Ville de Québec

Palais épiscopal

Palais épiscopal

Palais épiscopal

Un ancien Palais épiscopal – Loger chez l’évêque

En 1791, la ville de Québec est une capitale sans édifices parlementaires. Où se réunira donc la nouvelle Chambre d’Assemblée ? Le Palais de l’Intendant est en ruines et le Château Saint-Louis est réservé à la résidence du gouverneur. Le temps presse et il faut trouver rapidement une solution. Il ne peut être question d’ériger un édifice parlementaire car le gouvernement ne dispose pas de ressources financières suffisantes.

On se tourne alors vers la chapelle du Palais épiscopale abandonnée par l’évêque qui préfère résider au Séminaire de Québec. La chapelle se réveille suffisamment grande pour abriter une salle de séances et elle est pourvue d’une galerie (ou « jubé ») de laquelle le public peut assister aux délibérations. Déjà, depuis 1777, le gouverneur Guy Carleton et les conseillers législatifs louent le Palais épiscopal. Après la Conquête, la chapelle est utilisée pour le culte anglican. Le ministre David François de Montmollin y a baptisé des enfants et des inhumations ont eu lieu sous la chapelle.

Palais de Mgr de Saint-Vallier

Le deuxième évêque de Québec, Mgr Jean-Baptiste de la Croix de Chevrier de Saint-Vallier, a vu grand. C’est sous son épiscopat houleux qui a été construit ce palais épiscopal, de 1693 à 1775, suivant les plans de Claude Baillif.

Ce grand bâtiment de pierre de taille n’a pourtant été qu’à moitié construit. La grande chapelle révélait amplement le projet ambitieux de Mgr de Saint-Vallier. Lors de la Conquête, les bombardements des navires anglais ont infligé de lourds dommages à l’édifice, mais en 1766, l’évêque Jean-Olivier Briand consent de fortes sommes pour le restaurer. En 1822, l’évêque Joseph-Octave Plessis obtient du Saint-Siège la permission, moyennant une rente annuelle et perpétuelle, de céder l’édifice au gouvernement qui l’occupe déjà depuis quelques décennies. Pourtant, aucune entente n’est conclue.

En 1826, son successeur Bernard-Claude Panet accepte de louer l’édifice, mais refuse de le vendre. Toutefois, cette location a long terme permet au gouvernement de décorer la salle de séances des armoiries royales et d’y installer des pièces d’immobilier sculptées par François Baillairgé. Ce n’est qu’en 1830 que Mgr Panet accepte de se départir de l’ancien palais épiscopal, et le contrat de vente est signé le 1er août 1831.

Le palais de l’évêque aux abords de la porte Prescot se dressant au-dessus de la Basse-Ville. L’ancienne résidence de l’évêque est suffisamment vaste et imposante pour loger le Parlement du Bas-Canada.

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