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Dites Non à Bell

Dites Non à Bell

Lettre ouverte aux canadiens amateurs de télé

Bell Canada possède déjà RDS et CTV. L’entreprise veut maintenant acheter un autre de ses concurrents, Astral Media inc., société qui possède Super Écran, Canal Vie, Séries Plus et de nombreuses autres chaînes populaires.

Si la transaction est approuvée par Ottawa, cette nouvelle méga-entreprise contrôlerait le nombre incroyable de 79 chaînes de télévision, 107 stations de radio et plus de 100 sites Web. Son auditoire télévisuel serait deux fois plus important que celui de son principal concurrent.

Le gouvernement fédéral va bientôt décider s’il autorise la transaction. Nous croyons qu’il faut empêcher cette transaction parce qu’elle sera néfaste à la fois pour les consommateurs et pour le Canada. Voici pourquoi ce projet d’acquisition devrait vous préoccuper :

1. Rares sont les grandes économies mondiales qui autorisent un seul télédiffuseur privé à acquérir une part aussi dominante de l’auditoire télévisuel. La part de l’auditoire télévisuel de Bell Canada serait 50% plus importante que celle des plus grandes entreprises privées aux États-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en Australie, en France et même en Russie. En permettant à une seule entreprise d’avoir une telle position dominante, le Canada imiterait la politique que seuls quelques pays comme l’Italie, le Brésil et le Mexique ont adoptée.

2. Si Bell Canada contrôle un très fort pourcentage des chaînes les plus populaires, elle pourrait vous facturer ce que bon lui semble pour vous permettre de les regarder.

3. Pour obtenir les chaînes les plus populaires, vous pourriez être poussé à également payer pour d’autres chaînes de Bell Canada qui ne vous intéressent pas.

4. Pour vous permettre de regarder vos émissions préférées, Bell Canada pourrait vous pousser à acheter d’autres de ses services comme la téléphonie, la communication sans fil, l’accès Internet et la télédiffusion.

5. Nous croyons que cette transaction aurait comme résultat de limiter la création d’émissions canadiennes et québécoises et, du fait même, du nombre d’emplois liés au secteur canadien de la production télévisuelle.

6. Les tarifs publicitaires pourraient aussi augmenter, s’ensuivraient des coûts plus élevés qui seraient finalement transférés aux consommateurs.

non a bell

Nous nous opposons à cette transaction, car nous croyons qu’elle nuirait au secteur canadien de la télédiffusion et des communications – à nos entreprises, à nos employés et à nos investisseurs.

Mais c’est votre opinion qui compte le plus, pas la nôtre.

Si vous redoutez les impacts négatifs que cette transaction pourrait avoir sur vous, et si vous pensez vous aussi qu’une saine concurrence a toujours un effet favorable au niveau des prix, qu’elle permet de créer plus d’emplois et d’offrir de meilleurs services, dites à Ottawa de dire « non » à l’acquisition d’Astral Media inc. par Bell Canada, et « oui » à une saine concurrence.

Pour faire entendre votre voix, rendez-vous sur ditesnonabell.ca.

Louis Audet
Président et chef de la direction
Cogeco Câble inc.

Lee Bragg
PDG
Eastlink

Pierre Karl Péladeau
Président et chef de la direction
Québecor inc.

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