Ville de Québec

Expo-Québec

Expo-Québec

Historique de l’Expo Québec

Au XIX siècle, on voit apparaître des expositions internationales qui réunissent plusieurs pays, venue dans le but de présenter au grand public et aux spécialistes leurs industries et leurs ressources naturelles.

La colonie du Canada-Uni participe aux expositions universelles de Londres, en 1851 et de Paris, en 1855.

Montréal, en 1853) et la ville de Québec (en 1854) organisent à leur tour des expositions similaires, mais limités à l’échelle du Bas-Canada (le Québec d’aujourd’hui).

Ces expositions, instaurées dans le but d’encourager l’agriculture, deviennent une belle occasion de stimuler le commerce et de favoriser de nombreux échanges entre les producteurs. C’est le début de l’ère des expositions, d’une tradition qui perdure encore dans la ville de Québec.

L’organisation des expositions revient au comité permanent du Conseil d’agriculture de la province et les deux villes – Québec et Montréal – tentent de s’attirer l’appui des autorités pour obtenir les subventions.

La période initiale se caractérise surtout par l’irrégularité des intervalles qui séparent des expositions. Les quatre premières expositions de Québec, tenues en 1854, 1860,, 1871 et 1877, ont lieu à chaque fois sur des emplacement différents et le manque d’espaces réservés à ces événements n’aide guère la cause.

En 1887, l’exposition trouve refuge au manège militaire et sur le terrain adjacent. Depuis, la situation s’améliore.

En 1892, à Québec, on crée la Compagnie de l’Exposition qui met sur pied sept expositions, notamment, en 1894, 1898, 1899, 1901, 1904, 1910, 1911. Au total, à Québec, on en compte douze entre 1854 et 1911. Ainsi, si la première exposition provinciale a lieu en 1854, c’est avec la formation de la Compagnie de l’exposition provinciale de Québec, en 1892, que cette activité prend son véritable envol.

C’est la Compagnie de l’Exposition qui acquiert, en 1897, la propriété Gowan à Stadacona, site de l’actuel d’Expo Québec. La même société fait construire le Palais de l’Industrie, une estrade de mille sièges, des pavillons agricoles qui comportent des écuries, des porcheries, des bergeries et des poulaillers, un restaurant, des kiosques (par exemple, un kiosque du tabaconiste!) et une piste de course.

L’ampleur des événements et de leur organisation amène la Ville de Québec à créer, en 1911, la Commission de l’exposition: à compter de l’année suivante, Expo Québec devient un événement annuel. Cette année-là, la société Compagnie de l’Exposition vend ses bâtiments à la Cité de Québec et désormais, l’Exposition provinciale devient une affaire publique et un événement annuel. L’exposition suscite l’enthousiasme des commerçants qui profitent des espaces pour faire étalage de leurs nouveaux produits. Elle fournit aux participants l’occasion de se mériter des mentions pour la qualité de leur présentation. Que ce soient les fourrures de Holt & Renfrew ou les meubles pour bureaux de P.T. Légré, chacun des exposants prépare avec soin ses pièces de choix.

En 1915, pour la première fois les lauréats du Mérite agricole reçoivent publiquement leurs prix.

Mais c’est le secteur agricole qui domine l’ensemble des activités : parades d’animaux primés, concours, pavillons de l’aviculture, fermes expérimentales, conférences sur divers sujets, démonstrations d’instruments aratoires…

Cette prépondérance se reflète d’ailleurs dans les différentes thèmes qui caractérisent chacune des expositions de Québec : L’année des Bonnes routes, en 1913; L’année de l’Élan agricole, en 1915 ou encore L’année du retour à la terre, en 1916.

En 1913, le Palais des Beaux-Arts du Parc de l’Exposition provinciale de Québec est érigé d’après les plans des architectes Tanguay et Lebon (dès 1918, on projette de le convertir en Musée d’Histoire nationale). En 1917, le Palais central est ouvert. Ce bâtiment immense, construit au coût de 140 000$, pouvait accueil jusqu’à 7500 personnes. La même année, on ouvre une nouvelle estrade et le Temple grec, construit par le Cement Products Company of Canada Limited.

L’Exposition de Québec comporte également un côté populaire. En effet, pour les amateurs de sport, il y a des courses de chevaux, d’automobiles et de motocyclettes. C’est une belle occasion pour les curieux de se promener dans le parc d’amusements Midway ou de se familiariser avec des personnages de cirque ou avec une diseuse de bonne aventure.

En 1913, la Commission de l’exposition fait l’acquisition d’une attraction majeure, les Montagnes russes ou le Scenic.

Bref, instrument de publicité, encouragement à l’industrie agricole et stimulant pour l’activité commerciale, l’Exposition provinciale de Québec connaît de grands succès dès les premières années de s reprise en mais par la Cité de Québec.

expo québec

L’Exposition provinciale de Québec et sa section des beaux-arts. Gravure d’après un dessin de W.O.Carlisle, publiée pour la première fois au Canadian illustrated News, 17 octobre 1871

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