Ville de Québec

Première moitié du XIXe siècle

Première moitié du XIXe siècle

Première moitié du XIXe siècle

En 1812, les relations entre les États-Unis et l’Angleterre sont tendues, et la guerre éclate. Elle va durer jusqu’en 1814. L’Angleterre, croyant à une nouvelle invasion toujours possible, décide de fortifier le Canada.

Vers 1830, on complète la construction de la citadelle de Québec et de quelques autres fortifications, telles que les Tours Martello. Pourtant, la ville de Québec ne sera plus attaquée, et ce système de défense ne servira pas.

Dès le début du XIXe siècle, la ville bénéficie d’un commerce de plus en plus actif. À l’époque, la vapeur n’avait pas encore remplacé la voile, et naviguer en amont de la ville pour remonter le Saint-Laurent et traverser les étendues peu profondes du lac Saint-Pierre s’avérait difficile. Québec étant le point d’arrêt de la navigation océanique, il s’agissait du port le plus important qui reliait l’océan et le continent.

À cette époque, l’arrivée massive d’immigrants modifie la vie de la ville. La plus grande partie de ces immigrants étaient des Irlandais qui fuyaient leur île pour échapper à la famine.

Ils pouvaient d’ailleurs profiter des offres spéciales des armateurs. En effet, après avoir déchargé leur cargaison en Europe, les vaisseaux avaient besoin de lester leur navire pour le voyage de retour vers l’Amérique, ce qui arrangeait tout le monde.

Au total, dans les premières décennies du XIXe siècle, 30 000 immigrants arrivaient chaque année à Québec.

Grâce à la demande de navires, la ville de Québec entreprend un vaste programme de construction navale, devenant l’un des grands pôles mondiaux dans ce secteur. Plus de mille cinq cents bateaux sont construits dans les chantiers navals de Québec entre 1800 et 1850. La longue file de navires se trouvait le long de la rivière Saint-Charles et à l’anse du Cul-de-sac.

Ce développement économique mène à une décision de première importance: le 31 mars 1831, la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada vote «l’Acte pour incorporer la Cité de Québec». La sanction royale approuvant l’Acte arrive le 5 juin 1832. La ville de Québec obtient alors sa première charte (au même moment, la ville de Montréal en obtient également une). Le régime des juges de paix est annulé et l’administration de la ville est confiée au maire et à ses conseillers.

Cependant, la charte n’est pas renouvelée en 1836 en raison de la situation politique de l’époque. Mais en 1841, Québec et Montréal se voient octroyer une nouvelle charte.

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Rue du Petit-Champlain, l’escalier Casse-Cou au fonds. Photo : © GrandQuebec.com

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