Ville de Québec

Rue De Buade

Rue De Buade

Rue De Buade

Située dans le Quartier latin de la ville de Québec, entre l’Hôtel-de-Ville et la basilique-cathédrale Notre-Dame, la rue De Buade a été nommée en l’honneur de Louis de Buade de Frontenac, et elle porterait son nom dès 1674. En effet, dans un acte daté du 3 septembre 1673, le notaire Romain Becquet inscrit le nom de Notre-Dame pour identifier ce chemin, mais sur le plan de la Censive Notre-Dame de Québec, en 1674, cette voie est dénommée Rue Buade.

Le recensement de 1716 constate que la rue est «… bornée d’un bout par la place qui est devant la Cathédrale et les Jésuites et de l’autre par celle qui est devant l’Évêché ».

À l’époque de la fondation de Québec, l’église (ou la chapelle) Notre-Dame-de-Recouvrance a été érigée sur ce chemin, mais elle a été détruite par un incendie en 1640. Le premier nom de la rue honorait donc ce lieu de culte. Certains historiens sont toutefois d’avis que l’appellation rue Notre-Dame faisait référence à la paroisse Notre-Dame, érigée canoniquement en 1664.

Louis de Buade, comte de Palluau et de Frontenac, fut gouverneur général de la Nouvelle-France de 1672 à 1682, puis de 1689 à sa mort en 1698, à l’âge de 78 ans. Le gouverneur Frontenac a défendu avec succès la Nouvelle-France des Anglais C’est d’ailleurs lui qui a écrit la phrase qui est devenue célèbre : « Rien ne m’a paru si beau et si magnifique que la situation de la ville de Québec qui ne pourrait pas être mieux postée quand elle devrait devenir un jour la capitale d’un grand empire. »

Sur cette rue s’élevait le Fort des Sauvages, où se sont réfugiés les Hurons. Ce fort occupait un large quadrilatère, limité, au nord, par la côte de la Montagne, et au sud, par la place d’Armes. Le Fort des Sauvages est mentionné dans le Papier terrier de la Compagnie des Indes Occidentales en 1668.

En 1996, on détache de la rue De Buade le passage du Chien-d’Or entre l’escalier Charles-Baillairgé et la rue du Fort. Le passage du Chien-d’Or fait référence à la sculpture du chien d’or et au quatrain placés au-dessus de la porte centrale de l’édifice Louis-S.-St-Laurent (au numéro 3, passage du Chien-d’Or).

L’archéologue René Lévesque (ne pas confondre avec l’homme politique de même nom) a mené des recherches près de la rue De Buade dans le but de retrouver l’énigmatique tombeau de Champlain.

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Rue de Buade

Rue de Buade. Photo : © GrandQuebec.com

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