Armoiries

Armoiries de Trois-Rivières

Armoiries de Trois-Rivières

Armoiries de Trois-Rivières

Les armoiries de la Ville de Trois-Rivières ont été adoptées en 1959 pour remplacer l’ancien blason qui ne respectait pas les exigences de l’art héraldique.

  • Le chevron : Il est extrait des armoiries de Pierre Boucher, célèbre gouverneur de Trois-Rivières.
  • Les trois poissons : Ils symbolisent les trois rivières. Ils sont aussi le totem des premiers occupants des lieux, des Indiens attikameks.
  • La fleur de lys : Elle indique les origines françaises de la ville.
  • Les feuilles d’érables : Elles soulignent l’appartenance canadienne.
  • Le castor : Il représente l’esprit industrieux des habitants de Trois-Rivières.

La devise : Deus nobiscum quis contra est tirée d’une épître de Saint-Paul aux Romains et signifie Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous?

Les couleurs :

  • Le fond est bleu azur, comme la fleur de lys.
  • Le chevron et les trois poissons sont argentés.
  • Le castor est brun et les feuilles vertes.
Armoiries de Trois-Rivières

Armoiries de Trois-Rivières. Photo libre de droits.

Notons que quoique les limites de la ville aient été établies par une proclamation royale en 1792, il faudra attendre en 1845 pour que soit officiellement érigée la municipalité de Trois-Rivières. L’année suivante, on procédait à la scission du territoire réparti entre la ville de Trois-Rivières, qui fera l’objet d’une nouvelle érection en 1855, et la municipalité de Trois-Rivières abolie en 1847.

Première localité du Canada à posséder une industrie lourde avec l’ouverture des Forges du Saint-Maurice en 1729, quoique celles-ci n’étaient pas à proprement parler située dans la localité de Trois-Rivières – le secteur des Forges étant cependant intégré à Trois-Rivières en 1961 -, Trois-Rivières continuera son expansion pour atteindre son apogée industrielle au milieu du XIXe siècle grâce à l’exploitation forestière. Bien qu’un violent incendie ait presque entièrement détruit la ville en 1908, les Trifluviens lui redonnent sa place grâce à leur courage et à leur ténacité.

De nos jours, cette ville portuaire demeure un centre industriel et commercial important, doté d’un évêché, d’un centre universitaire, l’Université du Québec à Trois-Rivières (1969) et d’un quartier historique de valeur. Le célèbre explorateur Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye (1685-1749) et celui qui fut premier ministre du Québec de 1936 à 1939, puis de 1944 à 1959, Maurice Le Noblet Duplessis (1890-1959), demeurent les fils les plus illustres de Trois-Rivières. Signalons qu’au XIXe siècle, comme on l’écrivait au XVIIe et XVIIIe siècles, on accompagnait presque systématiquement la dénomination de la ville de l’article initial Les, Les Trois-Rivières, et qu’on traduisait fréquemment, même parfois encore de nos jours, en Three Rivers, appellation portée par le bureau de poste local de 1763 à 1906, alors que l’on a modifié l’appellation en Trois-Rivières.

Le nom Trois-Rivières coiffe aussi l’agglomération urbaine qui compte quelque 150 000 habitants et dont la ville est le cœur. Le pont Laviolette a permis d’articuler l’influence de Trois-Rivières sur une partie de la rive opposée du fleuve (Bécancour, Nocolet), ce qui a entraîné la création des dénominations Coeur-du-Québec, Mauricie-Bois-Francs.

Trois-Rivières-Ouest

Comme son nom l’indique, Trois-Rivières-Ouest constitue le prolongement du territoire de la ville de Trois-Rivières en direction sud-ouest.

Cette localité a pour limite ouest la municipalité de Pointe-du-Lac. Née en 1855 comme municipalité de la paroisse de Trois-Pistoles, Three Rivers comme le porte le texte officiel, elle recevra son nom actuel en 1963, préféré à des suggestions de type anthroponymique comme Radisson, Chavigny ou Godefroy.

Le territoire ouestrifluvien demeure riche du point de vue historique, car plusieurs parties de la ville ont été le théâtre de batailles dès les débuts de la Colonie, notamment le secteur de Pointe-aux-Ormes, ancien poste missionnaire où les Iroquois ont commis quelques assassinats. Sur le plan économique, Trois-Rivières-Ouest subit l’influence de Trois-Rivières où oeuvrent la majorité de ses citoyens. Banlieue de Trois-Rivières, sans véritable développement autonome, sa croissance résulte de son importante voisine.

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *