Ville de Québec

Rue des Pauvres

Rue des Pauvres

Rue des Pauvres

Depuis la fondation de la ville de Québec, on empruntait un sentier pour atteindre le gué de la rivière Saint-Charles situé à l’ouest du village. Ce « passage à gué de la petite Rivière » serait situé à la hauteur de l’actuel pont-tunnel Joseph-Samson. C’est ce sentier ou chemin primitif qui a été remplacé par la rue des Pauvres et attesté sur les plans de la ville de Québec à partir de 1660.

Cette rue passe alors devant l’Hôtel-Dieu et l’appellation Rue des Pauvres fait référence au domaine des pauvres de l’Hôtel-Dieu.  Ce fait est rappelé par L. Beaudet : « En revenant sur nos pas à la rue Couillard, nous sommes en face de l’emplacement de l’ancien cimetière des pauvres ouvert en même temps que l’hôpital et fermé ainsi que le jardin des pauvres de l'autre côté de la rue Collins Irue de l'Hôtel-Dieu aujourd'hui), peu de temps après le siège de Québec en 1759 » (Louis Beaudet. Québec, ses monuments anciens et modernes ou Vade mecum des citoyens et des touristes par un québécois, Québec, Société historique de Québec, 1973, Cahiers d’histoire; 25).

Le nom de rue des Pauvres ne figure pour la première fois que dans le recensement de 1716. Par ailleurs, dans la Description topographique de la Province du Bas-Canada publiée en 1815, l’arpenteur général du Canada Joseph Bouchette donne à cette voie, dans sa totalité, la double appellation de Rue des Pauvres ou du Palais.

Cette rue a pris le nom de Rue du Palais, appellation modifiée en Côte du Palais en 1890, parce que cette voie se rendait au Palais de l’Intendance, situé au bas de la côte Ce Palais et aménagé dans l’ancienne brasserie de Jean Talon en 1688 (la dénomination Le Palais, dans l’expression Le Palais de l'Intendance, s’est implantée dans l’usage populaire au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Le Palais de l’Intendance existait donc encore après la Conquête. Ainsi, dans Le Journal d’un siège : Québec 1775-76, on peut lire notamment que : « Quelques-uns tiraient de la coupole du Palais de l'Intendant » (Concorde Concorde : revue municipale, Québec, Concorde Enr., 1956).

La désignation Le Palais s’est étendue également au faubourg ou quartier aussi appelé Saint-Nicolas et Saint-Charles, à une porte de la ville, à une rue ou côte, et plus récemment, à une gare.

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