Cantons de l'Est

Histoire des Cantons de l’Est

Histoire des Cantons de l’Est

La petite histoire des Cantons de l’Est

Les Cantons de l’Est ou l’Estrie, une autre appellation sous laquelle la région est connue, est un ensemble de collines appalachiennes situé entre Montréal, Québec, et la frontière américaine.

La région a forcément eu la visite de nombreux chasseurs et pêcheurs, Abénaquis ou autres, bien avant la fin du XVIIe siècle, mais à l’exception du poste de traite aux Grandes-Fourches (sur l’emplacement de l’actuelle ville de Sherbrooke), ces terres n’ont pas été colonisées par les Européens avant la fin de la guerre d’indépendance des États-Unis, quand un grand nombre de Loyalistes britanniques s’y installent. La colonisation débute dans les environs de la baie Missisquoi, au nord-est du lac Champlain, et se poursuit dans toute la région. Au total, plus de 10 mille immigrants ont quitté les États-Unis pour venir se réfugier au Canada, dont 3 mille se sont installés dans les Cantons de l’Est avant 1791.

En 1791, dans le cadre de la réorganisation politique et administrative du Canada, l’honorable Alured Clarke, gouverneur britannique de la colonie, annonce la future création de 95 cantons. La région devient alors le comté de Buckinghamshire (l’acte de la constitution du Buckinghamshire est proclamé en 1792).

Le premier canton concédé est celui de Dunham, créé en 1796, et dix années plus tard la région prend le nom de comté d’Eastern Townships of Lower Canada (Cantons de l’Est du Bas Canada) qui est bientôt contracté en Eastern Townships. En 1858, on commence à utiliser officiellement le nom de Cantons de l’Est. C’est en 1981 que la région administrative est constituée sous le nom officiel d’Estrie. Cependant, cette nouvelle dénomination ne fait pas l’unanimité et de nombreux habitants de la région préfèrent conserver le nom historique des Cantons.

Si les premiers colons sont des Américains, des Anglais, des Écossais et des Irlandais, après 1840, de nombreux francophones font leur apparition et deviennent majoritaires vers 1870. Aujourd’hui, les anglophones représentent moins de 10% de la population totale de la région.

À partir de 1820, un excellent réseau routier est construit afin de créer des voies de communication utilisables en cas d’une attaque éventuelle des Américains. Des localités sont fondées le long de la frontière, peuplées par d’anciens combattants de la guerre de 1812 contre les États-Unis, et la région connaît un essor considérable. En 1853, le chemin de fer du Grand Trunk Railway of Canada, reliant Montréal et la ville de Portland, dans l’état du Maine, est inauguré. Cela favorise l’exploitation et la transformation des ressources naturelles, telles que le bois, l’amiante, le cuivre, le granit, le calcaire et d’autres minerais. Dès le milieu du XIXe siècle, les Cantons de l’Est deviennent la première région minière du Canada.

On utilise également l’énergie hydraulique des chutes de la rivière Saint-François et de ses affluents, et de nombreuses scieries et moulins à farine sont érigés, ainsi que des usines de textile, des fonderies et vers la fin du XIXe siècle, des usines de pâtes à papiers. Au XXe siècle, des industries lourdes s’installent à Sherbrooke et dès la fin des années 1950, l’industrie de la motoneige prend son essor à Valcourt.

Deux universités se trouvent à Sherbrooke, ville principale de la région. Des industries de pointe s’y installent depuis 1980, comme la microélectronique. La viticulture se développe dans plusieurs cantons, surtout autour de Dunham.

Dans le secteur sud de la région, on voyait autrefois un grand nombre de granges rondes (il en reste une) rappelant la croyance des résidents selon laquelle le diable se cache dans les coins. Avec les granges rondes, plus de coins pour se cacher !

bureau de poste de sherbrooke

Le bureau de poste de Sherbrooke, construit en 1885 sur la rue Dufferin. Cette artère portait autrefois le nom de rue Commerciale jusqu’à ce que les boutiques et les banques se déplacent sur la rue Wellington. Source de l’illustration : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

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