Bas-Saint-Laurent

La Matapédia et le tourisme

La Matapédia et le tourisme

La Matapédia et le tourisme

Ce ne sont pas les attractions touristiques qui manquent à La Matapédia.

En effet, le Sentier international des Appalaches traverse ce territoire. Le Parc régional de la seigneurie du lac Matapédia offre de nombreux sentiers pédestres et de vélo de montagne qui mènent à des sites d’une beauté exceptionnelle.

Le lac Matapédia est l’un des plans d’eau les plus vastes du sud du Québec et ce lac demeure un site remarquablement sauvage, bien qu’il soit collé sur Sayabec, Val-Brillant et Amqui.

De son côté, le lac Mitis est serti sur un écrin de forêt, mais demeure lui aussi d’accès facile à cause de peu de distance qui le sépare de La Rédemption et de Saint-Zénon-du-Lac-Humqui. Saint-Alexandre-des-Lacs, son nom le dit assez, est entouré de nombreux petits plans d’eau, mais Sainte-Irène en compte autant dans son voisinage.

Le lac Malcolm est tout près de Sayabec, Lac-Humqui a les pieds dans l’eau de son lac, Saint-Damase, le même. Le lac au Saumon longe la route 132 (le parc du Centenaire le borde au sud, au plein village).

Causapscal, Sainte-Florence et Routhierville, blottis au creux des à-pics des monts Notre-Dame qui encaissent la Matapédia jusqu’à la mer, y prennent une connotation toute différente du reste du territoire, ce qui leur donne un charme infini. Saint-Léon-le-Grand s’étage de chaque coté de la rivière Humqui.

Bref, chaque village a ses attraits particuliers et la plupart des municipalités de la Matapédia ont développé des infrastructures d’accueil tout à fait adéquates.

D’ailleurs, les amateurs de spéléologie peuvent visiter la grotte de Saint-Cléophas. Val-d’Irène avec sa station de ski offre peut-être la meilleure neige naturelle du Québec. Le Mont-Climont a des sentiers de ski de fon aptes à satisfaire les plus exigeants. Le camping d’Amqui est blotti dans un site enchanteur. Le terrain de golfe côtoie à la fois la route 132 et la rivière Matapédia qui y zigzague mollement avant de se dépêcher vers la mer. Chemin faisant, la Matapédia accueille la rivière Causapscal que l’on peut remonter jusqu’aux Falls et au Marais où s’entassent les saumons en montaison.

Derrière, les beaux lacs Causapscal, Casault et des Huit-Milles émaillent un des meilleurs territoires de chasse du Québec.

En redescendant vers la civilisation, les touristes peuvent arrêter au Matamajaw Salmon Club. Les sentiers tissent le territoire de long en large pour accommoder les amateurs de tout-terrains. En fait, 650 kilomètres de pistes de Quad sillonnent la Matapédia depuis Saint-Noël jusqu’à Sainte-Marguerite-Marie et en hiver, les sentiers pour motoneige sont nombreux. Les patineurs peuvent pratiquer l’anneau du Parc de Lac-au-Saumon.

Depuis toujours, les outardes se posent par centaines sur les lacs et, depuis quelques années, les oies blanches les imitent. Quant aux canards, ils sont assez nombreux pour faire de la Matapédia un des meilleurs terrains du Québec pour les amateurs de chasse à la sauvagine.

Les pêcheurs peuvent trouver un peu partout un lac, un ruisseau, une pourvoirie où jeter la ligne.

Les gourmets trouveront vite quelques tables de très belle tenue et les amateurs de spectacles peuvent fréquenter le théâtre du Quidam à Amqui, aller voir le théâtre des Aînés de Causapscal, assister au gala d’Artiquimédia, s’asseoir à la salle Armand-Saint-Onge ou voir un spectacle à l’Oratoire Saint-Joseph de Lac-au-Saumon.

Les amateurs de plein air peuvent encore monter dans les tours d’observation du Mont-Climont, de Sainte-Irène, et s’y gorger de paysages extraordinaires. Ils peuvent se rendre à la montagne de la Tour et contempler le Saint-Laurent, sa rive nord par beau temps, le lac Mitis à leurs pieds et une demi-douzaine de clochers miroitant dans le lointain.

Les amateurs de plein air pourraient aller voir aussi le canyon de la Branche-Nord et sa chute plus impressionnante encore que la chute à Philomène, plus fréquentée. Sur le même territoire, ils pourraient chercher le cèdre peut-être le plus ancien du Québec qui contemple les environs du haut de ses quatre ou cinq siècles, ainsi que les ormes de la pointe du Lac-au-Saumon.

Domaine agricole de La Matapédia

Sur le territoire de la municipalité régionale de comté de La Matapédia, le secteur agricole et bioalimentaire assure environ mille emplois, répartis sur plus de deux cents entreprises agricoles de la région. Leur apport à l’économie régionale est loin d’être négligeable.

En fait, comme partout au Québec, les Matapédiens ont dû s’adapter à une nouvelle façon de pratiquer l’agriculture et quelques dizaines de cultivateurs ont bâti des fermes modèles, comptant des troupeaux de plus de cent vaches ou de bœuf de boucherie.

D’autres cultivateurs se sont spécialisés dans la production des céréales et il suffit de voir les installations éparpillées ça et là sur le territoire de la vallée pour constater la réussite de ceux qui ont su évoluer avec le temps.

Le territoire comptant de nombreuses érablières, plusieurs Matapédiens produisent sirop, sucre et tire d’érable. Au Centre acéricole matapédien, on a développé une solide expertise dans la production et la mise en marché des produits d’érable. La production laitière est également importante.

(D’après Michel Dompierre et Bertrand Leblanc, La Matapédia, 2004, publié par la MRC de La Matapédia).

Matapédia

Matapédia

Vue de la vallée. Source de l’image : Matapédia touristique

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