Ligne du temps : 2014

22 mars – 28 mars

22 mars – 28 mars

C’est arrivé au Québec entre le 22 mars et le 28 mars 2014

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 15 mars jusqu’au 21 mars 2014

22 mars 2014 : Une jeune femme a perdu la vie, lorsque la voiture qu’elle conduisait a heurté de plein fouet une déneigeuse sur la route 279, non loin de l’intersection du rang Ville-Marie, près de Beaumont, dans Chaudière-Appalaches. Selon la Sûreté du Québec (SQ), la conductrice, une résidente de Boucherville âgée de 23 ans, a perdu le contrôle de son véhicule dans une courbe, vers 16 h 30 et s’est retrouvée dans la voie inverse. «Le conducteur de la déneigeuse a tout fait pour l’éviter, mais n’a pas réussi», a indiqué la sergente Ann Mathieu, porte-parole de la SQ. Le décès de la femme, qui était seule à bord de son automobile a été constaté à l’hôpital. Le conducteur du véhicule de déneigement n’a subi aucune blessure.

22 mars 2014 : Même si l’utilisation d’un cellulaire au volant peut être responsable de graves accidents, les automobilistes continuent de texter ou le parler au téléphone en conduisant. Selon les chiffres fournis par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le nombre d’infractions pour utilisation d’un cellulaire au volant stagne à Montréal et augmente même sur l’ensemble du territoire québécois. «À Montréal, on tourne encore autour de 20 000 constats d’infraction par année, depuis que l’interdiction des cellulaires au volant est entrée en vigueur en 2008», constate l’inspecteur André Durocher, de la Division de la sécurité routière du SPVM. Selon lui, la loi est encore trop récente pour que l’impact se ressente sur les habitudes des conducteurs. «C’est comme la ceinture de sécurité, ça va prendre du temps pour que les citoyens comprennent que c’est pour leur bien, croit-il. Quelques secondes d’inattention sont pourtant suffisantes pour une tragédie.» La porte-parole de la SAAQ, Audrey Chaput, partage cet avis, mais elle soutient toutefois que les chiffres doivent être manipulés avec précaution. «Le nombre grandissant de cellulaires en circulation et la multiplication des interventions des policiers sur le terrain peuvent aussi expliquer l’augmentation des infractions», souligne-t-elle. À ses yeux, il faut continuer de multiplier les campagnes de sensibilisation et le travail de terrain des policiers. «Pour certains, ça prend une première contravention pour changer leur comportement», estime-t-elle.

23 mars 2014 : Un garçon de six ans a connu une fin horrible, cet après-midi, lorsqu’il est mort écrasé par une motoneige conduite par sa tante, à Lantier, près de Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides. L’accident est survenu vers 12 h 15, sur le terrain d’un chalet situé près du lac Cardin. Selon la Sûreté du Québec, la femme, qui revenait d’une balade à motoneige, a voulu monter une pente menant au chalet alors que le jeune garçon descendait la même pente sur une motoneige jouet. La femme n’aurait pas aperçu son neveu et l’a heurté. Le jeune enfant, qui portait un casque, a été transporté dans un centre hospitalier, où il a succombé à ses blessures en milieu d’après-midi. La femme n’a pas subi de blessures physiques, mais a dû être traitée pour un violent choc nerveux. Elle sera rencontrée par les enquêteurs de la Sûreté du Québec lorsque son état le permettra pour qu’elle puisse expliquer ce qui est arrivé. Un enquêteur et un spécialiste en collision ont passé une bonne partie de la journée sur place à analyser la scène d’accident. Ils ont quitté en fin d’après-midi. Plusieurs proches se sont rendus au chalet en après-midi pour soutenir les membres de la famille éplorés par cette tragédie.

23 mars 2014 : Le Parti québécois craint que l’élection du 7 avril soit «volée par des gens de l’Ontario et du reste du Canada». Le ministre sortant de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a vivement réagi, dimanche matin, aux cas d’étudiants ontariens qui tentent de s’inscrire sur les listes électorales afin, semble-t-il, de contrer la réélection du PQ et la tenue d’un éventuel référendum sur la souveraineté. «La semaine qui s’ouvre est cruciale pour la démocratie, a déclaré M. St-Arnaud. Ce qui a été soulevé ces dernières heures, et encore ce matin dans les journaux, est très, très inquiétant. Est-ce que l’élection québécoise va être volée par des gens de l’Ontario, des gens du reste du Canada?» La première ministre et chef du Parti québécois, Pauline Marois a abondé dans le même sens que son ministre. «Ça me préoccupe parce qu’il s’agit de l’intégrité du vote, a-t-elle déclaré à l’occasion d’une mêlée de presse. Ça serait très inquiétant qu’on puisse travestir le vote.» Le Parti québécois demande au Directeur général des élections (DGE) de mieux encadrer les commissions de vérifications qui prennent la décision d’inscrire les électeurs sur les listes. Il réclame également un rapport sur les demandes d’inscription ainsi qu’une vérification des inscriptions dans les circonscriptions qui font l’objet de la controverse, une fois la période des inscriptions terminée. Le phénomène des étudiants ontariens et du reste du Canada voulant voter à Montréal a été observé par les médias au cours des derniers jours. Il a atteint des proportions telles que le président de la commission de révision de Saint-Marie-Saint-Jacques, Mathieu Vandal, a décidé de quitter ses fonctions, invoquant les difficultés rencontrées pour attester la conformité des inscriptions à la liste électorale. En plus de Sainte-Marie-Saint-Jacques, au moins quatre autres circonscriptions feraient face à un afflux inhabituel d’anglophones et d’allophones qui souhaitent s’enregistrer sur les listes électorales. Ces circonscriptions sont Saint-Henri-Saint-Anne, Westmount-Saint-Louis, Sherbrooke et Saint-François. La plupart de ces électeurs sont des étudiants qui sont au Québec depuis au moins six mois. La loi électorale précise que seuls les citoyens canadiens âgés de 18 ans et plus qui résident au Québec depuis au moins six mois et qui ont l’intention de rester au Québec à plus long terme sont habilités à voter dans la province.

23 mars 2014 : Pauline Marois promet de revenir à la charge avec une nouvelle mouture de la Charte de la langue française, si le Parti québécois (PQ) devait être reporté au pouvoir le 7 avril. «Il y a une autre question que je veux prendre à bras le corps. Je crois qu’il faut revenir avec la question de la langue. Le Parti libéral (PLQ) nous a empêchés d’adopter notre loi (projet de loi 14); les caquistes voulaient qu’on recule sur cette question fondamentale. Dès que nous serons élus, nous remettrons ce projet sur la table. Nous ferons une nouvelle charte de la langue française», a promis la chef péquiste, dimanche, devant quelque 150 militants réunis à Sainte-Angèle-de-Prémont, dans la Mauricie. Par ailleurs, Mme Marois a de nouveau interpellé son adversaire libéral, Philippe Couillard, au sujet de l’éthique et de l’intégrité. «Quand j’écoute M. Couillard, j’ai l’impression d’entendre M. (Jean) Charest. J’ai le sentiment que les questions d’intégrité, ce ne sont pas de vraies affaires pour M. Couillard et pour son équipe. À chaque fois qu’on interpelle M. Couillard sur les questions d’intégrité, il s’emporte. Je crois que cela cache un malaise (…) Va-t-il se dissocier des années libérales de M. Charest?» a demandé la chef du PQ. Pauline Marois a esquivé les questions au sujet du «deal» qui aurait impliqué son mari, Claude Blanchet, et le Fonds de solidarité de la FTQ. Cette entente fut évoquée cet hiver à la commission Charbonneau.

24 mars 2014 : Le directeur général des élections du Québec (DGE), Jacques Drouin, est revenu sur les cas d’étudiants ontariens qui tenteraient de s’inscrire en grand nombre sur les listes électorales de certaines circonscriptions montréalaises ou de l’Estrie. En entrevue à LCN, M. Drouin a expliqué qu’il ne connaissait pas le «nombre exact de personnes» qui essayaient de s’inscrire. «Ce qu’on a fait hier et aujourd’hui, c’est de regarder les chiffres et les comparer avec ceux de l’élection générale de 2012, a-t-il dit. [Et] quand on regarde ces chiffres, ce n’est pas très révélateur du nombre de personnes qui tentent de s’inscrire ou qui se sont inscrites.» Selon le DGE, 351 nouveaux électeurs se sont inscrits dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques alors qu’en 2012, il y en avait 561. Dans Saint-Henri-Sainte-Anne, on observe une légère augmentation, avec 396 inscrits contre 340 au scrutin de 2012. La circonscription de Westmount-Saint-Louis compte 317 nouveaux votants cette année, comparativement à 520 en 2012. Jacques Drouin croit que le principal problème entourant cette polémique vient de l’incompréhension de la notion de domicile que les membres des commissions de révision et les électeurs ont rencontrée cette année. «Je pense que le problème qu’a vécu le président de notre commission de révision de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Mathieu Vandal, c’est plus une incompréhension de la notion de domicile qui est peut-être été amplifié cette fois-ci à cause de la présence d’étudiants de l’Université McGill», a fait valoir M. Drouin. Rappelons que M. Vandal a démissionné en fin de semaine à la suite de l’afflux important de nouveaux électeurs, dont plusieurs étudiants, dans Sainte-Marie-Saint-Jacques.

24 mars 2014 : Quinze personnes ont été arrêtées et deux policiers ont été blessés lors d’une fête qui a débordé dans la nuit, à Gatineau. L’arrestation a eu lieu à 4 h du matin au 22 rue Marengère, à Gatineau. Une trentaine de personnes faisaient la fête lorsque la soirée a débordé et que des policiers ont été appelés sur les lieux. «Il y avait une musique exagérée et une consommation importante d’alcool et de drogues. Des gens du voisinage ont même entendu des cris et des appels à l’aide provenant de la résidence», a indiqué Pierre Lanthier, porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). À leur arrivée sur les lieux, les deux premiers policiers ont reçu des bouteilles de bière, des chaises et autres objets lancés par les fêtards. Ils ont été obligés de faire appel à du renfort et au moins une dizaine de policiers sont intervenus, dont une équipe de la Sûreté du Québec. Ils ont procédé à l’arrestation de 15 personnes, dont 10 hommes et trois femmes âgés entre 20 et 28 ans. Un jeune homme et une jeune femme âgés de 17 ans ont aussi été arrêtés. «Deux policiers ont subi des blessures mineures à cause des bouteilles de bière pleines qu’ils ont reçues», a ajouté l’agent Lanthier.

24 mars 2014 : Le père du petit Jérémy Bastien-Perron a finalement reconnu que son fils avait subi le martyre pendant des mois. Même s’il n’avait pas donné le coup fatal, il avait participé aux supplices du bambin de cinq ans. «Oui, je le reconnais», a dit d’une petite voix Francis Bastien lundi, alors que devait commencer son procès pour homicide involontaire. À la place, il a plaidé coupable à une accusation réduite de négligence criminelle, d’agression armée et de voies de fait ayant causé des lésions sur son propre enfant, dont l’histoire tragique n’est pas sans rappeler celle d’Aurore l’enfant martyre. «Enfin ! a lancé, émotive, la mère biologique de Jérémy, Julie Perron. J’attendais depuis 2008 qu’il reconnaisse sa responsabilité. Je suis sous le choc, mais je suis contente, je cherche mes mots.» Jérémy Bastien-Perron avait cinq ans en 2008 quand son père a rencontré Stéphanie Meunier via un site téléphonique de rencontre. C’est à partir de ce moment que Francis Bastien s’est mis à appliquer des méthodes de correction sévères à son enfant que lui apprenait la marâtre. Lorsque le bambin n’écoutait pas, il devait s’agenouiller dans le corridor du logement. Et il se faisait frapper à coups de cuillère de bois. Francis Bastien le fessait aussi avec une ceinture, à nu. Et à au moins une reprise, Francis Bastien avait mordu son fils, car le petit avait mordu sa belle-mère. Le couple Bastien-Meunier a finalement décidé de faire vie commune le 1er novembre 2008. Les sévices que subissait le petit Jérémy n’ont fait qu’empirer, jusqu’à sa mort 36 jours plus tard. Le jour du drame, Francis Bastien n’était pas présent. C’est Stéphanie Meunier qui avait fouetté à 36 reprises le petit. Le 37e coup à la tête s’est avéré mortel. Lors du procès pour meurtre de la marâtre, un ambulancier avait dit qu’en 20 ans de carrière, il n’avait jamais vu autant de blessures, car le petit était couvert de bleus sur tout le corps. « Jérémy avait deux trous à la place des fesses », avait renchéri celle qui avait réalisé l’autopsie.

25 mars 2014 : L’obsession d’un pervers à filmer sous les jupes d’écolières dans le métro lui a finalement coûté un séjour de six mois en prison. Manuel Franco, 49 ans, avait commencé à s’intéresser aux dessous de jupe en 2010. Pour satisfaire sa perversion, il avait mis au point un système de caméra cachée pour sévir dans le métro de Montréal. Lorsqu’il prenait le transport souterrain, il tenait ainsi un sac avec une caméra qui pointait vers le haut. Et quand il remarquait une écolière, il balançait le sac sous la jupe de celle-ci. Juste dans la dernière année, l’homme qui vit avec sa mère dans Outremont avait avoué avoir fait pas moins de 2000 victimes. «Il s’était fait prendre à quelques reprises, mais il a admis qu’il filmait régulièrement de jeunes écolières et qu’il stockait les photos (dans son ordinateur)», avait résumé Me Roxanne Laporte de la poursuite. Franco, qui avait plaidé coupable en novembre de voyeurisme, de possession de pornographie juvénile et de voies de fait, a finalement écopé de six mois de prison la semaine passée au palais de justice de Montréal. Et une fois sa peine purgée, le juge Claude Parent lui a imposé une probation de deux ans, en plus de lui interdire de se trouver à tout endroit où pourraient se trouver des écolières pendant cinq ans. Franco sera également inscrit au registre des délinquants sexuels pour les 10 prochaines années. L’accusé avait stocké 3900 images de dessous de jupe dans son ordinateur, mais il aurait pu en accumuler bien plus sans la présence d’esprit d’un groupe d’adolescentes en octobre 2012. Ce jour-là, Franco s’était posté au métro Côte-des-Neiges, à la sortie des classes, quand un groupe d’écolières avaient remarqué le dispositif caché. Elles avaient prévenu un groupe de garçons qui avaient finalement maîtrisé le voyeur. L’un d’eux avait tout de même essuyé un coup lors de l’altercation. Le cas de Franco n’est pas sans rappeler celle d’un homme de 32 ans qui avait fait les manchettes au début du mois aux États-Unis. Michael Robertson avait été arrêté au Massachusetts pour des faits similaires, communément appelé «upskirting» en anglais.

25 mars 2014 : Un homme d’une vingtaine d’années a été retrouvé mort dans un abribus, à l’intersection des rues Berri et Ontario, près de l’îlot Voyageur, à Montréal. L’homme plié en deux à l’intérieur de l’abribus a été aperçu par un chauffeur d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) qui a signalé la situation aux policiers vers 10h. Arrivés sur les lieux les policiers du Service de Police de Montréal (SPVM) ont constaté que l’homme était sans vie. Selon le SPVM, la cause de cette mort demeure encore inconnue.

26 mars 2014 : Plus de 130 enquêteurs de Revenu Québec et 170 policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont procédé à des perquisitions dans la grande région métropolitaine, mercredi matin, en lien avec des dossiers de présumée fraude dans plusieurs domaines, dont la construction. «Depuis tôt ce matin, on procède à l’exécution de quelques dizaines de mandats de perquisition, a expliqué Geneviève Laurier, porte-parole de Revenu Québec. Les lieux visés sont des lieux d’affaires, des entreprises individuelles et des résidences.» Cette frappe se déroulait dans plus d’une quinzaine de villes, notamment à Montréal, Laval, Mascouche, Terrebonne, Blainville, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Eustache, Saint-Colomban, Repentigny, Beaconsfield, Sainte-Thérèse et Saint-Jérôme. Une des perquisitions ciblait la résidence d’un proche des Hells Angles spécialisé dans le prêt d’argent, Charles Huneault. Il est aussi le frère du défunt président des Death Riders de Laval, Martin Huneault. La police de Laval, l’a toujours eu dans sa mire, mais n’a jamais réussi à le coincer. «Tout ceci est relatif à des individus et des entreprises qui auraient participé à des stratagèmes d’évasion fiscale dans plusieurs secteurs d’activités», a ajouté Mme Laurier. Pour ne pas nuire à l’enquête, la porte-parole n’a pas voulu nommer les entreprises et personnes dans la mire des enquêteurs. Mme Laurier n’a également pas voulu préciser si des arrestations étaient prévues dans le cadre de cette opération.

26 mars 2014 : Les employés du ministère des Transports, qui avaient soi-disant retiré de façon «illégale» des affiches électorales de la CAQ sur l’autoroute Henri-IV, selon Éric Caire, étaient finalement des membres de sa propre organisation politique. «C’est extrêmement cowboy et c’est illégal», a déclaré M. Caire, ce matin, lors d’un point de presse en bordure de l’autoroute de la Bravoure. Les affiches en question résument en peu de mots une position de la CAQ: «voie réservée sur Henri-IV, c’est non». Dans la matinée, M. Caire a indiqué que son parti avait réussi à récupérer une seule des six panneaux-réclame géants, «de peine et de misère», à temps pour le point de presse avec ses collègues Sylvain Lévesque et Mario Asselin. Lors de ce même point de presse, visiblement en colère, le député sortant et candidat de la CAQ dans La Peltrie a raconté aux journalistes que le MTQ avait agi avec «une rapidité qui surprend tout le monde, parce que habituellement on n’est pas habités à les voir très rapides à régler des problèmes». L’installation de ces affiches électorales s’est faite «en conformité avec la loi électorale», a-t-il assuré, avant d’indiquer qu’une plainte formelle serait déposée au DGE. M. Caire réclamait du même coup que le MTQ redonne les affiches enlevées, en plus de se charger de les réinstaller. Or, il y a peu de chances que tout cela se produise. «Le MTQ n’a retiré aucune des affiches électorales en question», a assuré en début d’après-midi Guillaume Paradis, porte-parole au ministère des Transports. La nuit dernière, des patrouilleurs du MTQ ont bel et bien constaté que du personnel électoral appartenant à la Coalition avenir Québec travaillaient à installer des affiches électorales en bordure de l’autoroute Henri-IV. Les règles exigent que les installations répondent à certaines normes de sécurité, ce qui ne semblait pas le cas. Aussitôt avisé par le MTQ que leurs affiches devraient éventuellement être retirées, le personnel de la CAQ a lui-même cessé les travaux d’installation. Le scénario s’est répété ce matin. Le MTQ a alors fait appel à la Sûreté du Québec puisque selon M. Paradis, la méthode utilisée par les travailleurs mettait leur propre sécurité et celle des usagers de la route en péril.

26 mars 2014 : Le chef libéral Philippe Couillard, qui est sur le point de dévoiler un bilan détaillé de tous ses actifs, a déjà eu un compte bancaire dans un paradis fiscal dans les années 90, a révélé Radio-Canada mercredi. Précisons d’entrée de jeu que cette manœuvre était tout à fait légale. M. Couillard travaillait alors à l’étranger, en Arabie Saoudite, et a choisi de placer son argent dans une banque canadienne sur l’île de Jersey, suivant les conseils de son entourage. Ce territoire britannique apparaissait, jusqu’en janvier dernier, sur la liste noire française des paradis fiscaux. Auparavant, Jersey était réputée pour ses règles qui favorisent l’opacité des flux financiers. Philippe Couillard a pratiqué la neurochirurgie à Dhahran entre 1992 et 1996. Il a déposé 600 000 $ dans ce compte qu’il dit avoir fermé en 2000. À son retour au Québec, il a déclaré ce compte et a payé les intérêts sur les revenus. Hier, il a assuré aux journalistes qui suivent sa caravane, pendant la campagne électorale, qu’il ne détient plus d’actifs à l’étranger. «Les gens seront bien déçus quand ils vont voir mes états financiers, il n’y a pas de millions là, a-t-il fait savoir. En Arabie, comme tous les gens qui étaient là, j’étais non-résident donc j’ai placé mes avoirs à l’époque à l’étranger. Quand je suis revenu, j’ai rapatrié ça chez nous, j’ai acheté une maison et ce qu’il restait, j’ai payé de l’impôt dessus tout simplement.»

27 mars 2014 : Une bourde d’un porte-parole a forcé le Directeur général des élections (DGE) à s’excuser auprès des électeurs québécois. Jacques Drouin nie devoir se préparer à tenir un référendum si le Parti québécois (PQ) forme un gouvernement majoritaire le 7 avril prochain. Dans une entrevue accordée au Soleil, le relationniste Denis Dion a déclaré que le DGE devait se préparer à tenir une vaste consultation populaire sur l’avenir constitutionnel du Québec pour ne pas être pris au dépourvu. «Soyez sûr d’une chose : si le Parti québécois est élu majoritaire, on part. C’est clair, clair, clair qu’il va y avoir des plans parce que ça, c’est un exercice immense, a-t-il dit. On va prendre nos vacances d’été, mais ne vous cassez pas la tête, il va y avoir des plans très rapidement, le patron va se diriger très rapidement vers une préparation de cette affaire-là.» Des propos démentis par Jacques Drouin, qui a demandé aux partis politiques de ne pas se servir de ces déclarations inexactes à des fins partisanes. «J’espère que ça n’aura pas d’effet» sur la campagne électorale, a-t-il insisté, au cours d’un entretien avec Le Journal de Québec. Le DGE assure qu’il ne travaille pas aux préparatifs d’un référendum advenant une victoire péquiste le 7 avril. M. Drouin va même jusqu’à dire qu’il n’y a pas «d’indice» qui lui laisse croire qu’une consultation sur l’avenir constitutionnel du Québec s’en vient. «Pour moi, pour le moment, il n’y en a pas (d’indice) pour un référendum, pas pantoute», a-t-il dit. Pauline Marois a accepté les excuses du DGE.

27 mars 2014 : La requête en détails, présentée en marge du procès de l’ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault, a été rejetée vendredi matin par le juge Carol Saint-Cyr. Contrairement aux prétentions de Me Marc Labelle, l’avocat de Lise Thibault, le juge au procès n’est aucunement lié aux opinions émises par le juge qui préside l’enquête préliminaire. «L’enquête préliminaire n’est pas un procès et la notion d’innocence ou de culpabilité ne doit pas s’appliquer à ce stade. De plus, le juge de l’enquête préliminaire n’est pas disposé à évaluer la qualité, la crédibilité ou la fiabilité de la preuve. Il doit cependant s’assurer que la preuve est suffisante pour justifier la tenue d’un procès», a mentionné le juge Saint-Cyr en citant de nombreux arrêts et décisions rendues par le passé. Il a ajouté que les accusations déposées au début du procès «purge l’enquête préliminaire de tous ses défauts» et en toute connaissance des faits qui seront présentés dans le cadre du procès, «l’avocat de Mme Thibault est en mesure de lui assurer une défense pleine et entière».

28 mars 2014 : Le gouvernement de Stephen Harper a déposé un projet de loi omnibus de 375 pages qui comporte notamment une loi pour instaurer le péage sur le futur pont Champlain. «Le propriétaire d’un véhicule empruntant le pont doit payer les droits imposés sur le véhicule en vertu de la présente loi», peut-on lire dans le volumineux document rendu public vendredi. L’opposition a vivement dénoncé ce projet de loi «fourre tout» et «antidémocratique». Le ministre fédéral Denis Lebel a toujours été clair sur la question du péage sur le futur pont. «Depuis le début, on dit pas de péage, pas de pont», avait-il répliqué début mars en réponse aux critiques des ministres provinciaux Alexandre Cloutier et Sylvain Gaudreault, du maire de Montréal, Denis Coderre, et de la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire. Il avait alors confirmé qu’un péage serait inclus dans le contrat et que sa gestion serait confiée à un partenaire privé. Le gouvernement provincial et les élus municipaux considèrent que ce péage constituerait un frein au développement économique de la région et serait également injuste puisque les autres ponts traversant le Saint-Laurent demeurent gratuits. En annonçant un péage sur le nouveau pont Champlain à 10 jours des élections québécoises, Ottawa «s’immisce» dans la campagne provinciale au Québec et risque de «déclencher une guerre de drapeau», croit Denis Coderre.

28 mars 2014 : Les libéraux rejettent l’idée d’interdire aux employés de l’État de porter des signes religieux ostentatoires. Les policiers et les gardiens de prison doivent respecter l’uniforme qui leur est prescrit et peuvent demander un accommodement s’ils veulent porter un signe religieux apparent, selon la position libérale.

28 mars 2014 : L’homme tombé des gradins du Stade olympique pendant un match de baseball vendredi soir repose à l’hôpital dans un «état stable», indiquait le Service de police de la Ville de Montréal. L’événement s’est produit pendant le premier match hors-concours opposant les Blue Jays de Toronto aux Mets de New York au Stade. Vers 22 h 10, peu avant la fin de la partie, un homme dans la quarantaine est tombé d’une hauteur de 10 à 15 mètres sur une surface de béton située entre les estrades et la clôture délimitant le terrain, à l’arrière du champ centre. Dans les premiers instants, son état était jugé critique, mais s’est stabilisé par la suite au centre hospitalier où il a été transporté. Dans la nuit, les enquêteurs et des techniciens de l’identité judiciaire étaient sur place pour éclaircir les circonstances de l’événement. Tôt samedi, le SPVM pouvait toutefois affirmer qu’il s’agissait d’une chute accidentelle.

À lire également : événements qui ont eu lieu entre le 28 mars et le 31 mars 2014.

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Cabane à sucre, tire d’érable. Photo : GrandQuebec.com

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