Ville de Québec

Rue Saint-Joachim

Rue Saint-Joachim

Rue Saint-Joachim

Pour la première fois, il est question de la rue Saint-Joachim, vers la fin du XVIIe siècle, quand dans un procès-verbal d’alignement, daté du 16 juin 1697, François Genaple de Bellefonds, commis du grand voyer, parle des nouvelles rues qui s’établissent sous les noms de la Sainte-Famille et de Saint-Joachim.

Le plan de la ville de Québec dressé par l’ingénieur Levasseur de Néré, en 1709, montre qu’à l’époque la rue Saint-Joachim descendait la Côte de la Fabrique, obliquait à droite, au pied de celle-ci, traversait cette voie entre ces deux tronçons, avant de dévaler, plus loin, la falaise à la hauteur de la Côte de la Canoterie.

Le recensement de Québec de 1716 constate que cette rue débute à la maison de Belleville et suit son trajet jusqu’au cimetière de l’Hôtel-Dieu. Une trentaine d’années plus tard, le recensement de 1744 la décrit comme suit : « Rue Couillard ou Saint-Joachim depuis la rue de l’Hôpital jusqu’à la rue de la Sainte-Famille ».

On voit ainsi que cette rue portait également le nom de Couillard et dans le dénombrement de Québec, réalisé en 1770-1771, c’est le nom Rue Couillard, avec le spécifique simple, qui est mentionné. En 1815, sur un plan de Québec, l’arpenteur général Joseph Bouchette définit la partie ouest de cette voie de communication comme rue Couillard pour identifier comme rue Saint-Joachim son tronçon oriental.

La rue prend officiellement le nom de Rue Couillard par le règlement 251 du 7 avril 1876, mais le nom de la rue Saint-Joachim a été attribué au tronçon située dans l’enclos du Séminaire de Québec, en hommage au premier titulaire de cette institution soit la Sainte Famille, parce que dans les Évangiles apocryphes, saint Joachim est l’époux de sainte Anne et le père de la Vierge Marie.

Quant au nom de Couillard, cet odonyme honore Guillaume Couillard de Lespinay (né vers 1591 et décédé en 1663), qui exerçait le métier de matelot selon Samuel de Champlain, est arrivé en Nouvelle-France vers 1613. En 1621, il épouse Guillemette Hébert, fille du premier colon canadien, Louis Hébert, et il hérite des terres de ce dernier. La rue Couillard actuelle serait entièrement comprise dans ce qui était le fief du Saultau-Matelot.

Bibliographie :

  • Jean Pourier. Noms de rues de Québec au  XVIIe siècle. Origine et histoire. Dossiers toponymiques 27. Commission de toponymie du Québec.
  • Luc Noppen, Claude Pollette et Michel Tremblay. Québec, trois siècles d’architecture. Montréal, Libre Expression; Québec, Publications du Québec, 1989.
  • Recensement de la ville de Québec pour 1716, publié par l’abbé Louis Beaudet, Québec, A. Côté, 1887.
  • Recensement de Québec en 1744, Rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1939-1940, Québec, Impr. du roi.
  • « Habitants de la ville de Québec 1770-1771 », Bulletin de recherches historiques, Lévis, vol. 27, 1921.
  • Guide odonymique de Québec, 1989.

Voir aussi :

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