Ligne du temps : 2014

1er février – 7 février

1er février – 7 février

C’est arrivé au Québec du 1er février jusqu’au 7 février 2014

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 29 janvier jusqu’au 31 janvier 2014

1er février 2014 : Un homme qui a agressé deux agents de transport de valeurs à leur sortie d’une banque TD, dans le Vieux-Longueuil, a perdu la vie après avoir été atteint par balle. Les deux employés sortaient de la succursale du boulevard Roland-Therrien, vers 1 h 30, lorsqu’ils ont été assaillis par un l‘individu de 32 ans, à seulement quelques mètres du camion de la compagnie G4S (récemment acquise par Garda World). Un employé a été projeté au sol par le suspect et c’est après qu’un coup de feu a été tiré en direction de l’individu, qui lui n’était pas armé, selon les policiers. Blessé, ce dernier a été transporté au centre hospitalier où son décès a été constaté en milieu de nuit. Les deux agents ont quant à eux subi des chocs nerveux et l’un d’eux a été blessé à la tête lorsqu’il a été projeté au sol. Les bandes vidéo captées par les caméras de surveillance de la banque et d’un Tim Hortons voisin seront visionnées. Des témoins présents à l’intérieur du Tim Hortons pourraient aussi être interrogés par les policiers. Quant à l’homme décédé, la famille était rencontrée pour tenter de connaître les motifs qui auraient pu pousser cet homme à s’attaquer aux agents de Garda. Il pourrait s’agir d’une tentative de vol qui a mal tourné. Des maîtres-chiens ont été demandés sur place en matinée et un poste de commandement a été érigé.

1er février 2014 : L’ancien maire de la ville de Montréal-Nord Yves Ryan est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à l’âge de 85 ans. M. Ryan, qui a été maire de 1963 à 2001, juste avant la fusion de Montréal-Nord avec Montréal, aurait succombé à un malaise cardiaque, à l’Hôtel-Dieu de Montréal. Durant ces 38 ans passés à la tête de la municipalité, il a remporté 10 élections de suite. Yves Ryan est le frère de l’ancien chef du Parti libéral du Québec Claude Ryan, décédé en 2004, et de Gérald Ryan, décédé en 2002, qui fut juge de la Cour supérieure à Montréal. Avec Huguette Labrecque, il a eu deux enfants Denise et Guy. Avant sa carrière politique, Yves Ryan a œuvré en tant que journaliste. En 1957, il a fondé le «Guide de Montréal-Nord» où il a été rédacteur en chef jusqu’à ce qu’il devienne maire, en 1963. Il a été président du conseil d’administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal de 1985 à 1986, et de 1994 à 1998.

2 février 2014 : Le crucifix ne quittera pas l’enceinte de l’hôtel du Parlement avant longtemps. Selon les informations du Journal de Québec, le gouvernement Marois n’a pas l’intention de profiter de sa majorité au Bureau de l’Assemblée nationale (BAN) pour imposer le retrait du Christ en croix qui domine les joutes parlementaires. Le ministre Bernard Drainville, qui souhaite qu’on décroche le symbole ostentatoire installé au-dessus du siège du président, avait été clair à ce sujet dès le dépôt du projet de loi 60 sur la charte des valeurs. La récente sortie de Philippe Couillard, qui se porte désormais en grand défenseur de la Sainte Croix de l’Assemblée nationale, a refroidi d’autant plus les ardeurs du Parti québécois. Les caquistes de François Legault étant eux aussi en faveur de la préservation de ce «patrimoine religieux», les péquistes sont désormais les seuls – avec Québec solidaire qui ne siège toutefois pas au BAN – à réclamer son retrait du Salon bleu. Au cabinet du ministre Drainville, on est avare de commentaires. «Lorsque la charte sera adoptée, on sera ouvert à déplacer le crucifix ailleurs dans le Parlement», s’est-on limité à dire. Les coups de sonde réalisés ces derniers mois montrent qu’une majorité de Québécois ne souhaite pas qu’on touche à ce symbole.

3 février 2014 : La police de Montréal a confirmé que la pièce de vêtement qui pourrait avoir causé la mort de Naima Rharouity est bel et bien un hijab. Après des vérifications plus poussées, les enquêteurs ont été en mesure de confirmer qu’il s’agissait d’un hijab», a indiqué l’agent Danny Richer, porte-parole de la police de Montréal. Mme Rharouity a perdu la vie dans un escalier mécanique de la station de métro Fabre. L’hypothèse la plus plausible est que la victime a été étranglée par son hijab après que celui-ci s’est coincé dans le mécanisme de l’escalier roulant. En tentant de le dégager, ses cheveux auraient eux aussi été entraînés dans le mécanisme. Selon la police, un témoin a assisté à la scène. Voyant le drame, l’homme s’est emparé du «téléphone rouge» installé dans l’édicule du métro pour signaler l’événement aux autorités. Pour une raison que les policiers ignorent, le témoin aurait ensuite quitté les lieux. On ne sait pas non plus s’il a tenté de porter assistance à Mme Rharouity. Les bandes vidéo des caméras de surveillance n’ont pas permis aux enquêteurs de voir précisément ce qui s’est produit et comment Naima Rharouity est morte. Une autopsie a été pratiquée le lendemain du drame. La dépouille a ensuite été rendue à la famille de la victime.

4 février 2014 : La première ministre Pauline Marois a dévoilé le livre blanc sur la politique québécoise de la jeunesse, dont la réalisation des objectifs est estimée à près de 500 millions $. «Ensemble nous avons le devoir d’offrir à nos jeunes les moyens de prendre la place qui leur revient, de s’épanouir, d’occuper des emplois payants et valorisants», a affirmé Mme Marois. Le livre blanc est l’aboutissement d’une vaste consultation auprès de 4000 jeunes à travers le Québec et a comme mission d’inclure l’ensemble de ces derniers, en particulier les plus vulnérables. «Parmi les 1,5 million de jeunes Québécois, 200 000 d’entre eux ne sont ni en emploi, ni aux études. Il est temps de remédier à cette situation et de permettre à ces jeunes de trouver leur passion», a déclaré le député. Les organismes de lutte au décrochage saluent avec réserve le livre blanc sur la politique québécoise de la jeunesse. «Nous nous réjouissons bien sûr de l’importance accordée à la lutte au décrochage scolaire», a indiqué Mélanie Marsolais, directrice générale du Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD), mais elle demande une politique réellement inclusive.

5 février 2014 :
Pauline Marois se réserve le droit de déclencher des élections hâtives sans déposer de budget compte tenu du «climat» politique à l’Assemblée nationale. «Je me réserve le droit compte tenu du climat. […] Le budget est en préparation et je prendrai mes décisions en conséquence du climat dans lequel je me trouverai à l’Assemblée nationale», a lancé la première ministre, jeudi midi en conférence de presse, pour conclure son caucus présessionnel à Shawinigan. «On n’apprendrait pas grand-chose avec un budget», a justifié Mme Marois. À son avis, les Québécois ont déjà une «base très solide d’information» grâce à la mise à jour économique de novembre dernier, qui annonçait un déficit de 2,5 milliards $. «Il est possible d’aller en élection sans budget, a-t-elle ajouté. Si nous allons en élections, et encore une fois je prendrai la décision au moment opportun, dans six mois, un an, deux ans, il y aura un budget.» Si la première ministre décide de déclencher des élections, ce sera avant tout à cause de «l’attitude» des partis d’opposition qui veulent tout bloquer. Le prochain budget, la refonte de la loi 101, la banque de développement économique et même la charte sont bloqués par les partis d’opposition, a accusé la première ministre. Un gouvernement majoritaire lui permettrait d’avoir les coudées franches.

6 février 2014 : Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, est de passage à Montréal, pour prononcer un discours devant un groupe d’étudiants de l’Université Concordia. M. Trudeau en a profité pour décocher quelques flèches à l’endroit de la première ministre du Québec, Pauline Marois. Dans l’éventualité d’un scrutin printanier, il a dit avoir «confiance que les Québécois vont choisir un parti qui sait gérer l’économie et ne cherche pas à semer la discorde et la division comme Marois l’a fait». «Je peux répéter ma grande confiance dans l’équipe de M. Couillard et de mes cousins libéraux du Québec», a-t-il répondu quand on lui a demandé s’il appuierait le Parti libéral du Québec lors de la campagne électorale qui semble se profiler à l’horizon. S’il est élu premier ministre du Canada aux prochaines élections fédérales, Justin Trudeau a indiqué qu’il serait prêt à travailler avec tous les partis, peu importe qui est porté au pouvoir. Le chef libéral a également annoncé que le prochain congrès du PLC, qui doit débuter dans deux semaines, se tiendra à Montréal.

6 février 2014 : Les quelque 25 millimètres de pluie verglaçante tombés sur Sherbrooke dans les jours précédant Noël ont engendré l’une, sinon la pire crise qui a été vécue par les services d’urgence de la ville. Plus de 33 000 abonnés en Estrie, dont 15 000 à Sherbrooke, ont subi des pannes de deux ou trois jours et même plus. Des équipes extérieures sont venues à la rescousse. Selon le président du comité exécutif de la Ville de Sherbrooke, Serge Paquin, les coûts s’élèvent à 2 167 505 $. De ce montant, 1 500 000 $ sont déjà engagés, et un autre 600 000 $ est à prévoir pour le nettoyage. «Quelle sera la part que le gouvernement du Québec nous remboursera? C’est ce que nous allons voir dans les prochaines semaines.»

7 février 2014 : Le drapeau arc-en-ciel flottera sur l’hôtel de ville de Montréal durant les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, pour soutenir la communauté gaie de Russie. Le maire de Montréal, Denis Coderre, a précisé sur les réseaux sociaux que cette démarche était «une protestation contre la loi homophobe russe», adoptée l’été dernier. Puisque les trois mâts de la place Vacquelin ont été retirés cette année, par mesure de sécurité, le drapeau gai sera installé au-dessus de la porte principale de l’hôtel de ville. «Il sera très visible, impossible de le manquer», a précisé l’attaché de presse de Denis Coderre, Louis-Pascal Cyr. La Ville de Québec et les arrondissements de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et du Sud-Ouest doivent également afficher les couleurs de la fierté gaie. Le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé, a quant à lui confirmé sur Twitter que «le mât du Stade olympique sera illuminé aux couleurs de l’arc-en-ciel», vendredi soir. «À l’heure où le monde entier a le regard fixé sur la Russie, il faut en profiter pour envoyer un message d’encouragement à la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transsexuelle et transgenre (LGBT) de Russie», a indiqué le vice-président de Fierté Montréal, Jean-Sébastien Boudreault. «C’est un symbole très fort, surtout que le drapeau gai n’a jamais flotté sur l’hôtel de ville», a-t-il souligné. Selon lui, cela montre aussi que Denis Coderre prend très au sérieux les actes de violence qui se sont déroulés dans le Village gai. Fierté Montréal organise jusqu’au 23 février sa propre Maison de la Fierté au cœur du quartier gai, pour soutenir les LGBT de Russie.

À lire également : événements qui ont eu lieu du 8 février jusqu’au 14 février 2014.

Vue hiver

Vue sur l’hiver

Vue sur l’hiver. Photo : © GrandQuebec.com

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