Côte-Nord

Brador

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D’une population d’environ 150 personnes, le village de Brador est l’un de trois villages de la municipalité Blanc-Sablon situé dans la région de la Côte-Nord.

Un des ports les plus sûrs de la Côte-Nord, le village est protégé par un interminable labyrinthe d’îles rocheuses à faible élévation.

Dans le passé, les peuples autochtones fréquentaient ces lieux depuis longtemps et les archéologues ont exhumé d’anciens lieux de sépulture autochtones tout près du village. Les pêcheurs basques pêchaient le loup marin et la morue et chassaient la baleine dans un poste sur la côte ouest de la baie.

L’appellation de Brador apparaît sur les cartes à la fin du XVIIIe siècle, et elle vient possiblement de l’expression française « bras d’or », un rappel des riches ressources marines de la région.

Les premiers colons français s’établirent au pied des hautes collines qui leur fournissaient un abri et sur lesquelles la communauté est adossée aujourd’hui. Les pionniers en firent un endroit central pour la pêche, la chasse et la traite car l’endroit regorge de harengs, de morues, de maquereaux, de saumons, de loups marins et de baleines. Aux temps de la Nouvelle-France, des centaines de goélettes s’assemblaient à la baie de Brador en été. Avec le site du port de Brest, on se trouve donc en plein cœur d’une région fréquentée par les Européens.

Au début du XVIIe siècle, le concessionnaire français Courtemanche érige le fort Pontchartrain à l’emplacement actuel de Brador. Cet ancien officier de l’armée française obtient une concession à vie de la baie de Brador qui s’étend du Kegaska d’aujourd’hui jusqu’à Hamilton Inlet, sur Labrador. En plus de logements pour son personnel, Courtemanche construit une chapelle et fait venir un prêtre qu’il installe dans son fort pour qu’il assure le service religieux des pêcheurs français de morue et de loup marin et des traiteurs innus (dans les années 1970 et 1980, des archéologues ont exhumé les ruines du Fort Pontchartrain; ils ont découvert plusieurs artéfacts fascinants témoignant de la vie quotidienne dans un poste de traite français).

Après la Conquête, la Labrador Company dirige une lucrative pêcherie de loup marin à Brador et dans les environs pendant des décennies. Au cours du XIXe siècle, la baie de Brador devient un lieu de rencontre important pour les flottes de Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve, des États-Unis et des îles de Jersey.  De nombreux pionniers y arrivent alors de Terre-Neuve.

Attraits du village (d’après Tourisme Basse-Côte-Nord):

Les chutes de Brador : Au nord-ouest de Brador, sur la route 138, un petit escalier de bois mène à un belvédère surplombant les chutes Brador. Les voyageurs intrépides peuvent se frayer un passage à travers les buissons et se rendre à des chutes encore plus impressionnantes situées en amont. Il faudra emprunter l’escalier de bois qui borde la chute jusqu’à une plateforme d’observation, d’où vous pourrez prendre de superbes photos. À une courte distance de voiture vers l’est, on peut rejoindre un petit belvédère en suivant un sentier pédestre naturel, autrefois utilisé pour le ski de fond.

Poste d’observation de l’Île aux Perroquets : Sur la route 138, un kilomètre à l’est de Brador, les panneaux indicateurs vous montreront le chemin vers jusqu’à Pointe à la Barque qui est dotée de panneaux d’interprétation. Une plateforme et un télescope vous permettront d’observer le macareux moine sur l’île aux Perroquets.    Le sentier du poste d’observation de l’île aux Perroquets mène vers un chemin pierreux qui longe le littoral jusqu’à la communauté de Brador. C’est un endroit de repos exceptionnel, ponctué du bruit des vagues sur les rochers et d’inoubliables couchers de soleil. Parfois, les baleines seront là à se nourrir dans la baie et le spectacle des macareux moines donnant la becquée à leurs petits sur l’île des Perroquets toute proche est constant.

Les champs de coulée de blocailles : les champs de coulée de blocailles impressionnants, formés par le retrait des glaciers pendant la dernière période glaciaire, commencent tout juste au-delà de Brador. Ces champs sont, à l’avis de plusieurs, le plus grand point d’intérêt touristique de la route 138 dans son tronçon qui traverse la Basse-Côte-Nord.

L’Île du Bassin : On peut rendre une visite en bateau à l’île du Bassin. Cette île était autrefois une station de pêche à la morue de la baie de Brador.

Pêche au saumon : Des guides locaux peuvent vous aider à organiser une excursion de pêche au saumon sur la rivière Brador.

Le Refuge d’oiseaux migrateurs de la baie de Brador : site de protection désigné par le gouvernement fédéral, fournit un habitat à près de la moitié de la population des macareux de la Côte-Nord. Ce site est composé de deux îles, notamment, l’île Greenly et l’île aux Perroquets. Plus de la moitié du site est composé de bancs de sable, d’affleurements rocheux et d’eau. L’île Greenly possède une surface rocheuse et n’est recouverte que d’une mince couche d’herbes alors que l’île aux Perroquets présente, en plus des quelques touffes de plantes herbacées, quelques arbustes. Ce sont des îles au relief d’une hauteur de 19 et de 15 m, respectivement. Les eaux du secteur constituent une importante aire d’alimentation pour de nombreuses espèces de mammifères, telles que les rorquals bleu, commun et à bosse ainsi que le marsouin commun. Les deux îles abritent des colonies d’alcidés : le Macareux moins constitue l’espèce la plus nombreuse, étant la plus grande colonie de ces oiseaux au Québec. Une colonie de Petits Pingouins est également très importante. On y compte aussi le Goéland marin et le Goéland argenté, ainsi qu’une colonie de Guillemots de Troïl.

En outre, en été on peut s’adonner à l’observation d’oiseaux marins, de baleines et d’icebergs, faire des excursions en bateau, kayak de mer, cueillir des baies sauvages, faire du camping sauvage et se promener en véhicule tout terrain (un sentier VTT à l’Est de Brador vous conduit à un champ de cueillette de petits fruits où un paysage exceptionnel vous émerveillera). En hiver, c’est de la motoneige, pêche de glace, raquettes, ski de fond, carnavals d’hiver, tournois de hockey.

Voir aussi :

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