Ville de Québec

Grande Place

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La Grande Place paraît sur le Plan de Québec dressé par l’arpenteur Jean Bourdon, en 1640, où M. Bourdon emploie cependant la forme abrégée de Gde Place. Selon ce plan, à l’époque, venant du sud et au-delà du mont Carmel, un cours d'eau arrosait la partie ouest de la Grande Place. Prenant ensuite une orientation nord-ouest, ce ruisseau dévalait la pente à l’endroit qui donnera naissance au tracé de la côte de la Fabrique.

Une douzaine d’années plus tard, on fait une description sommaire de cette place dans l’Acte de concession du 15 mai 1652, dans les termes suivants: « … la Grande Place de devant l’église et le long des pieux de l’emplacement des Révérends Pères de la Compagnie de Jésus, d’autre côté au nord de la clôture de pieux du sieur Couillard » (cité  par l’historien Pierre-Georges Roy dans son Inventaire des concessions en fief et seigneurie (Beauceville, L’Éclaireur, 1927-1929) et mentionné dans le récit Noms de rues de Québec au XVIIIe siècle, origine et histoire, de Jean Poirier, paru en 2000. Le recensement de 1716 parle également de « la place devant la Cathédrale et les Jésuites ».

Toutefois, cette place était désignée d’ailleurs comme Grande Place de la Haute Ville, Place du Marché, Place de Notre-Dame (en forme abrégée : N.-G., voir Nicolas-Gaspard Boucault, « État présent du Canada, dressé sur nombre de mémoires et connaissances acquises sur les lieux », 1754, Rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1920-1921, Québec, Impr. du roi), Place de la Basilique et Place Royale (dans le recensement général de la paroisse de Québec de 1744).

En 1635, débute la construction du collège des Jésuites qui marquera ce secteur pour deux siècles à venir, mais ce vaste édifice rectangulaire sera démoli vers la fin du XIXe siècle pour donner la place à l’hôtel de ville de Québec, dont l’inauguration eut lieu en 1896. À partir de 1900, la devient la place de l’Hôtel-de-Ville.

L’arpenteur général Joseph Bouchette a noté dans Description topographique de la province du Bas Canada, remarques sur le Haut Canada, et sur les relations des deux provinces avec les États-Unis de l’Amérique (Londres, W. Faden, 1815) qu’« Au centre de la place du Marché est la salle du marché, bâtiment rond de 112 pieds de diamètre, surmonté d’un dôme … Au dessous de la salle est un grand réservoir destiné à fournir promptement de l’eau en cas d’incendie ».

Philippe Aubert de Gaspé père, observe également qu’: « À la place du marché actuel, des boucheries très basses, contenant, tout au plus, sept ou huit étaux, occupaient une petite partie du terrain, entre la cathédrale et le collège. » (Les Anciens Canadiens, 1863). À partir de 1900, la place du Marché devient la place de l'Hôtel-de-Ville après la construction de l'hôtel de ville ».

L’historien Louis Beaudet rappelle que la place de la Chapelle-des-Jésuites fut créée en 1807, après la démolition de la chapelle des Jésuites, immédiatement au sud-ouest de la Grande Place. Cette place occupée par le marché à foin et elle serait comprise aujourd’hui dans la partie orientale des jardins de l’Hôtel-de-Ville. Le nom du marché à foin a servi à désigner le théâtre du même nom, situé au carrefour des rues Sainte-Anne et des Jardins. Plus tard, le théâtre du Marché à Foin, fut également démoli et c’est l’hôtel Clarendon, érigé en 1870, qui occupe aujourd’hui cet emplacement.

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