Ligne du temps : 2014

8 février – 14 février

8 février – 14 février

C’est arrivé au Québec entre le 8 février et le 14 février 2014

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 1er février jusqu’au 7 février 2014

8 février 2014 : Un incendie survenu dans le secteur de Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de Montréal, a endommagé un immeuble de six appartements, ce soir. Le brasier, qui a nécessité l’intervention d’une cinquantaine de pompiers, a pris naissance peu après 20 h, au 394, rue Ash, entre le plafond du premier étage et le plancher du second. Après s’être assurés que tous les occupants avaient pu sortir, les pompiers ont pénétré à l’intérieur pour tenter de sauver ce qui restait de la structure du bâtiment. Vers 21 h 45, le feu a été maitrisé. Selon le Service de sécurité incendie de Montréal, trois logements ne pouvaient être réintégrés dimanche soir en raison des dommages causés non seulement pas le feu, mais aussi par la fumée et l’eau. Les autres habitants des lieux pourront regagner leur domicile lorsque les pompiers seront partis. La cause de l’incendie demeurait inconnue, tard dimanche, mais rien ne semblait indiquer qu’il s’agissait d’un brasier d’origine suspecte. Curieusement, une heure avant le déclenchement du brasier, les pompiers étaient intervenus exactement à la même adresse, mais cette fois pour une odeur de fumée à l’intérieur d’un cabanon, à l’arrière de l’immeuble. Des vérifications faites avec des caméras thermiques ont permis aux pompiers de déterminer qu’il n’y avait pas de risque de feu à ce moment. Il n’y aurait aucun lien entre cet appel et l’incendie à l’intérieur de l’immeuble.

9 février 2014 : Plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville de Montréal, afin de pousser le gouvernement Marois à investir dans la construction de 50 000 logements sociaux en cinq ans. Actuellement, le budget annuel du gouvernement québécois en matière de logements sociaux, environ 230 millions $, permet le financement de 3000 logements dans la province. Toutefois, ce nombre est nettement insuffisant, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), organisateur de la manifestation. L’organisation souhaite plutôt le financement de 10 000 logements sociaux par année par le gouvernement durant les cinq prochaines années. Au total, c’est donc un montant de 600 millions $ qu’il faudrait dégager pour atteindre cet objectif, qui est loin d’être irréaliste, soutient François Saillant, coordonnateur au FRAPRU. «Il y a des moyens de financer cette demande. Si on mettait davantage à contribution les banques, les institutions financières juste en rétablissant la taxe sur le capital et en rehaussant légèrement l’impôt des institutions financières, on pourrait avoir 600 millions $ par année», a-t-il déclaré avant la manifestation.

9 février 2014 : La Fête des neiges de Montréal 2014 qui s’est déroulée pour la première fois cette année sur quatre week-ends a attiré plus de 100 000 personnes. La 31e édition de cet événement qui avait lieu au parc Jean-Drapeau du 18 janvier au 9 février a attiré nettement plus de gens qu’en 2013 (78 000 visiteurs). Le temps glacial des deux premières fins de semaine ne semble pas avoir donné froid aux yeux aux nombreux amateurs de plein air qui ont participé aux 25 activités extérieures. Plusieurs spectacles ont eu lieu en soirée, notamment Bran Van 3000, samedi. Durant ces quatre week-ends, petits et grands ont su profiter pleinement du sentier des patineurs réfrigéré en bordure du fleuve, de la Grande roue avec vue sur le centre-ville, de la glissoire sur tube, des tours de traîneaux à chiens et à chevaux et de la Tyrolienne de l’Himalaya dont le départ de la Biosphère était situé à plus de 23 m de hauteur sur une longueur de 259 m. Les amateurs de sports d’hiver pourront d’ailleurs continuer de faire du traîneau à chiens, du ski de fond, de la raquette, de la planche à neige ou ski par télétraction au parc Jean-Drapeau tant que la température le permettra.

10 février 2014 : De «l’ignorance», par «inadvertance», une «anomalie», l’ex-PDG de Tourisme Montréal Charles Lapointe avait beaucoup d’excuses pour justifier des allocations de dépenses gonflées. M. Lapointe, qui gagnait un salaire annuel de 398 000 $, avait dû rembourser 10 000 $ de réclamations faites en double après une enquête du vérificateur général (VG). Durant ses 24 années comme PDG, Charles Lapointe ne s’est jamais fait refuser un compte de dépense. M. Lapointe, qui a refusé d’être assermenté durant son témoignage en commission parlementaire lundi, affirme plutôt que ce n’était pas lui qui inscrivait ses dépenses. «Supposons que ma secrétaire réserve un billet d’avion. Il y a trois ou quatre occasions où l’on peut inscrire ce billet d’avion dans un compte de dépense», a-t-il expliqué. Il avait lui-même admis candidement que «ce ne sont pas de bonnes explications». À la suite de l’enquête du VG a signalé que l’ancien ministre libéral fédéral n’aurait pas dû toucher une allocation de près de 11 000 $ par an pour un véhicule qui lui était de toute façon fourni par l’employeur. M. Lapointe a là aussi plaidé l’ignorance et a remboursé la somme. «J’aurais dû mieux lire mon contrat», a affirmé M. Lapointe. Quant aux dons de 64 000 $ qui lui ont été remboursés par Tourisme Montréal alors qu’il les déduisait dans sa déclaration d’impôt, M.Lapointe a affirmé qu’il ignorait ce fait. «Je n’ai jamais fait mes impôts. Je suis tombé en bas de ma chaise», a-t-il expliqué. Poivré de questions par les députés de tous les partis, Charles Lapointe n’a jamais voulu admettre que Tourisme Montréal avait un caractère public. Sur le site internet de l’organisme, on peut lire qu’il s’agit d’un «organisme privé à but non lucratif». Pourtant, l’essentiel du budget provient d’une taxe sur l’hébergement et de subvention de Québec et d’Ottawa.

10 février 2014 : Un piéton a été gravement blessé, ce matin, après avoir été happé par un autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC), dans le quartier Saint-Roch, à Québec. L’accident s’est produit vers 8 h 40 au coin des rues Dorchester et du Roi. La victime, un homme dans la cinquantaine, a été rapidement transportée par ambulance dans un centre hospitalier, mais aucun détail supplémentaire au sujet de son état de santé n’était disponible. Le chauffeur du véhicule de transport en commun, un homme, a quant à lui dû être traité pour un choc nerveux. Un périmètre de sécurité a été érigé dans le secteur et des enquêteurs du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) devaient se rendre sur les lieux afin de déterminer les causes et circonstances exactes de l’accident.

11 février 2014 : Trois corps ont été découverts par les autorités dans une résidence de la rue Sicard, à Trois-Rivières, ce matin. Après avoir été appelés sur les lieux vers 8h, les policiers de Trois-Rivières ont vu deux adolescents sortir de la maison unifamiliale. Ces deux garçons mineurs ont été arrêtés sur place et conduits au poste de police. La police de Trois-Rivières affirme qu’ils sont considérés comme des suspects. Les trois victimes retrouvées dans la maison seraient de jeunes adultes, selon la police qui a refusé de révéler leur sexe. Selon des informations préliminaires, il pourrait s’agir d’un triple homicide. Des enquêteurs de la police étaient dans la résidence pour comprendre ce qui s’est passé. Un poste de commandement a été mis en place sur la rue Sicard qui a été fermée à la circulation. Ce drame a eu lieu dans un quartier résidentiel.

11 février 2014 : Après avoir laissé le ministre des Finances dénoncer le «fédéralisme prédateur» d’Ottawa, le gouvernement Marois s’est livré à un tir groupé sur le budget dévoilé mardi par le gouvernement fédéral. «Je suis outrée. Ils sont absolument entêtés comme c’est pas possible. Ils font payer le prix aux Québécois», a rouspété la première ministre, Pauline Marois, à l’Assemblée nationale. Le litige entourant les ententes sur la formation de la main-d’œuvre hérisse Mme Marois autant que la ministre du Travail, Agnès Maltais. «Chaque province a son propre modèle. Ils veulent dépenser de l’argent à côté des systèmes que nous avons, alors qu’ils n’ont même pas d’institution pour gérer le tout. Ils ne négocient pas, ils veulent nous imposer leur décision, c’est du gaspillage de la part du fédéral qui se vante souvent d’éliminer le gaspillage.» «C’est fou braque», a rajouté la ministre Agnès Maltais qui signale que le gouvernement Harper s’apprête à agir à l’encontre du Conseil du patronat, des Fédérations des chambres de commerce et des entreprises indépendantes de même que des syndicats. «Il y a un système qui marche bien au Québec. Si le gouvernement fédéral veut instaurer la subvention canadienne pour l’emploi, il va trouver ça compliqué parce que depuis 15 ans, les fonctionnaires qui s’occupent de formation et de la main-d’œuvre sont au Québec.» Le gouvernement fédéral entend soustraire 70 millions de l’enveloppe de 116 millions constituant la Subvention fédérale pour l’emploi réservée pour le Québec pour la dispenser aux entreprises auquel cas de nombreuses PME seraient exclues. À défaut d’une entente avec le Québec, Ottawa menace d’agir unilatéralement dès le 1er avril. D’autres pommes de discorde s’ajoutent entre Québec et Ottawa dans ce contexte pré-électoral. L’intention fédérale de créer un fonds pour soutenir la recherche universitaire en est une autre. «C’est une responsabilité du Québec; pourquoi ne nous envoient-ils pas l’argent au lieu de dédoubler ce qu’on fait déjà», a demandé Pauline Marois.

11 février 2014 : Dany Villanueva devra payer deux amendes totalisant 1000 $ à la suite de son arrestation à Repentigny, dans Lanaudière, en avril 2011. L’accusé de 27 ans avait plaidé coupable en décembre dernier de conduite avec plus 80 mg d’alcool par 100 ml de sang, possession simple de cannabis et bris d’engagement. Le juge Bruno Leclerc avait condamné Villanueva à 1000 $ d’amende pour le premier chef. Pour ce qui est des deux autres accusations, l’avocat de l’accusé avait demandé un report de la sentence, car il demandait une absolution, qu’il n’a pas obtenue. En rendant sa sentence, au palais de justice de Joliette, le juge Leclerc a précisé que les antécédents judiciaires de l’accusé, en matière de bris d’engagement, démontrent que les divers passages devant la cour et les différentes sentences qu’il a reçues n’ont pas permis à Villanueva de réaliser le caractère inadéquat des gestes qu’il a posés. Dany Villanueva avait été arrêté le 15 avril 2011, vers 3 h du matin, sur la rue Notre-Dame à Repentigny, alors qu’il était à bord de son véhicule en compagnie de deux autres individus. C’est à la suite d’une interception de routine que les policiers de Repentigny avaient constaté qu’une odeur d’alcool émanait de la bouche de l’accusé. Dany Villanueva est toujours sur le coup d’une mesure de renvoi vers le Honduras, pour cause de «grande criminalité». Son avocat a déposé une demande pour une évaluation des risques avant renvoi ainsi qu’une demande d’intervention du ministre de l’Immigration pour cause humanitaire. Une décision finale devrait être connue dans les prochaines semaines. Villanueva avait été un témoin-clé de l’enquête du coroner concernant le décès de son frère, Freddy. Ce dernier avait été abattu lors d’une intervention policière, le 9 août 2008, dans le stationnement de l’arrondissement de Montréal-Nord.

12 février 2014 : Deux adolescents de 17 ans ont été accusés des meurtres prémédités de Raphaëlle Boisvert, 17 ans, son copain Jessy Chevalier du même âge et de la sœur aînée de la jeune fille, Roxanne Boisvert, 22 ans, dans une maison de Trois-Rivières, hier. Les suspects, qui ne peuvent être identifiés parce qu’ils sont mineurs, sont aussi accusés en Chambre de la jeunesse de complot en vue de tuer la mère des deux soeurs ainsi que des policiers. La Couronne a toutefois demandé à ce qu’ils soient jugés comme des adultes en raison de la gravité des accusations. Les familles des deux accusés étaient présentes dans la petite salle du tribunal de la jeunesse qui était bondée pour occasion. Les trois jeunes victimes ont connu une «mort brutale», a affirmé la police mardi. À 8 h mardi, les deux adolescents seraient entrés dans la résidence familiale des Boisvert sur la rue Sicard. Raphaëlle et Jessy auraient été abattus par balle pendant que Roxanne, ayant entendu les coups de feu, téléphonait au 9-1-1. Quelques minutes plus tard, elle serait tombée elle aussi sous les balles des deux jeunes assaillants. Ces allégations n’ont toutefois pas été prouvées. Les deux présumés meurtriers n’ont offert aucune résistance lors de leur arrestation par la police quelques minutes après le drame devant la maison unifamiliale d’un quartier résidentiel de Trois-Rivières. Selon des amis de Raphaëlle, l’un des deux jeunes présumés meurtriers aurait eu une aventure avec elle et serait depuis jaloux du copain de cette dernière. Il pourrait s’agir du mobile du crime. C’est ce que les enquêteurs tenteront de comprendre dans les prochains jours.

12 février 2014 : Un piéton d’environ 70 ans a perdu la vie après avoir été happé par une voiture, dans l’arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal. L’accident s’est produit vers 5 h 30 sur le boulevard de la Côte-Vertu, sur le viaduc qui surplombe l’autoroute 15. L’automobiliste, qui circulait en direction ouest, n’aurait pu éviter la collision avec l’homme qui tentait de traverser le boulevard. «Lors de l’impact, l’homme a été projeté au sol et traîné sur quelques mètres avant que le véhicule ne puisse s’immobiliser», a indiqué Raphaël Bergeron, porte-parole de la police de Montréal. Dépêchés sur les lieux, les ambulanciers ont tenté des manœuvres de réanimation sur la victime, mais le décès a finalement été constaté sur place, selon Bob Lemle, chef aux opérations à Urgences-santé. Quant au conducteur du véhicule, un homme de 50 ans, il a dû être traité pour un choc nerveux. Le boulevard de la Côte-Vertu a été complètement fermé à la circulation dans le secteur.

13 février 2014 : Un homme et deux enfants ont été gravement blessés, ce matin, lorsque leur voiture a été percutée par un autre véhicule, dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil. Les jeunes âgés de cinq et dix ans ainsi que l’homme de 45 ans ont tous été transportés dans un centre hospitalier, mais leur état de santé n’était pas connu. L’accident s’est produit peu avant 8 h près de l’intersection des boulevards Gaétan-Boucher et Davis. Les trois victimes circulaient sur le boulevard Gaétan-Boucher, mais une voiture qui arrivait en sens inverse les a heurtés de plein fouet alors qu’ils tentaient de tourner à gauche sur le boulevard Davis. À la suite de cette collision, un des enfants est d’ailleurs resté coincé dans le véhicule et les pinces de désincarcération ont été nécessaires afin de le dégager. Le conducteur de l’autre véhicule a quant à lui subi un violent choc nerveux. De nombreux services d’urgence ont été dépêchés sur place et un large périmètre de sécurité a été érigé autour de la scène de l’accident.

13 février 2014 : Une tempête de neige s’est abattue sur la province cette nuit, ce qui a rendu les conditions routières difficiles en matinée, dû à d’importantes accumulations. «Les routes sont généralement partiellement enneigées ou enneigées. La visibilité est bonne ou réduite à certains endroits, car il n’y a pas eu de gros vents», a expliqué Mario Saint-Pierre, du ministère des Transports du Québec. À Montréal, l’ensemble du réseau routier présentait des chaussées partiellement couvertes, ainsi qu’une bonne visibilité. À certains endroits, notamment sur les autoroutes 15 et 40, ainsi que sur le pont Champlain, la visibilité était réduite. «Il faut ralentir et garder une distance sécuritaire avec les véhicules qui nous précèdent», a rappelé Ingrid Asselin, de la Sûreté du Québec. Du côté de la Montérégie, c’est partiellement couvert, a ajouté M. Saint-Pierre. «La visibilité est bonne, même si on s’attendait à autre chose», a-t-il spécifié. À Longueuil, Sainte-Julie et Saint-Hilaire, on pouvait déceler la présence de lames de glace sur les routes. Vers 7 h30, un carambolage impliquant une quinzaine de véhicules a eu lieu sur l’autoroute 20 est, à Boucherville. Deux personnes ont subi des blessures mineures, a rapporté Joyce Kemp de la SQ. Certains secteurs comme l’Estrie, Québec, Charlevoix et la Gaspésie pourraient être davantage touchés et recevoir jusqu’à 50 centimètres de neige. En plus de la neige, des vents violents étaient attendus, principalement dans régions qui longent le fleuve Saint-Laurent. Ces rafales pourraient même atteindre des pointes allant jusqu’à 100 km/h. Ce cocktail provoquera de la poudrerie généralisée, donnant lieu à une visibilité réduite ou nulle sur les routes. L’aéroport Montréal-Trudeau avisait les passagers que plusieurs vols seraient annulés ou retardés vendredi, dû aux conditions météorologiques difficiles sur la Côte Est Américaine. La Société de transport de Montréal rappelle aux personnes en fauteuil roulant qu’il pourrait être impossible pour les chauffeurs d’offrir le service aux arrêts d’autobus accessible, en raison des accumulations de neige. Le service était perturbé sur une quinzaine de lignes en matinée, au niveau du réseau local, des navettes et des autobus express.

14 février 2014 : Après avoir exprimé des doutes lors de la dernière campagne électorale, le gouvernement du Québec donne le feu vert à l’exploration pétrolière de l’île d’Anticosti pour l’été. L’État investit 100 millions $ dans deux programmes, pour de possibles retombées de 45 milliards $ sur 30 ans. La première ministre Pauline Marois a fait l’annonce de deux ententes sur les programmes d’exploration. Québec et ses partenaires privés cherchent à confirmer la présence de 46 milliards de barils d’or noir dans cette île du Saint-Laurent. Le premier contrat est paraphé par Ressources Québec, Pétrolia, Corridor Ressources ainsi que la multinationale française Maurel & Prom. Sur les 100 millions $ investis, 57 millions $ proviendront du Trésor public, qui retiendra une participation de 35% dans la coentreprise. Une entente est aussi signée avec Junex ainsi qu’un exploitant qui n’a pas encore été choisi. Ils financeront un programme d’exploration de 90 millions $, dont la moitié pourrait être assumée par le gouvernement. Les détails ne sont pas encore négociés, mais l’État avance qu’il pourrait obtenir une participation de 40 % dans le projet. Le gouvernement rajoute aussi 13 millions $ pour acquérir des permis appartenant à Corridor. Ainsi, Québec garderait le contrôle de la moitié des permis sur l’île d’Anticosti. Sur chaque dollar de revenu, il retiendrait 61 cents. Le gouvernement Marois s’attend à 45 milliards $ de redevances, d’impôts et des profits sur trois décennies. Ce scénario table sur un prix de 100$ le baril pour le pétrole sur les marchés internationaux. Le potentiel d’énergie fossile pourrait se confirmer après deux étapes de travail, culminant à l’été 2015. Le gouvernement commanderait ensuite une étude d’impact sur l’exploitation du pétrole au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Il faudra aussi établir que le coût d’extraction de la ressource naturelle rendra son exploitation rentable. Le gouvernement péquiste dit ainsi vouloir faire l’indépendance énergétique. Du moins dans la mesure du possible. L’importation de pétrole étranger a un coût de 14 milliards $ par année pour la province. Les programmes lui permettront aussi, a indiqué le ministre des Finances, Nicolas Marceau, d’«exercer une influence sur les activités courantes et de posséder une plus grande latitude dans la négociation des ententes». Pétrolia et Junex sont les sociétés les plus connues des Québécois en matière d’exploration pétrolière et gazière dans la province. Pétrolia détient des intérêts sur l’île d’Anticosti achetés d’Hydro-Québec en 2008 qui couvrent 6000 km carrés, soit 75% de la superficie totale de l’île. Ce territoire pourrait contenir 30,9 milliards de barils de pétrole, selon les estimations de la firme Sproule Associates de Calgary. À Gaspé, Pétrolia est à l’origine de la première découverte significative de pétrole au Québec. Selon le fondateur de l’entreprise, André Proulx, quelque sept millions de barils de pétrole seraient récupérables sur un territoire qui s’étend sur une superficie de 9 à 12 km, dans la région de Gaspé. Pour évaluer le potentiel pétrolier de l’île d’Anticosti, Pétrolia s’est associée à la compagnie Corridor Resources d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. La compagnie détient divers intérêts sur des permis d’exploration couvrant une superficie de plus de 891 000 acres sur l’île, et les deux compagnies y ont mené conjointement des travaux d’exploration. En plus d’être active au Québec, Corridor Resources est présente au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince- Édouard. La compagnie possède notamment un permis d’exploration du gisement Old Harry, dans le golfe Saint-Laurent, du côté terre-neuvien. Junex a été créée en 1999 par l’ingénieur pétrolier Jean-Yves Lavoie, et Me Jacques Aubert, un ancien président de la défunte Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP) du gouvernement québécois. La compagnie possède des permis d’exploration sur un territoire de près de 235 000 acres bordant le côté sud de l’île d’Anticosti. Ces permis ont été acquis d’Hydro-Québec en octobre 2007. Un rapport indépendant estime à 12,2 milliards de barils la quantité de pétrole non découvert. Junex a aussi obtenu des permis sur 5 millions d’acres situés dans les basses-terres du St-Laurent, les Appalaches et la Gaspésie. Selon des estimés, la compagnie détient sur ses permis des Shales d’Utica des ressources gazières potentiellement récupérables de 3,5 trillions de pieds cubes de gaz naturel. La quatrième société, la française Maurel & Prom, est aussi associée à Pétrolia, cette fois pour la recherche d’hydrocarbures en Gaspésie. L’association de la compagnie parisienne remonte à février 2013. Maurel & Prom est la deuxième société pétrolière française en importance avec une capitalisation boursière de 1,8 milliard d’euros et une production brute de 29 000 barils par jour.

14 février 2014 : Les quatre kilomètres de la ligne jaune reliant les stations Berri à Longueuil auraient besoin d’une bonne cure de jeunesse. La Société de transport de Montréal (STM) procède actuellement à des travaux d’entretien. Le béton qui recouvre la voûte à plusieurs endroits s’effrite et les treillis métalliques installés à la fin des années 1990 doivent être remplacés par des réparations permanentes. Les problèmes d’infiltration d’eau sont nombreux selon directeur de projet. Des glaçons se sont même formés dans la voûte. Ces travaux majeurs évalués à 10 millions $ nécessiteront la fermeture de la ligne jaune entre les stations Berri et Longueuil durant 25 fins de semaine, soit de mars à mai, puis des mois de septembre à décembre. «On s’est assuré de choisir les week-ends qui n’avaient aucun impact sur les activités du parc des Îles», a assuré le président de la STM, Philippe Schnobb. La Société de transport de Montréal estime être en mesure d’interrompre les travaux à tout moment si une urgence se déclarait sur une autre structure de la région montréalaise, notamment le pont Champlain. Les travailleurs ont déjà commencé à préparer le tunnel en vue des travaux qui commenceront le 8 mars. Chaque nuit, les équipes de génie civil sont à l’oeuvre.

14 février 2014 : La table est mise pour des élections générales hâtives. Le second budget Marceau sera déposé jeudi, au moment où le vérificateur général du Québec présentera l’examen indépendant des finances publiques. Mandaté par l’opposition pour se pencher sur la dernière mise à jour économique et financière du gouvernement Marois, Michel Samson n’a pas l’intention pour le moment d’avancer le dépôt de son rapport. «Le vérificateur général veut rester neutre là-dedans, on va garder notre date du 20 février», a précisé au Journal la porte-parole, Lucie Roy. Elle dit ne pas avoir reçu jusqu’ici de demande formelle du gouvernement à cet effet. Les chiffres n’ont pas changé depuis la mise à jour de novembre dernier, a prévenu cette semaine la première ministre. En manque de revenus, Québec n’a pas les moyens de distribuer des «bonbons» dans ce budget, qu’on sait déjà écrit en rouge, en raison d’un déficit annoncé de 2,5 milliards $ cette année et de 1,75 milliard $ l’an prochain. Trois dates ont été encerclées en rouge par les stratèges péquistes. Mme Marois pourrait appuyer sur le bouton dès la semaine suivante, le 26 février, pour un scrutin le 31 mars. Ce scénario est toutefois moins probable qu’un déclenchement le 5 mars (pour un scrutin le 7 avril), qui laisserait le temps aux troupes péquistes de vendre le budget durant la relâche parlementaire sans devoir affronter l’opposition à l’Assemblée nationale. Ce dernier scénario permettrait au vice-premier ministre François Gendron, qui pourrait se retirer de la vie politique, d’égaler le record de longévité à l’Assemblée nationale, détenu par le regretté Gérard D. Lévesque. Ironiquement, le député d’Abitibi-Ouest atteindrait ce record justement le 14 avril 2014.

14 février 2014 : Lorsque l’acquisition de la Montreal, Maine and Atlantic Railway par la compagnie américaine Railroad Acquisition Holdings, une filiale de Fortress, sera complétée, le nom de l’entreprise ferroviaire deviendra la Central Maine and Quebec Railway. John Giles, un consultant qui travaille avec Fortress sur l’achat de la MMA a confirmé le nouveau nom dans un courriel envoyé au Bangor Daily News. Il a déclaré que le nom a été choisi parce qu’il «sonne bien» et qu’il s’agit d’une description précise de la communauté desservie. La tâche était plus complexe qu’il n’y paraît, selon Chalmers Hardenbergh, rédacteur de la publication bimensuelle Atlantic Northeast Rails & Ports. «Plusieurs noms qui font référence au Maine ont déjà été choisis. Comment parler du Maine lorsqu’on a déjà le Maine Northern Railway, l’Eastern Maine Railway, le Maine Eastern Railway, le Maine Central Railroad et le Boston and Maine (…).» Railroad Acquisition Holdings, une filiale de la société de placements Fortress, qui œuvre déjà dans le domaine du transport ferroviaire de marchandises, avait offert 15,7 millions $ lors d’une vente aux enchères tenue dans les bureaux d’un syndic à Portland pour mettre la main sur les actifs de la MMA, qui s’est placée sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers au Canada et aux États-Unis, en août dernier. L’entreprise ferroviaire a été impliquée dans un déraillement de train qui a fait 47 morts, le 6 juillet à Lac-Mégantic.

À lire également : événements qui ont eu lieu entre le 15 février et le 21 février 2014.

Montagne de neige

Montagne de neige

Une montagne de neige à Laval. Photo : © GrandQuebec.com

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