Ligne du temps : 2014

8 avril – 14 avril

8 avril – 14 avril

C’est arrivé au Québec entre le 8 avril et le 14 avril 2014

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 1er avril jusqu’au 7 avril 2014

8 avril 2014 : Après une cuisante défaite aux mains des libéraux, la chef péquiste Pauline Marois a remis sa démission. Alors que plusieurs y perçoivent des signes d’essoufflement du mouvement souverainiste, d’autres se demandent qui sera le prochain visage de l’indépendance du Québec. Après avoir été déchue dans sa propre circonscription de Charlevoix, l’ex-première ministre a prononcé un discours de défaite empreint d’émotions. Sur scène, Pauline Marois était accompagnée de trois candidats qui pourraient bien lui succéder à la tête du Parti québécois: Bernard Drainville, Jean-François Lisée et Pierre Karl Péladeau. D’après plusieurs experts en politique québécoise, l’un de ces trois candidats sera probablement le successeur de Mme Marois. C’est le cas notamment de Pierre Karl Péladeau, qui a reçu l’appui de l’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, au lendemain du scrutin général. Cette candidature ne fait toutefois pas l’unanimité.

8 avril 2014 : À la suite de sa victoire écrasante sur les troupes péquistes, le chef libéral Philippe Couillard doit maintenant faire face à de nombreux défis de taille. Il devra notamment constituer son Conseil des ministres pour attaquer de front le principal dossier de son parti: l’économie. Avec un déficit budgétaire évalué à 1,75 milliard $ pour l’exercice 2014-2015, la santé financière du Québec en inquiète plusieurs. D’ailleurs, les spécialistes s’entendent pour dire que le dossier des finances publiques représente sans aucun doute un enjeu primordial pour le gouvernement Couillard. «On aimerait parler d’environnement ou de santé, mais je crois que l’économie va représenter un gros morceau de l’agenda de Philippe Couillard. On ne peut tout simplement pas avoir des déficits continuels au Québec», a commenté Jean-François Godbout, professeur au département de science politique de l’Université de Montréal. Le nouveau premier ministre s’est également engagé à créer 250 000 emplois à travers le Québec. Si cet engagement paraît «farfelu» aux yeux de M. Lamoureux, il affirme que Philippe Couillard devra présenter un plan d’action concret afin d’expliquer sa démarche dans les plus brefs délais. il tient à respecter ses engagements électoraux, M. Couillard devra s’entourer d’une équipe de ministres chevronnés. M. Couillard aura aussi l’embarras du choix pour les ministères à saveur économique. Les membres de son trio économique, composé des économistes Carlos Leitao et Martin Coiteux, ainsi que du banquier Jacques Daoust, ont tous été élus.

8 avril 2014 : L’ancien premier ministre péquiste Bernard Landry a reconnu que l’élection du 7 avril était «un événement historique majeur et négatif pour l’idéal souverainiste». En entrevue à 100 % Nouvelles, à LCN, il a décrit ce qui est arrivé comme «Une espèce de tremblement de terre, qui va permettre au Parti québécois de réajuster bien des choses. De regarder toutes les questions relatives à ses erreurs passées, je ne parle pas juste de la campagne électorale, je parle des erreurs tout au long de la vie du parti.» Il faudra un certain temps, un temps de réflexion profonde, a-t-il précisé, pour trouver un nouveau chef. «Les indépendantistes n’ont plus le droit à l’erreur. Nous devons, à partir de ce malheur, entreprendre la route vers l’indépendance», a ajouté M. Landry.

8 avril 2014 : Une fenêtre du Centre communautaire islamique Assahaba, situé sur la rue Bélanger, dans le quartier Rosemont, à Montréal, a subi une attaque à la hache considérée comme un «crime haineux» par la police, dans la nuit de lundi à mardi. Une fenêtre a été fracassée, mais on ne déplore pas de blessés. Les inscriptions «Fuck liberals» et «On va exterminer les musulmans» étaient écrites sur la hache, a affirmé Adil Charkaoui, président du Centre. Les fidèles ont découvert le méfait ce mardi peu avant la prière de l’aube. Sur Twitter, des menaces de mort auraient été proférées contre M. Charkaoui, quelques heures avant l’attaque, a signalé ce dernier. «Ils veulent nous gâcher la fête [de la défaite électorale du Parti québécois]!», s’est indigné M. Charkaoui, dont le militantisme contre la charte des valeurs prônée par l’ancien gouvernement péquiste est de notoriété publique. Soupçonné d’avoir été un agent dormant du réseau terroriste Al Qaïda, M. Charkaoui a déjà été détenu, entre 2003 et 2005, en vertu d’un certificat de sécurité. Ce certificat a été annulé en 2009 par la Cour fédérale. M. Charkaoui poursuit le gouvernement du Canada pour 26 millions $ pour dommages subis.

9 avril 2014 : L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené une dizaine de perquisitions dans la région de Montréal, notamment chez de très hauts gradés de l’ex-administration de Gérald Tremblay. Les enquêteurs ont visité la résidence de l’ex-directeur général de la Ville de Montréal, Robert Abdallah, et celle de l’ex-président du comité exécutif, Frank Zampino, jadis des hommes de confiance du maire Tremblay. Ils se sont aussi rendus chez le controversé entrepreneur Tony Accurso ainsi que chez son bras droit, Frank Minicucci. L’UPAC n’a pas voulu expliquer les motifs des perquisitions, mais selon TVA Nouvelles, l’opération policière serait en lien avec le scandale des compteurs d’eau. Dès 6 h 30, environ 90 policiers ont été déployés sur le terrain, a expliqué Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l’UPAC. Ils étaient à la recherche de documents, qu’ils soient sous forme électronique ou papier. «C’est une étape d’enquête dans le but d’amasser de la preuve», s’est limitée à dire la porte-parole.  Plusieurs des hommes qui ont reçu la visite des policiers sont déjà bien connus pour leurs démêlées avec la justice, ou ont fait parler d’eux à la commission Charbonneau. Frank Zampino a été accusé en 2012 de fraude, complot et abus de confiance en lien avec l’affaire du Faubourg Contrecoeur. Il a aussi été égratigné par le scandale des compteurs d’eau. Plusieurs témoins de la commission Charbonneau l’ont de plus désigné comme étant la tête pensante du système de collusion et corruption à Montréal, ce qu’il a nié en bloc. Robert Abdallah, qui était le plus haut fonctionnaire de la Ville entre 2003 et 2006, aurait reçu un pot-de-vin de 300 000 $ de la part de la compagnie Tremca, selon le témoignage de l’entrepreneur Lino Zambito devant la juge Charbonneau.

9 avril 2014 : Pourchassé pour un vol à main armée dans une bijouterie, un homme est mort sous les balles des policiers, cet avant-midi, à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie. Peu avant 11h, le suspect âgé dans la mi-trentaine a fait irruption dans la Joaillerie Langevin, sur le boulevard Saint-Luc. Armé d’une arbalète, il a menacé le commerçant et commis un vol dont la valeur n’a pas été précisée, avant de prendre la fuite à pied. Les policiers l’ont rattrapé quelques minutes plus tard, au coin des rues de Montmartre et Papineau, a indiqué le sergent Luc Tougas, de la police de Saint-Jean-sur-Richelieu. « Des coups de feu ont été tirés » et ont atteint l’homme mortellement, a mentionné le sergent Tougas, qui n’était pas en mesure de dire combien de coups de feu avaient été tirés et si le suspect avait lui aussi fait feu en direction des policiers. « Le décès de l’homme a été constaté une heure plus tard, à l’Hôpital du Haut-Richelieu », a précisé le porte-parole de la police. Un résident de la rue de Montmartre nettoyait da pelouse lorsque l’incident s’est produit. Par souci de transparence, le dossier a été transféré à la Sûreté du Québec (SQ). Selon la porte-parole de la SQ Audrey-Anne Bilodeau, lors du vol et de l’incident qui a suivi, outre la victime, « personne n’a été blessé physiquement ».  Le service de l’identité judiciaire de la SQ a passé l’après-midi à récolter des indices sur les lieux du drame, tandis que les enquêteurs ont interrogé les différents témoins.

10 avril 2014 : L’emportièrage (dooring), un incident qui se produit lorsqu’un automobiliste ouvre subitement sa portière sans que le cycliste ait eu le temps de l’éviter, est en pleine augmentation à Montréal. En 2013, 105 accidents ont été répertoriés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), dont deux accidents mortels. C’est pourquoi une campagne de sensibilisation auprès des cyclistes et des automobilistes a été lancée pour demander à ces derniers d’augmenter leur vigilance lorsqu’ils sortent de leur véhicule. « Il y a deux comportements, celui de l’automobiliste qui devrait regarder dans son angle mort pour s’assurer qu’un cycliste n’arrive pas avant d’ouvrir sa porte,» a expliqué un porte-parole de la coalition Vélo-Montréal. Ce dernier demande aux automobilistes d’ouvrir leur porte avec leur bras opposé, ce qui les forces à vérifier leur angle mort. L’autre recommandation concerne les cyclistes qui doivent être constamment attentifs aux comportements des automobilistes qui «changent de direction sans regarder leurs angles morts ». En 2013, le SPVM a donné 53 amendes de 57 $ en vertu de l’article 430 du code de la sécurité routière. « Nul ne peut ouvrir la portière d’un véhicule routier à moins que ce véhicule ne soit immobilisé et sans s’être assuré qu’il peut effectuer cette manoeuvre sans danger », précise cet article. Les accidents dus à l’« emportièrage » ne sont pas reconnus par la SAAQ précisément parce que l’automobile n’est pas en mouvement.

10 avril 2014 : La Cour suprême du Canada a refusé une demande de l’entrepreneur Tony Accurso visant à contester une décision de la Cour supérieure du Québec dans ses efforts pour ne pas témoigner devant la commission Charbonneau. L’avocat de l’entrepreneur en construction cherchait à faire casser une décision de la Cour supérieure du Québec qui a refusé le témoignage de certains individus lors des procédures visant l’annulation de l’assignation à comparaître de son client devant la commission Charbonneau. L’avocat de M. Accurso voulait notamment faire témoigner le commissaire de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, à qui il demandait d’apporter la liste des enquêtes concernant M. Accurso. Il voulait aussi que le patron des enquêtes de la commission Charbonneau, Robert Pigeon, fournisse des documents concernant Tony Accurso, ce que le juge a refusé. Le juge Jean-François Buffoni, de la Cour supérieure, a rejeté les subpoenas à l’endroit de MM. Lafrenière et Pigeon, estimant que les informations demandées étaient protégées par le privilège de la Couronne. M. Accurso fait présentement l’objet d’enquêtes criminelles, et il craint que la commission l’oblige à fournir des éléments de preuve qui l’auto-incrimineraient. Il plaide l’exemption constitutionnelle.

11 avril 2014 : L’honorable Leona Aglukkaq, ministre canadienne de l’Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, a désigné le tout premier phare patrimonial en vertu de la Loi sur la protection des phares patrimoniaux du Canada, sur la recommandation de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Il s’agit du phare de l’île aux Perroquets, situé dans le décor enchanteur de la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan. Cette loi, qui fut adoptée en 2008, est conçue pour protéger les phares situés dans les eaux côtières et intérieures appartenant au gouvernement fédéral et ayant une importante valeur patrimoniale. Parcs Canada assure la mise en œuvre de cette loi qui contribue à préserver l’histoire maritime du Canada pour que les générations d’aujourd’hui et de demain puissent en profiter et en jouir. Les Canadiennes et les Canadiens ont proposé des centaines de phares pour être considérés aux fins de désignation en vertu de la Loi. Le phare de l’île aux Perroquets a été construit en 1951. Sa tour est caractéristique des tours de remplacement construites par le gouvernement du Canada dans les années suivant la Seconde Guerre mondiale. Le phare sera cédé à la Corporation de l’Île aux Perroquets (gestionnaire de la station de phare) qui en protégera le caractère patrimonial. Dès l’été prochain, les visiteurs pourront apprécier les travaux majeurs de restauration des bâtiments de la station de phare réalisés par la Corporation et Parcs Canada, en vivant l’expérience géniale de passer une nuit sur l’île. L’île aux Perroquets a accueilli la première station de phare de la région, en 1888, il y a plus de 125 ans. « Je suis fier que mon gouvernement ait à cœur la protection des phares patrimoniaux pour les générations futures, et ce, partout aux pays. Je suis ravi que la Corporation de l’Île aux Perroquets fasse revivre ce phare appelé à être un attrait touristique incontournable en Minganie et à stimuler l’économie régionale. » a souligné l’honorable Denis Lebel, ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et ministre de l’Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales.

11 avril 2014 : Le niveau de plusieurs rivières est à la hausse au Québec, notamment à Beauceville, dans Chaudière-Appalaches, où la rivière Chaudière est sortie de son lit ce soir. En soirée, la route 137 a été recouverte d’eau à Beauceville. Les stationnements de nombreux commerces ont été inondés. Les riverains de ce secteur sont touchés chaque année par la hausse du niveau de la rivière Chaudière. Pour l’instant, personne n’avait été évacué. Plusieurs rivières de la Montérégie et de l’Estrie sont sous surveillance depuis une semaine, mais les cours d’eau des régions du Centre-du-Québec et Chaudière-Appalaches sont aussi sujets à une forte crue cette fin de semaine. Un avertissement de débâcle est en cours pour bon nombre de rivières dans ces régions. Une forte crue pourrait notamment toucher les rivières Châteauguay, Yamaska, Noire, Saint-François, Bécancour, Nicolet, des Milles Îles, des Prairies et Bayonne, indique la firme Hydro Météo. Cette hausse du niveau de l’eau augmente le risque d’inondation dans ces zones. À Sainte-Geneviève-de-Berthier, dans Lanaudière, la route 138 est fermée à la hauteur du pont de la Bayonne à cause d’un embâcle de glace sur la rivière, a indiqué le MTQ.

11 avril 2014 : Les actifs du volet international de BIXI reviendront à l’entrepreneur québécois Bruno Rodi pour une somme de 4 millions $ malgré le fait qu’une offre supérieure de dernière minute d’un groupe d’investisseurs américains était venue brouiller les cartes, ce matin. Le tribunal a tranché cet après-midi au palais de justice de Montréal, après avoir entendu les deux parties. D’après des informations obtenues, l’offre d’achat de M. Rodi devait être acceptée. Il y a cependant eu revirement de situation lorsque le groupe REQx Venture, un des soumissionnaires finalistes, a présenté à la dernière minute une offre bonifiée. L’entreprise REQx Venture proposait d’acquérir les actifs pour près de 5,5 millions $ une offre supérieure à celle de M. Rodi qui s’établit à 4 millions $. Le juge a rendu un verdict favorable à l’endroit de M. Rodi. Il a indiqué dans son jugement tenir compte de l’intérêt du principal créancier dans le dossier, la Ville de Montréal. Dans les circonstances actuelles, le meilleur scénario était d’accepter l’offre de M. Rodi qui a été fait selon les règles. Lors de l’audience, on a appris qu’initialement, REQx Venture avait remporté le processus d’appel d’offres, mais il ne respectait pas certains des critères émis par la Ville de Montréal et par le syndic. C’est donc un Québécois qui assurera le rayonnement de BIXI à l’international. M. Rodi met la main sur les droits du concept BIXI, ses brevets, les logiciels ainsi que deux contrats. En plus d’être un homme d’affaires, M. Rodi est un grand voyageur. D’ailleurs un de ses proches présents au palais de justice a indiqué qu’il se trouvait actuellement « dans l’océan Indien à bord d’une chaloupe ». À la Société de vélo en libre-service (SVLS), ancienne gestionnaire des activités BIXI, on s’est réjoui de l’entente avec M. Rodi.

12 avril 2014 : Les précipitations tombées auront un impact direct sur le niveau des rivières du Québec, qui sont nombreuses à être sorties de leur lit. Entre 15 et 25 mm de pluie sont attendus sur le sud et le centre du Québec, selon les prévisions de Météomédia. En raison de la pluie, la firme Hydro Météo a émis une veille d’inondation pour les rivières Châteauguay, des Anglais, Saint-François, Bécancour, Nicolet, des Mille Îles, des Prairies et Chaudière. À Drummondville, l’administration municipale a décrété les mesures d’urgence après que la rivière Saint-François soit sortie de son lit. Une dizaine de maisons ont été inondées et une quarantaine d’autres ont été évacuées de façon préventive. Dans Chaudière-Appalaches, au moins 55 maisons et 80 citoyens de la municipalité de Saint-Lambert-de-Lauzon ont été relogées à cause du débordement de la rivière Chaudière. Plusieurs autres villes de la région se préparaient à quitter leur logis en cas d’inondation. Un embâcle de plus de 1500 m a fait gonfler la rivière Chaudière. La situation était aussi préoccupante sur la rive nord. Les autorités surveillent plusieurs embâcles qui se sont formés. L’aéroglisseur de la Garde côtière était sur la rivière des Prairies pour briser l’embâcle près du pont Pie IX. De nombreuses rivières du Québec sont aussi sujettes à une débâcle, ce qui se produit lorsque la glace commence à se déplacer sur les rivières. Ce phénomène peut mener à un amoncellement de glace, pouvant ensuite causer des inondations.

12 avril 2014 : Une femme est morte dans le canton de Roxton, en Montérégie, après être tombée de la boîte de la camionnette dans laquelle elle se trouvait. L’accident s’est déroulé sur le chemin privé d’une érablière familiale de la route 222. Quatre personnes ont pris place à l’intérieur de la cabine du véhicule, alors que la femme de 28 ans s’est installée avec un enfant de 10 ans sur le hayon de la caisse. En roulant, le camion est tombé dans un trou. La femme a effectué un mouvement pour empêcher son enfant de tomber, mais se faisant, elle a chuté. Les autres occupants ont appelé les services d’urgence. La dame a été transportée au centre hospitalier de Granby, où les médecins ont constaté son décès. Le conducteur du véhicule a été interrogé par les policiers et remis en liberté. Le dossier a été remis au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui déterminera si des accusations doivent être déposées.

12 avril 2014 : Un salon de toilettage de Laval situé sur le boulevard Samson a été la cible de cocktails Molotov. Les pompiers de Laval ont été appelés sur les lieux vers 3 h 40 pour un incendie au 275, boulevard Samson, au salon de toilettage Paws-Off. À leur arrivée, il était flagrant que les causes des flammes étaient criminelles, affirme Patrick Boucher, lieutenant au Service de police de Laval. «La vitre était fracassée et il y avait des traces d’accélérant», indique M. Boucher. L’incendie a été rapidement maîtrisé par les sapeurs. Personne n’a été blessé.

12 avril 2014 : Plus d’une centaine de personnes, accompagnées pour la plupart de leur animal de compagnie se sont réunies au palais de justice de Montréal, pour demander à ce que les animaux soient traités sur le même pied d’égalité que les êtres humains. Quelques militants ont pris la parole avant que le groupe ne se déplace à l’hôtel de ville. Quelques curieux qui déambulaient calmement à la Place Jacques-Cartier se sont arrêtés pour écouter les revendications du groupe. « L’objectif de cette manifestation, qui se tient aussi simultanément à Québec, est d’ouvrir le débat public à propos de la manière dont les animaux sont traités et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux, a dit Marlène Plourde, une militante. Nous sommes la voix des animaux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes. » À un moment, les manifestants ont interpellé un cocher qui transportait un couple dans une calèche, disant que les chevaux sont souvent maltraités.

13 avril 2014 : Un mur de fondation d’une ancienne église du quartier de La Petite-Bourgogne s’est effondré, à Montréal. Les pompiers ont été demandés sur place vers 11 h 30, après avoir reçu l’appel de voisins qui ont signalé l’événement. Selon le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), le bâtiment situé au 2035 rue Coursol était vacant depuis plusieurs années après avoir servi d’église au départ et de centre communautaire par la suite. Maintenant, ce sont essentiellement des squatters qui occupaient l’endroit. Lorsque les pompiers se sont rendus sur les lieux, personne ne se trouvait sur place. Personne n’a été blessé. Par mesure préventive, neuf logements d’un immeuble voisin abritant un total de 38 personnes ont été évacués au moins jusqu’à lundi. C’est que la sortie de secours donne sur le mur qui s’est effondré. Des résidents ont été pris en charge par la Croix-Rouge et d’autres par des membres de la famille, selon les pompiers.

13 avril 2014 : Un corps a été retrouvé dans un immeuble en feu de la rue Saint-Pierre à Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent. Ce sont des policiers de la Sûreté du Québec qui ont aperçu de la fumée s’échappant d’un immeuble à logements pendant leur patrouille, vers 4 h 15. Ils ont ensuite demandé les renforts des pompiers et commencent l’évacuation des 12 logements de l’édifice. En complétant l’évacuation, les pompiers ont trouvé un corps dans un des appartements. La dépouille sera transportée à Montréal au laboratoire d’identité judiciaire et de médecine légale de la Sûreté du Québec afin d’établir l’identité de la victime et les causes du décès. L’âge et le sexe de la victime n’ont pas été dévoilés. La Croix-Rouge a pris soin de la quinzaine d’occupants évacués pendant la nuit. Les dommages au bâtiment sont évalués à environ 200 000 $.

13 avril 2014 : L’homme qui se serait enlevé la vie, après s’être enfermé chez lui à Longueuil en après-midi, était enquêteur au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Des policiers de Longueuil se sont rendus au domicile de la rue Arsène, en milieu d’après-midi pour tenter de négocier avec l’homme. Ils ont discuté pendant de longues heures, mais l’homme aurait finalement mis fin à ses jours vers minuit, selon nos informations. Le SPVM a toutefois refusé de commenter, puisqu’une enquête est toujours en cours. Comme c’est le cas lorsqu’une personne décède pendant une opération policière, l’enquête a été confiée à un autre corps de police. Dans ce dossier, c’est l’équipe des crimes contre la personne de la SQ qui tentera d’éclaircir l’enchaînement d’événements. Une autopsie sera pratiquée sur la victime en début de semaine. La police de Longueuil s’est rendue à la résidence de l’homme d’une cinquantaine d’années après que son patron eut appelé la police pour signaler que son employé n’allait vraiment pas bien. Certains indices laissaient croire que l’homme était armé. Une dizaine de résidents de la rue Arsène avaient été évacués par mesure de précaution.

14 avril 2014 : Une autopsie sera pratiquée au cours des prochaines heures pour déterminer si le corps repêché des eaux du fleuve, samedi, près de Sorel-Tracy, est bel et bien celui de l’ex-numéro 2 de l’escouade Marteau, le capitaine Éric Martin, disparu depuis décembre. Selon le constable Danny Richer, porte-parole de la police de Montréal, un pathologiste du Laboratoire de médecine légale et de sciences judiciaires devrait effectuer cette expertise lundi après-midi ou mardi. «Le corps a séjourné dans l’eau plusieurs mois et cette autopsie sera nécessaire pour l’identification», a dit le policier. Même si l’identité de la victime demeure incertaine, des objets et pièces vestimentaires trouvés sur la dépouille laissent croire qu’il pourrait s’agir de l’ex-officier de 49 ans. Ni le SPVM, ni la Sûreté du Québec n’ont toutefois confirmé que l’ancien capitaine portait un manteau à l’effigie de la SQ. Outre l’enquête policière, un coroner fera également enquête sur la cause et les circonstances du décès. C’est un plaisancier qui a avisé les pompiers de Sorel-Tracy et les policiers de la SQ qu’un corps flottait près de l’île Plate, à l’embouchure du lac Saint-Pierre. Éric Martin avait été porté disparu par sa famille, sans nouvelles de lui après qu’il eut quitté son condo de Pointe-aux-Trembles en pantoufles, le soir du 29 décembre dernier, par un froid sibérien. Dans son avis de recherche, le SPVM mentionnait que la famille du disparu craignait pour sa sécurité car celui-ci pourrait avoir des idées suicidaires. Éric Martin avait pris sa retraite de la SQ en 2013 pour accepter un poste à la direction de la sécurité d’une banque. Dès l’automne 2009, il avait occupé les fonctions de numéro 2 (chef des opérations) de l’escouade Marteau, mise sur pied à la SQ pour enquêter sur la corruption et la malversation. Cette escouade fait maintenant partie de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

14 avril 2014 : Un groupe d’enfants a vu leur fin des classes être perturbée par une arrestation policière, alors que le conducteur de leur fourgonnette scolaire a été interpelé pour conduite avec les capacités affaiblies en pleine cour d’école, à Gatineau. Il était environ 15 h 20 lorsque les policiers de Gatineau ont reçu un appel les prévenant que le conducteur d’une des fourgonnettes scolaires de cette école avait visiblement les capacités affaiblies par l’alcool. «Ce sont des témoins qui se trouvaient à l’école primaire Saint-Paul qui nous ont contactés, a indiqué la porte-parole de la police de Gatineau Mariane Leduc. Une fois sur les lieux, les policiers ont procédé à l’arrestation de l’homme de 47 ans, un récidiviste en matière d’alcool au volant. «Il a été soumis à l’alcootest, qui a révélé qu’il avait presque quatre fois la limite permise d’alcool dans le sang, ce qui est assez incroyable», a précisé Mme Leduc. De plus, l’homme conduisait avec un permis non valide. Le suspect demeurera détenu jusqu’à sa comparution au palais de justice, mardi, alors qu’il sera une nouvelle fois accusé de conduite avec les capacités affaiblies. L’homme avait été épinglé en 2009 pour une telle infraction.

14 avril 2014 : Les internautes devront être plus patients lorsqu’ils s’adressent sur Twitter au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui n’a désormais plus d’employé attitré à son compte pour au moins un mois, au grand dam de plusieurs citoyens. Une restructuration des postes au sein du SPVM, causée en partie par un gel des embauches, a forcé la direction à réorienter plusieurs membres de l’équipe des communications vers la conception d’une nouvelle plateforme Web. La responsable des médias sociaux, Melissa Carroll, ne surveillera donc plus à temps plein les réseaux sociaux de la police de Montréal. «En ce moment, la priorité, c’est le nouveau site web, a indiqué le porte-parole du SPVM, Danny Richer. Donc les gens qui s’occupaient des médias sociaux sont redirigés vers le site pour le prochain mois.» Toutefois, le compte Twitter du SPVM sera toujours alimenté lors d’évènements d’envergure, tels que des manifestations, afin de relayer des informations importantes aux citoyens comme les itinéraires et les endroits à éviter. «La seule chose qui va changer, pour le prochain mois ou mois et demi, c’est que si un citoyen pose une question comme: « Combien de réflecteurs dois-je avoir sur mon vélo? », il se peut que la réponse vienne un peu plus tard», a précisé M. Richer. Le porte-parole a également affirmé que dès le lancement du site web, le compte Twitter devrait reprendre comme «normalement». Les actions du SPVM sur les médias sociaux étaient considérées comme efficaces par plusieurs internautes. La nouvelle a donc soulevé la grogne chez certains citoyens. «Je peux comprendre le besoin pour un nouveau site internet, mais je trouve très bizarre la décision du SPVM de passer de Twitter et Facebook à un site web quand plusieurs organisations font l’inverse, a expliqué Kalina Laframboise. Je suis surprise et déçue de cette décision.» «Selon moi, ça passe un très mauvais message. J’aurais plutôt espéré que d’autres ministères et agences fassent plus comme le SPVM, ajoute Josée Plamondon. Maintenant, il n’y aura pas d’interactions. C’est ça qui est désolant.»

À lire également : événements qui ont eu lieu entre le 15 avril et le 21 avril 2014.

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Arc-en-ciel en avril

Arc-en-ciel en avril. Photo : GrandQuebec.com

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