Ligne du temps : 2014

22 août – 28 août

22 août – 28 août

C’est arrivé au Québec entre le 21 août  et le 28 août 2014

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 15 août jusqu’au 21 août 2014

22 août 2014 : Un homme a été blessé au haut du corps, sur l’avenue Plamondon, dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal. «Vers minuit, on a reçu un appel pour des coups de feu, a indiqué François Collard, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). À leur arrivée, les policiers ont trouvé un homme dans la mi vingtaine blessé au haut du corps.» La victime a été transportée à l’hôpital où l’on ne craignait pas pour sa vie. La nature des blessures et les circonstances de l’évènement étaient encore inconnues. «Les enquêteurs sont surplace mais la victime ne coopère pas», a ajouté M. Collard. Un périmètre de sécurité a été érigé sur l’avenue Plamondon entre les rues Légaré et Lavoie.

22 août 2014 : Le comité de la Cour martiale a acquitté de son accusation d’agression sexuelle l’adjudant André Gagnon, à Québec, rejetant ainsi l’histoire de Stéphanie Raymond. Le comité formé de cinq hommes a tranché. «Non coupable», a déclaré le plus haut gradé du groupe. Resté jusqu’à présent imperturbable, l’adjudant André Gagnon a soudainement sauté dans les bras de son avocat Me Philippe Luc Boutin, démontrant de vives émotions. Dans la salle, sa femme qui a assisté à tout le procès a laissé entendre un cri de joie, mélangé à des larmes. Après deux semaines de procès, l’homme tentera de retrouver une vie normale. «Il a eu son procès. Depuis 2 ans, l’adjudant attend pour donner sa version des événements», a mentionné Me Boutin, estimant que la crédibilité de son client a fait pencher la balance vers un verdict de non-culpabilité. «Il a témoigné de façon claire et précise en admettant les erreurs qu’il a commises. Ce qui n’a pas été le cas de Mme Raymond», a indiqué l’avocat de l’adjudant, heureux d’avoir remporté son pari. Selon lui, la plaignante est restée très évasive et a essayé de «noyer le poisson» à plusieurs occasions durant son témoignage. «Les gens de la cour ont pu déduire que Mme Raymond était de mauvaise foi». Dans ce dossier, il y avait deux défenses possibles, soit que Stéphanie Raymond était consentante ou bien que l’adjudant croyait sincèrement qu’elle l’était. «Notre position a toujours été qu’elle était consentante des échanges sexuels qui ont eu lieu», a-t-il signalé. Toutefois, le comité qui a délibéré pendant deux jours n’a pas à expliquer sa décision, alors il sera impossible de connaître les éléments qui ont mené à l’acquittement de l’adjudant. De son côté, Stéphanie Raymond a fait savoir qu’elle ne réagira pas au verdict du comité. Mais, selon la poursuite, il n’est pas question de considérer ce verdict comme une défaite.

22 août 2014 : Une manifestation d’employés municipaux actifs et retraités opposés au projet de loi 3 sur les régimes de retraite s’est déroulée devant les bureaux du premier ministre Philippe Couillard à Montréal et une autre a eu lieu à Québec devant l’Assemblée nationale, mercredi. Environ un millier d’employés municipaux actifs et retraités ont manifesté dans le calme, mercredi avant-midi, à Montréal. Contrairement aux débordements survenus lundi soir à l’hôtel de ville, alors que des syndiqués avaient saccagé la salle du conseil municipal, la manifestation n’a donné lieu à aucun acte disgracieux. Bien que discrets, plusieurs policiers étaient présents sur place de manière à prévenir toute forme de grabuge. Différents intervenants du monde syndical ont pris le micro, dont l’ancien président du syndicat des cols bleus de Montréal, Jean Lapierre. Celui-ci a livré un discours qui a eu pour effet d’enflammer la foule. «Ils (les élus) sont en train de faire la grave erreur de réveiller l’ours qui dort (…). Ce n’est que le début des hostilités; on s’invitera partout, à l’improviste, pour dénoncer ceux qui veulent nous dépouiller», a lancé M. Lapierre. Quelques pièces pyrotechniques ont été lancées au tout début de l’événement, mais les policiers présents sur place ont vite fait d’aller interpeller l’homme de 37 ans parmi la foule. Le manifestant, un employé de la Société de transport de Montréal (STM), avait en sa possession un sac contenant des feux d’artifice. Les agents du SPVM lui ont confisqué son matériel et l’homme recevra un constat d’infraction de 150 $ par la poste pour avoir contrevenu au règlement municipal interdisant «l’utilisation d’une pièce pyrotechnique sans autorisation». Environ un millier d’employés municipaux ont manifesté devant l’Assemblée nationale, à Québec. Les manifestants en ont particulièrement contre les dispositions du projet de loi qui imposeraient un partage à parts égales entre employés et municipalités des déficits actuariels passés des fonds de retraite ou qui prévoient la possibilité d’éliminer l’indexation des rentes. Des chefs syndicaux qui ont annoncé la tenue d’une autre manifestation contre le projet de loi, le 20 septembre, à Montréal.

23 août 2014 : Un homme a été poignardé à trois reprises, dont une fois au cou, à la suite d’un conflit qui a dégénéré, ce soir, à Montréal. Selon les policiers, l’homme d’une quarantaine d’années a été poignardé en pleine rue, vers 21 h 10, à l’intersection du boulevard Jean-Talon et de la 15e avenue, dans le secteur de Saint-Michel. C’est à la suite d’une violente dispute avec un autre individu que l’agression s’est produite. La victime a été transportée à l’hôpital pour soigner ses blessures. Elle était consciente lors de son transport, mais, en fin de soirée, les médecins n’étaient pas en mesure de s’avancer sur son état de santé. Un périmètre de sécurité a été mis en place. Un maître-chien a été demandé sur les lieux. Aucun suspect n’a été arrêté et aucune description n’était disponible. Des témoins devaient être interrogés pour donner leurs versions des faits. La victime sera rencontrée par les policiers lorsque son état de santé le permettra.

23 août 2014 : Une centaine de personnes ont manifesté devant la ferme Vison J.N.J. à Saint-Jude, en Montérégie, pour dénoncer le mauvais traitement infligé aux animaux d’élevage. L’entreprise élève plus de 12 000 visons et une soixantaine de renards pour la production de fourrure. Des images d’animaux mal nourris et malades, prises par la SPCA à l’intérieur des bâtiments de la ferme, ont été publiées la semaine dernière, soulevant la colère de plusieurs citoyens. Les manifestants, habillés en noir en signe de deuil, arboraient des pancartes dénonçant les mauvais traitements aux animaux. L’ancien joueur du Canadien Georges Laraque participait à l’événement, ainsi que des représentants du Parti vert du Québec. Les propriétaires qui depuis une semaine reçoivent régulièrement la visite de défenseurs de droits des animaux ont installé des blocs de ciment pour bloquer l’accès à leur propriété et quatre hommes s’occupaient de surveiller les lieux pour empêcher les manifestants d’entrer. Des policiers étaient également sur place pour prévenir les débordements. Bien que le ministère de la Faune ait affirmé que les animaux malades – une infime partie des bêtes de l’élevage, selon le ministère – se portent mieux et que les propriétaires collaborent pleinement au travail des agents de la protection de la faune, des militants ont décidé de tenir trois manifestations. Une pétition circule pour demander la fermeture de cet élevage. À ce jour, près de 20 000 personnes l’ont signée.

23 août 2014 : Plus de 300 Mascouchois ont pris la rue pour dénoncer vivement le projet de déménagement de l’aéroport de Mascouche sur des terres agricoles. Les manifestants se sont réunis en matinée sur les terres du cultivateur Gilles Gouger, qui sont situées sur le site projeté du futur aéroport, sur l’avenue Louis-Hébert. Ils sont ensuite allés rejoindre un autre groupe de manifestants sur le chemin Sainte-Marie avant de se diriger vers l’hôtel de ville, pour crier leurs revendications au maire Guillaume Tremblay. «Le maire manque de transparence dans ce dossier. Nous voulons de vraies études environnementales et de vraies études sur le bruit. On ne déménage pas un aéroport comme on déménage une boîte de carton, a lancé Nicolas Lemieux, porte-parole du groupe de citoyens opposés au déménagement de l’aéroport de Mascouche. On nous dit qu’on aura des nouvelles seulement au mois de décembre. Ce n’est pas sérieux.» Marcel Groleau, président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) était aussi présent à la manifestation pour soutenir les 11 propriétaires qui devront s’installer ailleurs. «Mascouche a déjà un aéroport. Si elle veut agrandir son périmètre industriel, le maire n’a qu’à faire une demande à la Commission de la protection du territoire agricole. Présentement, il utilise un moyen détourné pour le faire», a dit M. Groleau. Luc Thériault, qui a fait la lutte à Guillaume Tremblay pour le poste de maire de Mascouche, lors des élections municipales de 2013, a aussi pris part à la marche. Il a dit qu’il aurait souhaité voir le maire respecter sa promesse électorale de garder l’aéroport à son emplacement actuel. Rappelons que Mascouche souhaite utiliser le site actuel de l’aéroport pour construire un pôle multi fonctionnel dans le but d’attirer des entreprises «de pointe» et créer des emplois dans les secteurs de l’aéroportuaire, des technologies et de l’environnement, notamment. Du côté de l’Association des pilotes et des propriétaires de l’aéroport de Mascouche (APPAM), le projet de déménagement n’a rien de négatif. À ceux qui estiment que le pôle multifonctionnel aurait pu être bâti ailleurs, M. Boudreault explique que l’endroit idéal est celui du site actuel de l’aéroport puisqu’il se trouve à l’intersection des autoroutes 25 et 640.

24 août 2014 : Un homme était dans un état critique, à la suite d’un conflit qui a dégénéré en agression, à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie. L’attaque est survenue peu avant 22 h, à la suite d’une dispute lors d’une réunion de famille qui se tenait sur la rue Laurier. Selon les policiers, l’homme a été blessé grièvement. Il était en arrêt cardiorespiratoire lors de son transport à l’hôpital et les médecins craignaient pour sa vie, en fin de soirée. Les motifs exacts de la dispute ne sont pas connus. Les policiers ne savaient pas non plus de quelle façon les blessures ont été infligées à l’homme. Un périmètre de sécurité a été mis en place et des enquêteurs du Service de police de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu devaient se rendre sur place. Des témoins seront rencontrés. Personne n’avait été arrêté en fin de soirée.

24 août 2014 : Un homme a été tué par un train, à Saint-Irénée, entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie, dans Charlevoix. L’accident entre le piéton et le train s’est produit vers 12 h 50, sur la route 362. « Le train circulait à basse vitesse et un homme a voulu traverser la voie ferrée au même moment », a expliqué Mélanie Dumaresq, porte-parole de la Sûreté du Québec. L’accident est survenu à un passage pour les piétons. L’homme souffrant de blessures sérieuses était inconscient lors de son transport à l’hôpital. Son décès a été constaté à 16 h 30. En début de soirée, dimanche, la SQ n’avait pas encore identifié la victime puisqu’elle était seule au moment de l’accident et n’avait aucun papier d’identité sur elle. Une enquête a été ouverte pour tenter de comprendre ce qui est arrivé. Selon la SQ, il pourrait s’agir soit d’un accident, soit d’un geste volontaire ou, encore, l’homme pourrait avoir subi un malaise avant d’être heurté par le train. Une autopsie devrait être pratiquée lundi et devrait permettre d’en savoir davantage. Le train impliqué dans l’accident effectue la liaison Baie-Saint-Paul-La Malbaie cinq fois par jour. Une quarantaine de personnes étaient à son bord au moment de l’accident.

24 août 2014 : Un imam canadien connu pour ses prêches pacifistes a dit avoir été menacé de mort par un compatriote engagé aux côtés de l’État islamique (EI), accusant l’organisation jihadiste de recruter activement au Canada. Syed Soharwardy, fondateur du Conseil Suprême Islamique du Canada, a raconté à la télévision publique CBC, avoir été contacté sur Facebook par un musulman originaire d’Ottawa disant combattre actuellement à Mossoul, ville du nord de l’Irak sous contrôle de l’EI. «Il a condamné ma condamnation de l’EIIL (État islamique d’Irak et du Levant, autre nom de l’EI) et disait: « tu es un imam déviant et ta version de l’islam n’est pas la bonne», a relaté M. Soharwardy. Indiquant être menacé de mort «tous les mois», cet imam établi à Calgary a souligné qu’il avait contacté la police fédérale dès qu’il avait reçu ce message. Le leader religieux a appelé les autorités canadiennes et occidentales à davantage lutter contre les mouvances jihadistes, rappelant qu’il y a «plus d’une centaine» de Canadiens luttant aux côtés de l’EI en Irak et en Syrie. En février, les services de renseignements avaient reconnu qu’au moins 130 Canadiens y combattaient. «Trois jeunes de Calgary sont morts en Irak et en Syrie en se battant pour l’EIIL», a-t-il souligné, se disant «convaincu» que le groupe jihadiste, visé par des bombardements américains, «recrute en ce moment même dans ce pays, sous notre nez, dans nos universités, dans nos lieux de cultes, dans nos communautés». «Le gouvernement canadien a fait très peu pour arrêter cela», a accusé l’imam, appelant à un sursaut collectif : «Ces gens (de l’EI) sont en train de laver le cerveaux d’autres personnes, ici, dans ce pays!». Il a décidé de débuter un jeûne de 48 heures afin «d’attirer l’attention sur la nature dangereuse de l’EIIL» ainsi que pour rendre hommage au journaliste américain James Foley, exécuté par ses ravisseurs jihadistes selon une vidéo diffusée mardi sur internet par l’EI.

25 août 2014 : À 14 mois de la prochaine élection fédérale, le gouvernement conservateur de Stephen Harper courtise le Québec, lui qui n’y avait fait élire que cinq députés en mai 2011. Quatre ministres fédéraux se sont arrêtés à Québec lundi à l’occasion d’une tournée de 12 jours sans prendre d’engagements nouveaux, même s’ils ont rencontré le maire Régis Labeaume. M. Lebel était accompagné de trois ministres du gouvernement Harper, Tony Clement des Finances, John Baird des Affaires étrangères et Bernard Valcourt des Affaires autochtones. Les quatre ministres n’avaient rien de nouveau à annoncer au sujet de la région de la Capitale-Nationale. La date de la reconstruction du manège militaire au coût de 93 millions $ demeure inconnue; Ottawa maintient sur la table les 32,5 millions $ promis pour l’anneau de glace couvert et la demande de financement déposée par Québec pour la fête des grands voiliers en 2017 (budget de 5 millions $) chemine normalement. Les conservateurs misent sur le bilan de leur gouvernement pour convaincre les électeurs québécois de voter bleu à l’élection prévue le 19 octobre 2015.

25 août 2014 : L’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, pense que les souverainistes auraient dû tenir deux référendums en 1995. En marge de la présentation du documentaire Nation, huis clos avec Lucien Bouchard, il a dit à TVA Nouvelles que la population québécoise aurait accepté sa proposition. Après un premier référendum sur la question nationale, les Québécois auraient été appelés à voter sur un partenariat d’intégration économique et politique avec le Canada. «Nous allions travailler (avec le gouvernement fédéral) pour négocier une entente de partenariat. Par la suite, nous aurions soumis l’entente négociée aux Québécois», a expliqué M. Bouchard au journaliste Pierre Bruneau. Le premier ministre Jacques Parizeau avait toutefois rejeté l’idée de M. Bouchard. M. Parizeau dirigeait les troupes souverainistes lors de la campagne référendaire. Lucien Bouchard soutient que cette idée aurait permis aux Québécois de voter en faveur du référendum puisque les citoyens auraient été en confiance avec cette entente négociée. Se disant toujours nationaliste, il soutient toujours aujourd’hui qu’il aurait été mieux de voter oui en 1995. « C’est la décision de la démocratie, on est passé proche, mais proche, ce n’est pas assez », a-t-il commenté. Ayant pris la relève de M. Parizeau, M. Bouchard a constaté une certaine fatigue au sein des troupes souverainistes dès son arrivée au PQ. « Le Parti québécois avait été élu en 1994 et après le référendum de 1995, les dirigeants du PQ n’étaient pas chauds à l’idée d’en tenir un second immédiatement », a-t-il confié. Questionné sur l’avenir de la souveraineté, l’ancien premier ministre maintient qu’il ne voit pas de référendum à moyen terme. Selon lui, les jeunes sont davantage intéressés à leur carrière ou à découvrir le monde. Sans se prononcer sur les départs des députés du Bloc québécois Jean-François Fortin et André Bellevance, M. Bouchard a précisé que le Bloc était dans un contexte difficile lorsque la question nationale n’est pas au coeur de l’actualité.

25 août 2014 : Une explosion dans une pizzeria a déclenché un violent incendie qui a complètement détruit un petit centre commercial de Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie. Selon les autorités, les dommages pourraient s’élever à plus de 4 millions $. Sept commerces ont été ravagés. Les services d’urgence ont reçu plusieurs appels vers 10 h 35, signalant qu’une explosion venait d’avoir lieu à l’intérieur de la pizzeria Med, attachée à un centre commercial situé au 103, boulevard Sir-Wilfrid-Laurier. Le commerce n’était pas encore ouvert au moment des faits. Quelques employés se trouvaient à proximité de la porte d’entrée, mais n’ont pas été blessés. Un incendie s’est déclaré à l’intérieur de la pizzeria quelques fractions de seconde après l’explosion. «Les flammes se sont rapidement propagées à tous les autres commerces du petit centre commercial», a indiqué le sergent Pierre Tremblay, porte-parole de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent. Une imposante colonne de fumée noire était à ce moment visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Une centaine de pompiers provenant de cinq municipalités ont été appelés sur les lieux pour circonscrire le brasier, qui a ravagé les sept commerces attachés les uns aux autres, dont une banque. Les sapeurs ont combattu le feu pendant plusieurs heures avant de finalement réussir à maîtriser l’incendie en fin d’après-midi. Deux pompiers ont malheureusement été blessés durant l’intervention. Une enquête criminelle a été ouverte pour tenter de faire la lumière dans ce dossier. Des dizaines de témoins devaient être rencontrés par les policiers au cours de la journée.

25 août 2014 : Les policiers de la Sûreté du Québec ont eu à répondre à un appel plutôt inusité à Laval : un cheval en fuite a emprunté le pont de l’autoroute 25, entraînant la fermeture de la route. Les policiers ont reçu plusieurs appels d’automobilistes au sujet d’un cheval qui circulait librement sur l’autoroute 25. En se déplaçant, l’animal s’est rendu jusque sur le pont en direction sud, où les agents l’ont trouvé, a indiqué la porte-parole de la Sûreté du Québec, Mélanie Dumaresq. Heureux hasard pour les agents sur place, un automobiliste se trouvait dans le secteur avec une remorque fermée. Après plusieurs tentatives, les policiers ont réussi à faire entrer l’animal dans la remorque, permettant ainsi de rouvrir le pont. Ils ont conduit la bête dans une écurie du secteur en attendant de retracer le propriétaire du cheval. Ce dernier a finalement été retracé. Son écurie se trouve sur le rang Bas-Saint-François. L’animal s’est enfui de l’enclos où il se trouvait. Il a donc parcouru environ 4 ou 5 kilomètres, selon Mme Dumaresq. L’animal s’est blessé dans sa cavale.

26 août 2014 : Fait très rare au palais de justice de Québec : un homme a subi son enquête préliminaire sous une accusation de sorcellerie. Caché sous le pseudonyme du professeur Alfoseny, Yacouba Fofana, âgé de 36 ans, vendait ses services de médium via des petites annonces dans les journaux et sur le web. « Grand voyant médium, résout vos problèmes, retour de l’être aimé, chance, jeu, protection, etc. Résultat garanti», pouvait-on lire dans ses réclames. Au moins 67 personnes auraient consulté la petite annonce au mois de mars dernier. Or, il semble qu’il ne livrait pas la marchandise et qu’il a réussi à soutirer des sommes d’argent importantes à ses clients, dont plus de 5000 $ dans le cas d’une de ses victimes. Arrêté en avril dernier, Fofana doit donc répondre à des accusations de fraude et de sorcellerie, cette dernière accusation étant déposée en vertu de l’article 365 du Code criminel, qui dit que quiconque «affecte d’exercer ou d’employer quelque magie, sorcellerie, enchantement ou conjuration moyennant contrepartie …» est coupable d’une infraction. L’enquête préliminaire de Yacouba Fofana se déroule sous ordonnance de non-publication. On peut cependant dire que l’accusé est demeuré impassible lorsqu’une de ses présumées victimes est venue livrer un témoignage fort émotif. S’il était reconnu coupable de sorcellerie, Yacouba Fofana serait passible d’une peine allant jusqu’à six mois d’emprisonnement. Cette infraction est quand même moins grave que cette de fraude, qui peut mener à 14 ans d’emprisonnement. Fofana a déjà été accusé et reconnu coupable de fraude dans le passé.

26 août 2014 : Après avoir d’abord qualifié son geste de simple «accident», l’ancien courtier immobilier André Diotte, accusé d’agression sexuelle sur l’une de ses clientes en décembre 2011, avait reconnu avoir «perdu le contrôle» et s’était excusé auprès de la présumée victime. C’est ce que l’écoute des enregistrements électroniques d’une conversation téléphonique entre Diotte et sa victime a révélé mardi au deuxième jour de son procès au palais de justice de Laval. L’écoute électronique avait été réalisée en janvier 2012 par la police, avec la collaboration de la présumée victime, afin de piéger le suspect. On entend celui-ci expliquer à sa cliente que ses « émotions ont pris le dessus » et qu’il a fait une « erreur ». L’enregistrement, d’une durée 27 minutes, a été écouté en cour mardi matin en présence de M. Diotte et de la présumée victime, que l’on ne nommera pas. Très affectée par la situation, cette dernière a laissé couler quelques larmes et s’est bouchée les oreilles avec ses mains pendant certains passages de la conversation. Au téléphone, on l’entend rappeler à M. Diotte ce qui s’est passé chez elle, le matin du 1er décembre, alors que le courtier devait évaluer la valeur de sa maison. Elle cherche à le faire parler et à savoir pourquoi il l’a agressée. « C’était vraiment un accident », dit-il d’emblée, avant de nuancer ces propos: « Ça a glissé un petit peu, ce sont mes émotions qui ont pris le dessus … Oui, j’ai perdu le contrôle », reconnaît-il ensuite. Devant l’insistance de son interlocutrice qui lui répète à plusieurs reprises qu’elle n’était pas du tout consentante, il ajoute: « je n’ai pas d’autres réponses à te donner, à part que j’ai fait une erreur, c’est infiniment dommage et plate, mais c’est très difficile à contenir des émotions. C’est la première fois que ça m’arrive … C’est malheureux, ça n’aurait pas dû arriver. » Il lui dit enfin qu’il n’a pas voulu lui faire de mal, et qu’il est conscient de lui en avoir fait, du moins moralement. Un peu plus d’un mois après l’agression supposée, l’enquêteur de Laval qui a piloté le dossier, Claude Tessier, avait décidé, en concertation avec ses collègues, d’utiliser de l’écoute électronique plutôt que de confronter directement André Diotte.

26 août 2014 : L’intrus qui est entré de nuit à la résidence d’Ottawa du chef libéral fédéral Justin Trudeau pour laisser un message considéré comme menaçant, s’était simplement trompé de maison parce qu’il avait trop bu. À la suite de la diffusion d’une vidéo montrant l’intrus dans la maison de Justin Trudeau la semaine dernière, le suspect s’est présenté à la police d’Ottawa, journal à la main, pour dire qu’il était la personne recherchée. Après l’avoir interrogé, la police a conclu qu’il était entré «à la mauvaise maison par erreur». Après s’être fait déposer en taxi dans le quartier Rockcliffe, l’homme a tenté tant bien que mal de retrouver la maison d’un ami en suivant ses indications. Puisqu’il n’y avait mis les pieds qu’une seule fois et qu’il avait bu depuis un certain temps, il a cru avoir trouvé la bonne résidence. Il a franchi la barrière, qui n’était pas verrouillée, et s’est ensuite introduit dans la maison par la porte arrière, qui n’était également pas verrouillée. Il n’a pas erré dans la maison et s’est contenté de rester près de la porte d’entrée, a-t-il assuré, alors que la femme et les trois enfants de Justin Trudeau dormaient à l’étage. M. Trudeau était alors en campagne à Winnipeg. Aucune accusation ne sera portée contre le suspect, a affirmé la police, parce que le suspect n’avait pas d’intention criminelle. Il a toutefois reçu un sérieux avertissement. «Voilà une autre occasion de rappeler à la population de barrer ses portes et fenêtres», a conclu aujourd’hui le porte-parole de la police d’Ottawa.

27 août 2014 : L’autoroute Décarie n’est pas une piste de course et deux automobilistes en ont eu la preuve au cours de la dernière fin de semaine, à Montréal : ils ont été interceptés par les policiers, à 24 heures d’intervalle, alors qu’ils filaient respectivement à 214 km/h et 217 km/h. La première interception a eu lieu dans la nuit du 22 août, vers 3 h du matin. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) effectuaient une opération radar sur l’autoroute Décarie, à la hauteur du chemin Quren-Mary, lorsqu’ils ont capté une voiture de marque Infiniti roulant à 214 km/h, soit plus de 140 km/h au-dessus de la limite permise. L’automobiliste, âgé dans le début de la vingtaine, s’est vu remettre un constat d’infraction de 2152 $ et pas moins de 36 points d’inaptitude ont été ajoutés à son dossier de conducteur. À peine 24 heures plus tard, vers 3 h 35 du matin, les policiers autoroutiers de Montréal ont intercepté une luxueuse Mercedes qui circulait à 217 km/h sur l’autoroute Décarie, alors que la limite de vitesse est de 70 km/h. L’homme dans la quarantaine a reçu un billet d’infraction de 2227 $ et 36 points d’inaptitude ont été inscrits à son dossier. Il est toutefois possible que les deux conducteurs décident de contester leur contravention.

27 août 2014 : Deux personnes récemment portées disparues à Montréal ont été retrouvées sans vie, ont fait savoir les autorités. Dans un premier temps, le corps de Yong Xin Zhang, 17 ans, a été repêché des eaux du canal Lachine. Sa mort serait le résultat d’un accident ou d’un geste volontaire. L’adolescent manquait à l’appel depuis dimanche. La police a également indiqué que Claire Lavoie, 64 ans, avait été retrouvée morte au cours de la journée de lundi, à Roxton Pond, près de Granby, en Montérégie. Son corps se trouvait à proximité de son véhicule stationné dans un sentier boisé. La sexagénaire était portée disparue à Montréal depuis le 25 juillet.

27 août 2014 : Le gouvernement Couillard entend revoir la politique qui permet à des entreprises multinationales de réduire leurs impôts au minimum et d’encaisser des subventions du gouvernement par millions. De Charlottetown à l’Île-du-Prince-Édouard, où il participe à une rencontre du Conseil de la fédération canadienne, le premier ministre du Québec a réagi au reportage publié mercredi dans le Journal de Montréal révélant que le Québec se compare à un paradis fiscal pour certaines entreprises multinationales, dont la pharmaceutique américaine Valeant. Le chef du gouvernement libéral a promis une réforme de la fiscalité. «On veut en venir à une réforme importante sur la fiscalité pour les individus et les entreprises qui visera à conserver un système fiscal juste et équitable et qui encouragera le travail, l’effort, l’investissement et l’emploi», a expliqué M. Couillard.

28 août 2014 : Une fillette de trois ans ainsi que sa mère ont été violemment expulsées d’une piscine publique de l’arrondissement d’Outremont, parce que l’enfant ne portait pas le haut de son maillot de bain. La mère de l’enfant, Véronique Shapiro, s’est fait demander par la sauveteuse de mettre à sa fillette son haut de bikini. Mme Shapiro a refusé. C’est alors que la sauveteuse lui a demandé de quitter les lieux. Mme Shapiro, une habituée de l’endroit, n’a pas voulu. De plus, plusieurs sauveteurs essayaient d’écarter la dame de sa fille, ce qui aurait contribué à envenimer la situation. « Une sauveteuse a même tenté de prendre mon téléphone cellulaire », a-t-elle indiqué en entrevue à TVA Nouvelles. Alors qu’elle tenait son enfant dans ses bras, la maître-nageuse « la plus baraquée » l’a plaquée au sol. La fillette a été blessée et a une contusion très apparente au front. Mme Shapiro jure qu’elle n’était pas menaçante, mais avoue qu’elle criait très fort, puisqu’elle se sentait en danger. « Comme je refusais de partir, je me suis fait plaquer par terre avec ma fille de trois ans dans les bras par ce que j’aurais juré être la petite sœur de Matricule 728. Moi qui croyais naïvement que les sauveteuses étaient là pour sauver des vies et non pas pour envoyer les enfants à l’hôpital! », a écrit Mme Shapiro sur un groupe Facebook d’entraide parentale. Encore sous le choc au lendemain des évènements survenus à la piscine Kennedy, Mme Shapiro affirme qu’elle portera plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). De son côté, l’arrondissement dit avoir également porté plainte contre la citoyenne. La maître-nageuse a demandé à ce que la fillette porte le haut de son maillot afin de ne pas attirer le regard de pédophiles, notamment. Une demande que la mère juge inappropriée puisque les pédophiles peuvent s’intéresser autant aux garçons qu’aux fillettes, a-t-elle dit. À l’arrondissement, on confirme qu’il n’existe aucun règlement disant qu’une fillette doit absolument porter un haut de maillot pour se baigner. « Personnellement je trouve que c’est le choix du parent de laisser ou pas un enfant porter un haut à l’âge de trois ans, a indiqué Marie Cinq-Mars, mairesse d’Outremont. Il n’y a pas de règlement qui a été voté à la salle du conseil pour interdiction ou pas. » Une enquête interne a d’ailleurs été déclenchée pour faire la lumière sur les évènements. « On me rapporte que la maman aurait eu une réaction violente, et il s’en est suivi autre chose, et là les moniteurs ont téléphoné à la police », a expliqué la mairesse. La mère de famille risque d’être accusée de voies de fait. La mairesse assure que la consigne sera claire lors de la réouverture de la piscine l’été prochain.

28 août 2014 : Deux hommes reliés au monde des gangs de rue ont été atteints par balle, à Gatineau. L’événement a déclenché une vaste opération policière afin de retrouver le tireur, mais celui-ci était toujours au large, jeudi soir. L’histoire a débuté vers 1 h 35 du matin, lorsque plusieurs personnes ont appelé au 911 pour signaler que des coups de feu venaient de retentir dans le quartier Mont-Bleu, situé dans le secteur de Hull. À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont trouvé deux victimes atteintes par balle. L’un des individus avait reçu un projectile dans une jambe, tandis que l’autre ne présentait que des blessures superficielles. Les policiers ont ensuite localisé un suspect potentiel dans les environs et ont tenté de l’intercepter. L’individu a pris la fuite à pied et les patrouilleurs qui le pourchassaient l’auraient vu entrer dans un immeuble à logements de la rue Tassé. Dès lors, un immense périmètre de sécurité a été établi dans le secteur, forçant du même coup l’évacuation d’environ 200 résidents, au beau milieu de la nuit, de même que la fermeture pour la journée de deux écoles situées près de la scène de crime. Le groupe d’intervention de la Sûreté du Québec a été appelé en renfort en vue d’investir l’immeuble où l’on croyait que le suspect s’était réfugié. Mais en fin d’avant-midi, les forces de l’ordre ont constaté que le tireur ne se trouvait pas dans le bâtiment qu’elles cernaient. « L’enquête a démontré que le suspect serait sorti du périmètre et aurait pris la fuite », a indiqué le sergent Jean-Paul LeMay, porte-parole de la police de Gatineau.

28 août 2014 : Trop c’est trop, selon Luis Miranda. Mécontent des services reçus depuis qu’Anjou a été fusionnée à la métropole, le maire d’arrondissement déposera une pétition à l’Assemblée nationale pour un nouveau référendum sur les défusions. M. Miranda fait ainsi suite à la menace qu’il avait faite en juillet avec la mairesse d’Outremont, Marie Cinq-Mars. À l’époque, le maire de Montréal, Denis Coderre, avait qualifié cette menace de «dramatisation». Selon M. Miranda, le compte de taxes des contribuables d’Anjou augmente constamment alors que les services reculent. « En 2001, nos citoyens payaient 66 millions $ en taxes. Maintenant, ils en paient 104 millions $, et la ville centre nous renvoie seulement 23 millions $ », a-t-il dit. Sur place, les résidents d’Anjou s’inquiètent que leur arrondissement ne ressemble aux quartiers du centre. La plupart appuient M. Miranda. « Outremont et Anjou, c’est vraiment les meilleurs endroits pour les services. Je ne veux pas que ça devienne comme Montréal, Denis Coderre je ne l’appuie pas du tout », a affirmé une femme prénommée Mira. «Les taxes ont augmenté d’au moins 400 $. Le niveau de service est excellent, mais on a vu une baisse dans le déneigement», a ajouté Lise Henrichon.

À lire également : nouvelles du 29 août jusqu’au 31 août 2014.

poissons laval

Centre de la nature de Laval, étang

Poissons dans l’étang du Centre de la nature de Laval. Photo : GrandQuebec.com

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