Ville de Québec

Batterie royale et rue Sous-le-Fort

Batterie royale et rue Sous-le-Fort

Batterie royale

Cette batterie, située au coin des rues Saint-Pierre et Sous-le-Fort, fut construite par les ingénieurs militaires Claude Baillif et Franquelin en 1691. En 1977, la batterie fut reconstituée. Aujourd’hui, des panneaux d’interprétation installés dans la batterie expliquent les mécanismes du tir au canon.

Les maisons #27 et 29 de la rue Sous-le-Fort sont en bois, facilement inflammables. Comme des incendies causent d’énormes dommages au Québec, ce type de construction a été interdit en 1727 par l’ordonnance « portant Règlement pour la construction des maisons en matériaux incombustibles », rédigée par l’intendant Dupuy.

Suite à de nombreux feux, l’intendant interdit de construire des maisons en bois dans les villes. La construction de bâtiments d’au moins deux étages au-dessus d’une cave voûtée était désormais obligatoire.

Tous les toits devaient être à deux versants, composés de planches chevauchées et recouverts de tuile ou d’ardoise, au lieu de bardeaux de cèdre. D’autres mesures sont aussi suggérées par l’intendant afin de réduire le danger du feu.

Ces deux maisons de la rue Sous-le-Fort sont donc les dernières construites en bois à Québec.

La batterie royale en action

Entre 1691 et 1759, seuls les éléments de la nature défient la batterie Royale. En effet, à cette époque, le fleuve l’entourant, elle est soumise aux marées, aux courants et aux glaces lui occasionnant de nombreux dommages. Au fil du temps, on a donc souvent besoin de la réparer et de la modifier.

En 1759, année de la Conquête de Québec par l’armée britannique du général James Wolfe, la batterie subit son premier et unique assaut armé. Le commandant Monckton et ses canonniers, installés du côté de Lévis, bombardent la ville pendant trois mois. Entre le 12 juillet et le 13 septembre, plus de 40 mille boulets et 10 mille bombes incendiaires pleuvent sur Québec. Ouvrage défensif identifié par l’ennemi, la batterie Royale en reçoit certes une partie, alors que derrière elle, des centaines de maisons sont détruites. Les Français subissent finalement la défaite lors de la bataille des Plaines d’Abraham, le 12 septembre, et capitulent cinq jours plus tard.

Par la suite, ne servant plus à des fins militaires, la batterie est transformée en débarcadère. Puis, au XIXe siècle, elle disparait peu à peu sous les constructions et les remblayages successifs. Remise à jour lors de fouilles archéologiques, elle est restaurée en 1977.

batterie royale

Batterie royale

La batterie royale. Photo : GrandQuebec.com

Caronade

Canon plus court mais de forte puissance, cette caronade fut mise au point en Angleterre en 1778. Coulée dans la fonderie Carron, d’où elle tire son nom, elle fut utilisée durant presque tout le XIXe siècle.

Cette pièce porte la flèche Broad Arrow, l’identifiant à l’armée britannique. Elle a probablement servi à défendre la Citadelle de Québec.

De calibre 32, elle servait à tirer des boulets en fonte de 6,1 pouces (15,5 cm) de diamètre et de 32 livres (14,5 kg). Cette caronade est installée sur un affût glissant à sabot en bois, dont l’usage s’est popularisé après 1859. Ce dernier permettait de freiner plus efficacement les pièces dont le recul était important.

À partir de 1864, l’armée britannique réserve l’emploi des caronades à la défense des flancs, endroits peu exposés, des ouvrages permanents.

la caronade

La caronade

La caronade. Photo : GrandQuebec.com

caronade

Caronade

Caronade : légende

  1. Bouton de culasse
  2. Guidon de mire
  3. Inscription près de la culasse : 8800
  4. Inscription près de la mire : 12 et (broad arrow)
  5. Affût en bois
  6. Roues à rayons en fonte
  7. Sabots en bois

boulet arbre

Boulet de Canon ancré dans pied d’arbre, photo : © Gilles L’Heureux, site web: quebecenphoto.com

batterie royale

Canons dans la Citadelle de Québec. Photo : © GrandQuebec.com

Voir aussi :

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