeur cette page de l’histoire du golfe du Saint-Laurent.

Le premier échange documenté entre Européens et Amérindiens dans la région du golfe du Saint-Laurent eut lieu sur le territoire de la province actuelle du Nouveau-Brunswick le 7 juillet 1534, sous la conduite de Jacques Cartier.

Lors de ses voyages, en 1534 et 1542, Jacques Cartier parcourt le golfe, remonte le fleuve Saint-Laurent et explore son estuaire. La relation de ses explorations et celle de Samuel de Champlain, fondateur de Québec en 1608, contiennent les premières descriptions détaillées de cette vaste région.

Cependant, c’est après la Conquête que les limites exactes séparant le fleuve du Saint-Laurent du golfe Saint-Laurent sont établies par la proclamation royale afin de structurer l’administration du littoral, ainsi que faciliter l’entretien des postes qui assuraient la navigation sécurisée.

C’est en 1809 que le premier phare est construit sur les berges du golfe, à l’Île Verte au large de Tadoussac. Vers la fin du XIXe siècle, on compte déjà plus d’une vingtaine de phares, ce qui n’empêche pas à des naufrages de se produire de temps à autre, dont les plus connus sont celui du Titanic, survenu le 15 avril 1912 au large de Terre-Neuve, tout près du golfe et le naufrage de l’Empress of Ireland, qui a eu lieu le 29 mai 1914, au large de Rimouski.

En 1942, des sous-marins allemands pénètrent dans le golfe Saint-Laurent. Entre 1942 et 1944, les Allemands attaqueront pas moins de 25 navires dans le golfe, en couleront une vingtaine et provoqueront la mort de centaines de marins.

Une étape importante dans l’histoire du golfe est la construction de la Voie maritime du Saint-Laurent, ouverte en 1959.

Aujourd’hui, le golfe du Saint-Laurent continue d’assurer la communication entre le Canada et l’Europe.

golfe du st laurent

Vue panoramique de Tadoussac, la nuit. Photo : © E. et V. Petrovskiy

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