Côte-Nord

Côte-Nord : ses lacs

Côte-Nord : ses lacs

La Côte-Nord et ses lacs

La Côte-Nord est une immense région qui, dans l’est du Québec, se déploie entre l’embouchure du Saguenay et le Labrador. Elle se divise en trois : la Haute-Côte-Nord, entre Tadoussac et la rivière Moisie à Sept-Îles, la Moyenne-Côte-Nord ou Minganie, de quelques 300 kilomètres, entre les rivières Moisie et Natashquan, et la Basse-Côte-Nord, depuis la rivière Natasquan jusqu’à la Blanc-Sablon.

Lac Caopacho

Source principale de la rivière Caopacho, ce lac, de même nom, se situe à 200 kilomètres au nord de Sept-Îles, tout près de la frontière du Labrador terre-neuvien. D’une superficie de 52 kilomètres, il s’étire du nord au sud entre des rives fréquemment resserrées, ce qui explique sans doute son nom puisque le terme Caopacho, d’origine montagnaise, signifie précisément « là où il y une petite passe ». La rivière, quant à elle, descend sur une soixantaine de kilomètres avant d’atteindre son point de confluence sur la rive gauche de la Moisie. Chemin faisant, à travers d’assez nombreux rapides et cascades, elle s’élargit pour former les lacs Poissons Blancs et au Brochet, noms qui traduisent ses principales ressources. En 1925, la graphie Caopacho remplace celles de Kaopacho, jusqu-là utilisées.

Lac au Brochet

Cette étendue d’eau de la Côte-Nord est située à moins de 5 km à l’ouest des lacs Édouard et Cabituquimats, à environ 20 km au nord-est du réservoir Pipmuacan et à un peu plus de 30 km au nord du hameau de Labrieville. Elle représente un élargissement considérable, près de 45 km2 de superficie, de la rivière au Brochet, affluent de la Betsiamites. La population québécoise s’est servi du nom de ce poisson d’eau douce, caractérisé pas sa solide denture, pour désigner quelques centaines de lieux géographiques, majoritairement des lacs. Très répandu au Québec, le brochet, ce requin des rivières, habite tous les grands points d’eau : lacs, réservoirs, fleuves et rivières. Le présent toponyme, considéré comme banal par certains, date d’au moins 1947. Les Montagnais le dénomment Tshinusheu Shakikan, lac au brochet.

Lac des Caps

À un peu plus de 100 km au nord de Havre-Saint-Pierre, cette nappe d’eau longue d’au moins 5 km et très étroite alimente la rivière Saint-Jean Nord-Est, affluent de la Saint-Jean. Descriptif, le nom de ce lac se justifie par les crans rocheux qui le bordent. En montagnais, on le désigne sous le nom de Kahihtauhekau Nipi, c’est-à-dire «lac du passage étroit ».

Lac Octave

D’une superficie de 3,6 km2, le lac Octave se situe au nord de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, et se déverse par la rivière du même nom dans le lac Puyjalon, à 3 km au sud. Cette désignation évoque la mémoire d’Octave Dupuis (1887-1970), trappeur, chasseur de loups marins, pêcheur, aide-arpenteur et explorateur. Le lac porte son prénom depuis 1927, année où il parcourt pour la première fois les 42 km séparant Havre-Saint-Pierre, son lieu de résidence, et ce plan d’eau situé plus au nord. Pour ses activités de trappage, auxquelles il mettra un terme en 1947, Dupuis s’y rend à pied et en canot par la rivière Puyjalon, parfois accompagné de son fils Odilon ; lors d’une de ces excursions, ils sont les premiers à découvrir un gisement contenant du titane et qui sera exploité à partir de 1950 par la compagnie Fer et Titane du Québec. Les Montagnais désignent ce plan d’eau sous l’appellation de Pakakuan Nipi, « lac du Coq », le premier élément du nom constituant le surnom d’un Amérindien.

Lac Okaopéo

Nappe d’eau couvrant 9 km2 située à 130 km au nord de Baie-Comeau et à une vingtaine de kilomètres à l’ouest du réservoir Manic Trois, dans la région de la Côte-Nord. Elle épouse vaguement la forme d’un angle droit dont le cote le plus long mésurerait 6 km. Deux îles et quatre îlots sont regroupés dans l’angle droit. Le lac Okaopéo constitue la source principale de la rivière du Porc-Épic, laquelle se jette dans le réservoir Outardes Quatre. Son altitude absolue est de 481 mètres. Okaopéo a été tiré du nom que les Montagnais de Betsiamites emploient pour désigner le lac : Ukakupiu Shakikan, qui signifie « lac du porc-épic ». Une carte de 1934 du ministère des Terres et Forêts intitulée Côte Nord du Saint-Laurent indique « Lac Okaopeo Shakigan ». Une carte topographique de 1944 du ministère fédéral des Mines et des Ressources mentionne « Lac Okaopeo ». L’année suivante, une autre carte topographique indique Okoapeo Lac, cependant que, cette même année, la Commission de géographie du Québec décide que le nom du lac doit être Lac Okaopéo non plus Okaopéo Shakigan ni « du Porc-Épic ». Il est à noter qu’à 5 km au sud-ouest du lac, une nappe d’eau de dimensions plus modestes porte le nom officiel de Lac du Porc-Épic.

Lac Opiscotéo

Ce grand lac, parsemé de centaines d’îles, est situé à 75 km au nord-ouest de la ville de Fermont dans le Nord-du-Québec. Alimenté par les eaux de plusieurs lacs, il se décharge vers le lac Chambeaux et, de là, dans le réservoir de Caniapiscau. Opiscotéo, du montagnais « upiskuteu », signifie endroit où le tonnerre est tombé, de « up », s’élever et « iskuteu », feu. Le toponyme apparaît sur une carte de 1935.

Lac Opiscotiche

Voisin est du lac Opiscotéo dans lequel il se déverse, le lac Opisotiche est situé à environ 45 km au nord-ouest de la ville minière de Fermont dans le Nord-du-Québec. D’une superficie de 57 km2, il est parsemé de nombreuses îles et draine les eaux de plusieurs cours d’eau. D’origine montagnaise, Opiscotiche est un diminutif tiré de « upiskutish » qui signifie « petit endroit où le tonnerre est la tombe. » La désignation Opiscotiche apparaît sur une carte de 1935.

Lac Opocopa

Grande nappe d’eau de 39 km de longueur sur 5 km dans sa plus grande largeur qui se trouve à 35 km à l’est de Fermont et du mont Wright, dans le nord du Québec. Importante expansion du lit supérieure de la rivière Moisie, couvrant 74 km2 de superficie, il reçoit aussi les eaux du lac Ménistouc dans une zone très marécageuse. Opocopa provient d’une expression montagnaise qui signifie « chute d’eau surélevée. » La Commission de géographie a accepté ce nom en 1945. On le retrouve sous la forme Opokopa sur une carte de la Côte-Nord publiée en 1934 par le ministère des Terres et Forêts, de même que sur le feuillet Ashuanipi publié en 1944 par le ministère fédéral des Mines et des Ressources.

Lac Paul-Baie

D’une superficie de 1,9 km2, le lac Paul-Baie baigne la municipalité de Forestville, sur le territoire de la MRC de La Haute-Côte-Nord. Il déverse ses eaux dans la rivière Laval par la rivière aux Pins, à 3 km en amont de sa confluence avec le Saint-Laurent. Un plan du canton de Laval, daté de 1935, indique bien ce toponyme dont on ignore le motif d’attribution. Un ancien résident du secteur mentionne toutefois que le toponyme était déjà en usage en 1932, au moment de son arrivée dans la région.

Lac de la Petite Montagne

Ce plan d’eau se trouve à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Sault-au-Mouton, sur la Côte-Nord. Recevant les eaux du lac Kergus, son principal voisin, ainsi que de plusieurs petits lacs innomés.il est situé aux sources de la rivière du Sault au Mouton. De configuration irrégulière, il s’étend sur 4,5 km de longueur, contenant vers le centre une grande baie qui s’étire vers l’ouest. La présence d’une colline, qui domine de plus de 100 m la grande baie du côté ouest, a sans doute inspiré le nom de cette nappe d’eau. D’autres dénominations ont également été relevées, notamment Lac Sault au Mouton et Lac de l’Écluse. L’écluse, barrage de régulation des eaux, semble toutefois avoir disparu.

Lac Pas d’Eau

Le lac Pas d’Eau, voisin de la rivière et du lac Mistinic, baigne le territoire de la MRC de Caniapiscau, 100 kilomètres au nord du réservoir Manicouagan et à l’ouest de la ville de Fermont. Avant 1944, on appelait ce plan d’eau de 7 kilomètres carrés Grand Lac Pas d’Eau. Il s’agit ici d’une appellation descriptive. En effet, comme cette nappe d’eau se situe sur la ligne de partage des eaux, elle est de faible niveau et donne parfois l’impression d’être vide. C’est, d’ailleurs, le cas pour un bon nombre de lacs de cette région,où abondent les marécages.

Lac du Caribou

Sur la Côte-Nord, à 175 km au nord-est du Havre-Saint-Pierre, la rivière Aguanish Nord s’élargit pour donner naissance à ce lac de 3,8 km2. Le caribou, dont il tient son nom, est un mammifère cervidé qui, au Québec, vit au sud du fleuve Saint-Laurent (sur les sommets de la péninsule gaspésienne) mais principalement dans les régions nordiques. Grégaire et surnommé renne d’Amérique, il vit en bandes de 10 à 50 individus ou en hardes regroupant souvent plus de 1 000 têtes.

Lac Carteret

Sur le territoire non organisé de Rivière-aux-Outardes, à 100 km au nord-ouest de Baie-Comeau, le lac Carteret constitue, sur une distance d’environ 20 km, un élargissement de la rivière du Remous, l’un des cours d’eau alimentant le réservoir d’Outardes Quatre. Approuvé par les autorités toponymiques en 1948, ce nom est cependant d’origine inconnue. On sait toutefois que Carteret, nom d’une ville d’État de New Jersey, perpétue le souvenir de la famille de Carteret, une des plus illustres de l’île de Jersey, la plus grande et la plus méridionale des îles de l’archipel britannique des îles anglonormandes. Philip Carteret (1639-1682) fut le premier gouverneur de de la colonie de New Jersey où il arriva dès 1665. Une enquête toponymique, effectuée en 1979 auprès de la communauté montagnaise de Betsiamites, a révélé la forme Tetesshkau Shakikan qui signifie « lac aux cyprès ayant les branches seulement vers le haut des arbres ». Variante : lac Kaosiskakimat.

Lac de Cent Dix Piastres

Au cours d’une expédition de pêche, vers la fin du XIXe siècle, un touriste américain aurait perdu dans la région de ce lac son porte-monnaie contenant précisément la somme de 110$. Cette anecdote, rapportée par un Montagnais de la réserve indienne de Betsiamites, a servi à dénommer une petite nappe d’eau, située à environ 25 km au nord-ouest de la municipalité des Escoumins, qui, alimentée par les lacs Montgrain, Plat et Lemieux, déverse ses eaux au sud, dans le lac Albert d’abord puis dans le lac des Petits Escoumins. Monnaie espagnole circulant dans les colonies d’Amérique au XVIIe siècle, la piastre a longtemps suppliée à la pénurie de numéraire en Nouvelle-France. Au XIXe siècle, ce nom devient l’équivalent français de dollar, monnaie légale au Canada. Le siècle suivant donne progressivement au mot « piastre » une connotation familière ou populaire face au dollar qui le remplace seul dans l’usage officiel. Ce toponyme paraît au Répertoire toponymique du Québec en 1978. La forme Lac à Quarantaine a également été relevée.

Lac Chaigneau

Schefferville s’étend à environ 70 km à l’est des rives de cet élargissement de la rivière du Sable, tributaire de la Caniapiscau. D’une superficie de près de 34 km2, ce lac alimente le lac Lagrange, à peu de distance plus au nord. Approuvé en 1945, ce nom rappelle la mémoire de l’une des victimes du conflit quasi permanent qui opposait, au XVIIE siècle, certaines nations amérindiennes, surtout les Iroquois, aux colons européens établis dans la vallée du Saint-Laurent. En effet, dame Nicolas Chaigneau, prénommée Louise, originaire de l’Aunis, est tuée par les Iroquois le 18 septembre 1651 à Cap-Rouge, près de Québec. Son mari Nicolas avait été engagé comme laboureur, en 1642, pour une période de trois ans. Il avait pu, vers 1650, acquérir une terre.

Lac Chambeaux

Sur le territoire québécois, au moins deux nappes d’eau portent le nom de Jean Garnier, sieur de Chambeaux, membre de l’équipage lors du second voyage de Jacques Cartier du Canada, en 1535-1536. La plus importante, peu profonde, sur un lit de cailloux, couvre, sur le parcours de la rivière Caniapiscau, dans le Nord québécois, une superficie de près de 65 km2. Elle se situe à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest du lac Boissier et au nord-est du lac Bermen. Ce nom a été attribué en 1944. L’autre lac Chambeaux, sur la Côte-Nord, alimente la rivière Natashquan Est, affluent de la Natashquan. Les Montagnais vivant dans la région ont également baptisé de dernier Hîakäuhekakamâu Nipi ou « lac à passages étroits entre falaises rocheuses ». Lac Chambeaux (Côte-Nord) paraît en 1950 sur la carte régionale de la Côte-Nord du Saint-Laurent.

Lac du Chat Sauvage

Le lac du Chat Sauvage, petit point d’eau du territoire non organisé de Lac-au-Brochet, est situé immédiatement à l’ouest de la partie nord du réservoir Pipmuacan, juste en amont du barrage Betsiamites. Son paraît sur un plan de la compagnie Anglo Pulp en 1960. Il révèle la présence en ce territoire du lynx du Canada appelé communément chat sauvage. Chasseur solitaire et silencieux, ce mammifère carnassier de la famille des félidés vit de préférence dans la forêt boréale dont le sous-bois s’encombre de broussailles. Il s’aventure aussi quelque peu dans la toundra, au-delà de la limite des arbres, et, en temps de famine, il y pénètre profondément, en quête notamment de lièvres arctiques, de lemmings, d’oiseaux, de restes de caribous. Au Québec, chat sauvage se dit aussi pour désigner le raton laveur.

Lac Chimo

À environ 60 km au sud-ouest du réservoir Outardes Quatre, à l’intérieur des limites du territoire non organisé de Lac-au-Brochet, dans la MRC de Manicouagan, se trouve ce petit point d’eau d’à peine 1 km de longueur. Le lac Chimo se décharge dans la rivière la Loche, tributaire de la rivière du Sault aux Cochons. Le nom de Lac Chimot paraît sur un plan local de la compagnie Anglo Pulp de 1960. La forme Chimo a été approuvée en 1970 par la Commission de géographie ; elle provient du terme « saimo » prononcé à l’anglaise qui signifie « salut! », « bonjour 1 », « au revoir ! » en inuktitut.

Lac Cladonie

De 4 km de longueur, cette étendue d’eau, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Fermont et entourée par un relief s’élevant jusqu’à 655 m d’altitude, communique au nord avec le lac Low Ball par un étroit goulot d’étranglement avant de se jeter dans le lac Carheil, à l’est. La cladonie est une sorte de lichen qui prolifère dans les régions de toundra. Ce nom a été attribué 1n 1977 par un fonctionnaire du gouvernement provincial qui effectuait une étude en vue de l’aménagement du lac Carheil et de ses environs.

Lac Clairambault

À plus de 400 km au nord-est du lac Mistassini, dans une région marécageuse du Nord-du-Québec, ce plan d’eau fait partie du réservoir de Caniapiscau. Situé à l’extrémité sud de la section est de ce dernier, il totalise une superficie de 63 km2, une longueur de 29 km et une largeur de 12 km. Son voisin sud, le lac Céard, l’alimente et le lac D’Esperey, au nord, reçoit son trop-plein. Les lacs Delorme et Caniapiscau s’étendent respectivement à une quarantaine de kilomètres à l’ouest et au sud-ouest de ses rives. Adopté en 1944, cet hydronyme honore la mémoire du commissaire de la Marine au Canada, François Clairambault d’Aigremont (1659-1728). Sur une carte de 1942, le lac Clairambault porte le nom de Forty-Two Lake.

Lac Claude

Cette nappe d’eau de l’île d’Anticosti, de 2 km de longueur, appartient au bassin hydrographique de la rivière Gamache et se situe à 7 km au nord-est du village de Port-Menier. Le nom du lac évoque la mémoire de Claude Menier (1906-1973), fils de Georges Menier et Simone Legrand et petit-neveu du chocolatier français Henri Menier, qui fut propriétaire de l’île d’Anticosti à partir de 1895.

Lac Delaunay

Le lac Delaunay, plan d’eau de 8 km de longueur situé à l’extrémité ouest de la municipalité de Rivière-au-Tonnerre, sur la Côte-Nord, reçoit au nord les eaux des lacs Boutereau et Grace. Il se décharge par la rivière du Sault Plat dans la fleuve Saint-Laurent, à 8 km au sud, soit à près de 60 km en aval de Sept-Îles. Originaire de France, Pierre Delaunay, dont le toponyme, accepté en 1945, rappelle la mémoire, naît en 1616 à Fresnay-le-Boesme, dans le Maine. Il arrive au Canada en 1635 à titre de commis au service de la Compagnie des Cent-Associés. Le 7 novembre 1645, à Québec, il épouse Françoise Pinguet, de cette union naîtront trois fils : Louis, Henri et Charles. L’année de son mariage, le gouverneur de Montmagny lui concède une terre dans l’actuel quartier Saint-Sacrement de Québec. Delaunay est tué par les Iroquois le 28 novembre 1654. Sa veuve, remariée en 1655 à Vincent Poirier, sieur de Bellepoire, décède à Québec le 29 mai 1661. Deux filles, Anne et Thèrese, sont issues de ce second marriage. À noter que ce lac est aussi connu sous le nom de Lac des Pinet, du nom d’une famille de Montagnais qui chassaient naguère dans ce secteur.

Lac Delorme

Ce lac est devenu une partie du réservoir de Caniapiscau à la suite de la réalisation d’ouvrages sur la rivière Caniapiscau dans le Nord-du-Québec. De forme allongée (48 km), il s’étendait auparavant sur 131 km2 et s’évasait dans sa partie sud pour laisser place à une multitude de petites îles. Le toponyme figure sur des documents cartographiques depuis au moins 1942 et il évoque la présence brève du capitaine Pierre Delorme (aussi orthographié De Lorme) dans l’histoire québécoise. Commandant du « Soleil d’Afrique », excellent navire d’escorte accordé par Louis XIV à la Compagnie du Nord. Delorme arrive à Québec le 3 juillet 1688 et repart, deux mois plus tard, condusisant d’Iberville, de Maricourt et 25 recrues à la baie d’Hudson. Ayant atteint sa destination le 9 septembre, le « Soleil d’Afrique » et son capitaine reprennent la mer, en direction de la France, le 10 octobre avec une cargaison de 35 000 peaux de fourrures entreposées dans les divers postes de traite de la compagnie du Nord. Delorme était très apprécié de d’Iberville qui l’a réclamé à ses côtés pour d’autres opérations dans la région au cours des années suivantes. Son tempérament et ses agissements lui valurent le surnom de Sans-Crainte.

Lac Descayrac

Nappe d’eau étroite au pourtour fortement échancré et qui s’étire sur 10 km de longueur suivant une orientation est-ouest, le lac Descayrac est localisé à environ 125 km au sud-est du réservoir Caniapiscau, près de la frontière séparant le Québec du Labrador terre-neuvien. En usage sur les cartes topographiques depuis 1960, son nom évoque le souvenir du capitaine Pierre Descayrac de L’Autheur, tué par les Iroquois à Laprairie, en août 1691.

Lac Des Marets

Le lac Des Marets est situé à environ 200 km au nord du village de Natashquan, là où plusieurs sommets montagneux s’élèvent à plus de 500 mètres. Il décharge ses eaux par la rivière Mahkunipiu dans la rivière Natashquan, sise à quelque 40 km plus au sud. Ce plan d’eau étroit a une longueur de 11 km et s’étend sur une superficie de 9 km2. Le toponyme évoque François Des Marets, né en 1616, petit-fils de François Gravé Du Pont, ami de Champlain et membre de son équipage. Venu en Nouvelle-France avec son grand-père en 1627, Des Marets y est demeuré jusqu’en 1629, année de la prise de Québec par les frères Kirke. Le lac est aussi connu sous les noms de Cheeseman Lake et Mahku Nipi qui, en montagnais, signifie « lac à l’ours noir ».

La lumière du nord, froide et retenue, sublimait les bleus, tandis qu’une fenêtre ouverte sur le sud rehaussait les rouges et les jaunes chatoyants. (Theresa Révay Livia Gramdo ou le souffle du destin. Belfond, Paris 2005). Photographie de Megan Jorgensen.
La lumière du nord, froide et retenue, sublimait les bleus, tandis qu’une fenêtre ouverte sur le sud rehaussait les rouges et les jaunes chatoyants. (Theresa Révay Livia Gramdo ou le souffle du destin. Belfond, Paris 2005). Photographie de Megan Jorgensen.

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