Ligne du temps : 2014

1er avril – 7 avril

1er avril – 7 avril

C’est arrivé au Québec entre le 1er avril et le 7 avril 2014

Voir aussi : les événements qui ont eu lieu du 29 mars jusqu’au 31 mars 2014

1er avril 2014 : Le député d’Amos, en Abitibi-Témiscamingue, François Gendron va porter plainte auprès du Directeur général des élections du Québec à la suite de deux gestes posés par l’Amossois Jean-Pier Frigon, qui aurait incité les pensionnaires de sa résidence pour personnes âgées d’Amos à voter pour le candidat du PLQ, Serge Bastien. Le propriétaire de la résidence aurait installé une affiche dans son établissement pour annoncer la venue du candidat libéral. L’affiche n’aurait pas porté la mention «payé et autorisé par…», telle que le veut la loi électorale. Selon le communiqué émis par le bureau de M. Gendron, ce seul geste n’aurait pas incité le député sortant à entreprendre une poursuite auprès du DGEQ. Un autre document, une lettre envoyée aux résidents des Jardins du Patrimoine, les aurait incités directement à voter pour le candidat libéral dans le cadre du vote itinérant qui se tenait à cet endroit le lundi 31 mars. C’est à la lecture de cette lettre que le candidat du Parti Québécois a finalement décidé de porter plainte. Dans la même veine, il a demandé au candidat libéral de désavouer les gestes posés. Interrogé sur les gestes qu’il aurait posés, l’homme d’affaires amossois Jean-Pier Frigon a été plutôt avare de commentaires. «Je n’émettrai aucun commentaire, car c’est sans fondement», a-t-il affirmé.

1er avril 2014 : Un nouveau sondage donne les libéraux majoritaires avec 41 % des intentions de vote, suivis du Parti québécois à 29 %, de la Coalition avenir Québec à 19 % et de Québec solidaire à 7 %. Mené par Forum Research, pour le compte du quotidien The Gazette, le sondage place les libéraux en avance de 12 points devant les péquistes. De plus, près de 55 % des répondants ont indiqué qu’ils ne voteraient jamais pour le PQ. Dans le cas des libéraux, le pourcentage est de 31 %. Un précédent sondage de la firme, publié il y a 12 jours, indiquait un écart entre le PLQ et le PQ de 13 points. En revanche, la CAQ a fait un bond de 6 points. Le chef caquiste François Legault est celui qui a la cote d’approbation la plus haute des chefs puisque 54 % des répondants approuvent son action, comparativement à 45 % pour le chef libéral Philippe Couillard et 31 % pour la chef péquiste Pauline Marois. Selon le sondeur Lorne Bozinoff, cité par The Gazette, la perspective d’un référendum ne plaît ni aux francophones, ni aux jeunes, pas plus que dans les régions. Près de sept Québécois sur 10 n’en veulent pas, indique-t-on dans le sondage. Le sondage a été réalisé par téléphone lundi auprès de 854 répondants et la marge d’erreur est de 3 %, 19 fois sur 20.

1er avril 2014 : François Legault ne digère pas la hausse «complètement indécente» de 4,3 % des tarifs d’électricité qui est entrée en vigueur ce matin et réitère sa promesse de l’annuler dans les jours suivant l’élection d’un gouvernement caquiste. «La majorité des travailleurs au Québec n’ont pas une augmentation de salaire de 4,3 %. Les personnes âgées n’ont pas une augmentation de pension de 4,3 %. Moi je ne vois pas comment Mme Marois et M. Couillard peuvent regarder les Québécois dans les yeux et dire on va encore vous demander des sacrifices», a déclaré François Legault lors d’un point de presse à Saint-Hyacinthe mardi matin. Rappelons que la hausse des tarifs équivaut pour une maison moyenne à une augmentation de la facture d’électricité de 95 $ par année, ce qui permettra à Hydro-Québec d’empocher 418 millions $ supplémentaires annuellement. M. Legault demande aux Québécois de dire aux «deux vieux partis c’est assez de piger dans le poches des contribuables». Il accuse d’ailleurs Pauline Marois d’avoir menti aux Québécois en promettant en 2012 le gel des tarifs d’électricité.

1er avril 2014 : Mars 2014 aura été extrêmement froid au Québec, selon un bulletin publié par Environnement Canada mardi. Il faut remonter à 1984 pour avoir un mois de mars aussi froid, selon André Cantin, météorologiste à Environnement Canada. Dans certains cas des records datant de 50 à 60 ans ou plus ont même été battus. Sur le Québec méridional, les températures sont demeurées sous le point de congélation pendant la grande majorité du mois. De plus, la température moyenne a été de quatre à six degrés sous la normale. À cause du temps froid, le couvert neigeux est de deux à trois fois plus important qu’à la normale sur le sud du Québec pour cette période de l’année. Comme il n’y a eu que peu de pluie, les quantités de neige reçues se retrouvent partout au-dessus des normales. Avec ses 130 à 140 cm, Gaspé remporte la palme avec 75 % plus de neige que la normale. Faible lueur d’espoir : au cours des prochains jours, le mercure demeurera près des normales, permettant ainsi une fonte continue, mais lente de l’important couvert de neige. André Cantin a toutefois indiqué que l’on ne peut exclure que d’autres centimètres de neige nous tombent sur la tête…

2 avril 2014 : La dégringolade du Parti québécois dans les intentions de vote se confirme dans un nouveau sondage publié, particulièrement chez les francophones où péquistes et libéraux sont au coude à coude, à 31 %. Réalisé pour la chaîne de télévision CTV, le sondage Ipsos Reid place le Parti libéral du Québec (PLQ) en avance de neuf points devant les péquistes dans les intentions de vote générales. Les libéraux récoltent ainsi 37 % des intentions, contre 28 % pour le Parti québécois (PQ). La Coalition avenir Québec (CAQ) obtient 19 % des appuis et Québec solidaire (QS) est crédité de 13 % des appuis. Si les appuis des libéraux restent stables, ils sont aussi les moins susceptibles de changer. Environ 72 % des répondants au sondage n’ont pas l’intention de modifier leur opinion. Et de ce nombre, près de 40 % ont l’intention de voter pour le PLQ, comparativement à 28 % pour le PQ. À quelques jours de l’élection, le sondage indique que près du tiers des Québécois restent indécis. La CAQ fait meilleure figure avec une hausse de trois points, mais surtout avec près de 21 % des intentions de vote chez les francophones. La CAQ est également le second choix le plus populaire chez plusieurs répondants.

2 avril 2014 : Une femme dans la cinquantaine a été grièvement blessée, tôt jeudi, après avoir été poignardée dans un appartement de l’arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal. Selon Danny Richer, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la victime a été blessée au «haut du corps» et a été transportée à l’hôpital. Elle se trouvait dans un état «critique». Le tout s’est produit vers 4 h 30, dans un logement situé sur la rue de Cannes, près de la rue Jean-Talon Est. Le suspect, qui avait pris la fuite à pied, a été appréhendé environ une heure plus tard par les policiers. À la suite de l’agression, des témoins avaient composé le 911 après avoir aperçu l’homme dans un parc situé tout près des lieux du drame. Plusieurs policiers ont été dépêchés sur place et un périmètre de sécurité a été érigé. D’après le porte-parole de la police, la victime et l’agresseur se connaissaient, mais la nature de leur relation devait être déterminée.

2 avril 2014 : Le sergent Philippe De Blois du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a perdu la vie lors d’un saut en parachute, à Raeford, en Caroline du Nord. Âgé de 35 ans, il était à l’emploi du Service de police de la Ville de Québec depuis 14 ans. Le sergent De Blois, un parachutiste aguerri, était également instructeur en tandem au centre de formation ParaQc, de Lévis, depuis septembre 2011. Chez ParaQc, la nouvelle a eu l’effet d’une commotion. On a décrit l’homme comme un parachutiste d’expérience, avec 1500 sauts à son actif. Philippe De Blois était en Caroline du Nord afin de participer à une compétition prévue à la fin de la semaine prochaine. Bien que les circonstances précises de l’accident demeurent inconnues, il pourrait s’être produit lors d’un saut d’entraînement. Quelques heures après l’annonce de la tragique nouvelle, de nombreux témoignages de sympathie et d’encouragement pour sa conjointe ont afflué sur la page Facebook de la victime. À la demande de la famille, le SPVQ ne commentera pas l’affaire qui a jeté la consternation chez les collègues de Philippe De Blois.

3 avril 2014 : Un homme d’une cinquantaine d’années a été blessé à la tête lors de la manifestation contre les mesures d’austérité du gouvernement, au centre-ville de Montréal. «Il s’agit de blessures mineures», a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Jean Latour, qui n’était toutefois pas en mesure de donner davantage de détails sur cet incident. La manifestation organisée par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a débuté vers 14 h à la place Émilie-Gamelin. Des milliers de personnes s’y sont rencontrées avant d’entamer une marche à travers les rues du centre-ville en scandant «À nous la rue!». Lors d’un point de presse précédant la manifestation, le porte-parole de l’ASSÉ, Justin Arcand a rappelé que quelque 60 000 étudiants étaient en grève «pour dénoncer les mesures d’austérité qui coupent dans les services publics et qui engendrent des inégalités sociales», a-t-il dit. La manifestation a été appuyée par plusieurs organismes comme Greenpeace et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), de même que par Québec solidaire. Une dizaine de manifestants masqués et des groupes connus des policiers ont été aperçus dans la foule, notamment des adhérents au Black Bloc. Deux pièces pyrotechniques ont été lancées au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sherbrooke. L’hélicoptère de la Sûreté du Québec a en outre survolé le centre-ville pour assurer une surveillance supplémentaire. Quatre personnes ont été arrêtées notamment pour méfait, durant la manifestation. Le SPVM a aussi procédé à deux arrestations de «façon préventive et ciblée», avant le début de la marche.

3 avril 2014 : Un peu plus de deux semaines après avoir été acquis par l’homme d’affaires Eddy Savoie, l’immeuble qui abritait l’hôtel Loews Le Concorde, de Québec, a été revendu à un groupe québécois. M. Savoie en a fait la confirmation jeudi. Les acheteurs, a-t-il expliqué, lui ont versé un premier dépôt et ils ont maintenant 15 jours pour conclure leur financement et finaliser la transaction. Le maire de Québec, Régis Labeaume, apprenant que l’homme d’affaires annonçait une transaction imminente, émettait des doutes sur ses intentions. M. Savoie estime maintenant que la transaction devrait le satisfaire. «Je comprends qu’il va être content! a indiqué Eddy Savoie. C’est ce qu’il voulait. C’est ce qu’il va avoir. Après tous les efforts qu’on a mis pour trouver quelqu’un, il n’a pas à être mécontent.» Les acheteurs, a précisé M. Savoie, ont l’intention de rénover l’hôtel et de l’exploiter selon la formule condo-hôtel, c’est-à-dire que des personnes pourront acquérir des chambres et les louer, via les exploitants de l’hôtel, lorsqu’elles ne les occuperont pas. L’homme d’affaires demeure discret sur l’identité de ses acheteurs. Il précise cependant qu’il s’agit d’un regroupement de personnes de Québec, Montréal et Laval, actives dans les secteurs de l’hôtellerie, de la construction et de la finance. L’hôtel Loews Le Concorde a fermé ses portes le 12 février parce qu’il ne faisait pas ses frais.

3 avril 2014 : La réforme administrative de la Ville de Montréal se poursuit. L’administration Coderre a annoncé jeudi matin qu’elle entend abolir 2200 postes d’ici les cinq prochaines années, ce qui devrait ainsi permettre une économie de 240 M$. La Ville compte parvenir à cette réduction d’employés en abolissant un poste sur deux laissé vacant pour un départ à la retraite ou pour autre motif, de 2014 à 2018. Les suppressions toucheront les cadres, cols bleus, cols blancs et autres professionnels. Bien que le maire ait mentionné que tous feront partie de l’équation, les pompiers et policiers ne sont pas visés par cette mesure.

promenade a chevaux

Une promenade à chevaux dans une cabane à sucre. Photo : © GrandQuebec.com

4 avril 2014 : Un dinosaure a été exhumé lors de travaux de recherche dans l’île Axel Heiberg, au Nunavut, selon une étude publiée dans la revue Arctic. Cette île est l’endroit le plus au nord où on a découvert un fossile de dinosaure. Il s’agit d’un représentant de la famille des hadrosaures, des dinosaures qui possèdent un bec semblable à celui d’un canard et se nourrissent de plantes. Lorsque ce dinosaure est mort, l’Arctique canadien était isolé du reste de l’Amérique du Nord par une mer intérieure, selon les chercheurs. « La découverte de ce fossile suggère que des hadrosaures pourraient avoir vécu sur une grande île polaire durant la fin de la période du Crétacé, incapables de migrer vers des régions plus au sud durant l’hiver », peut-on lire dans la revue Arctic. «Il est possible que ces dinosaures herbivores aient pu se nourrir d’aiguilles de conifères et de tiges ligneuses, durant les longs mois d’hiver, alors que les espèces de plantes avaient perdu leurs feuilles», peut-on lire également.

4 avril 2014 : Les baisses d’impôts annoncées hier par Pauline Marois demeurent hautement hypothétiques et conditionnelles à une croissance économique supérieure à celle envisagée. Suivant les prévisions de croissance économique établies par le ministre des Finances, Nicolas Marceau, les surplus budgétaires prévus seront versés au Fonds des générations. Le budget Marceau déposé le 20 février ne prévoit d’ailleurs pas de baisses d’impôts. Pauline Marois reconnaît qu’une croissance économique supérieure à celle anticipée par son ministre des Finances sera nécessaire pour réduire le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises, comme elle l’a évoqué jeudi. «Nous sommes confiants que nous pourrons faire croître l’emploi et l’économie québécoise avec les politiques que nous avons mises de l’avant. Nous pourrons générer davantage de surplus. (…) À partir du moment où il y a, au-delà de ce qui est prévu au budget, des sommes qui devraient apparaître en terme de création de richesse, nous les partagerons», a-t-elle précisé ce matin. «Ce n’est de la pensée magique», s’est-elle défendue. «J’ai deux ans devant moi pour rétablir l’équilibre et le maintenir. Après ça, l’évaluation se refera et dans cette perspective-là, si les chiffres sont au rendez-vous, nous le ferons (…) À partir du moment où notre performance économique est bonne, que nous dégageons des surplus, ce qui est arrivé à la fin des années 1990, nous avons dégagé d’énormes surplus (…) On a baissé les impôts et mis 500 millions sur la dette. Il faut avoir un peu d’espoir», a plaidé la chef du Parti québécois.

4 avril 2014 : François Legault durcit le ton. Si les libéraux prennent le pouvoir, le Québec risque la décote, craint le chef caquiste. «Philippe Couillard promet de l’argent qu’on n’a pas. Si les libéraux appliquent leur plan, il y a un très sérieux risque de décote», a lancé M. Legault en point de presse, à Québec. François Legault dénonce vertement la promesse du Parti libéral (PLQ) de gonfler les dépenses en infrastructure pour stimuler l’économie de la province. «Sur quatre ans, Philippe Couillard propose d’augmenter la dette du Québec de 6 milliards $ de plus que le PQ. Un moment donné il y a des limites», a-t-il expliqué. La Coalition avenir Québec (CAQ) s’engage plutôt à atteindre l’équilibre budgétaire «coûte que coûte» dès cette année et veut faire passer le ratio de la dette en pourcentage du PIB sous la barre des 50 % d’ici quatre ans. «Ce n’est pas parce qu’on voit le mur qui s’en vient que c’est le temps de peser sur l’accélérateur pour rentrer dedans plus vite. C’est ça que M. Couillard propose aux Québécois», a ajouté le chef caquiste. Si rien ne change, François Legault croit que le Québec pourrait se retrouver dans dix ans dans la même situation économique désastreuse que celle de la Grèce. Depuis plusieurs jours, M. Legault s’attaque au jugement du chef libéral. Après ses relations avec Arthur Porter et son appui à la prime de 1,2 million $ de Gaétan Barrette, la proposition libérale d’investir en immobilisation prouve une fois de plus le «manque de jugement» de Philippe Couillard, argue le chef de la CAQ. Le Plan québécois des infrastructures (PQI) adopté sous le gouvernement péquiste prévoit des investissements de 9,5 milliards $ par année. Cette enveloppe sert à entretenir ou à créer de nouvelles infrastructures. Les libéraux proposent de la gonfler à 11 milliards $ par année. François Legault conserverait l’enveloppe de 9,5 milliards $. «Je le dis, en tout respect, la proposition de Philippe Couillard, ce n’est pas seulement un manque de jugement, c’est irresponsable quand on pense à nos enfants. C’est complètement inéquitable», a dénoncé le chef caquiste. François Legault martèle que le «chien» du Parti québécois est «mort» et que les péquistes ne sont plus dans la course. «Les pires, ce sont les libéraux. On va voter dans quatre jours. Vous avez un choix très clair: on pellette par en avant ou on met fin à ces folies», a-t-il attaqué. M. Legault, qui faisait un point de presse sur l’état de la dette au Québec, a vivement réagi aux propos du chef libéral, qui soutient qu’un gouvernement caquiste «provoquerait l’anarchie» avec son «opération de scie à la chaîne» dans les effectifs de l’État. «Les libéraux, pendant les neuf années où ils nous ont promis une réingénierie de l’État, ont fait passer le nombre d’employés du gouvernement de 500 000 à 570 000. Si, pour M. Couillard, geler le nombre d’employés, c’est sortir la tronçonneuse, mettons qu’on n’a pas la même définition d’une tronçonneuse», a ironisé M. Legault.

5 avril 2014 : À la manière d’un entraîneur de hockey parlant à ses joueurs avant la troisième période, Pauline Marois s’affaire à motiver ses troupes une dernière fois en vue du grand rendez-vous électoral de lundi. «Mon petit doigt me dit que lundi soir on va être très heureux», a dit la chef du Parti québécois qui était de passage dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec, dimanche. Accompagnée de candidats vedettes, Véronique Hivon et Pierre Karl Péladeau, Mme Marois a littéralement lancé ses troupes sur le téléphone et sur le terrain pour faire sortir le vote péquiste lundi. «Vous avez une responsabilité, a-t-elle déclaré. C’est vrai que c’est serré, mais rien n’est joué. Regardez-moi bien dans les yeux, rien n’est joué. La différence peut porter sur le fait que nos organisations sont solides et nous permettent de faire sortir le vote […] Le militantisme qu’on connaît au Parti québécois est motivé par notre engagement pour le Québec, fait en sorte qu’on est prêts à mettre plus de temps, plus d’énergie, plus d’effort.» «Il faut que vous convainquiez un autre indécis, juste un autre, donnez-vous à chacun ce mandat-là. Lundi, vous êtes ici à l’aurore, j’en suis persuadée, vous préparez vos listes, vous faites sortir le vote et c’est ce qui peut faire la différence», a expliqué Pauline Marois. «À partir de maintenant on lâche pas, on convainc, on travaille. Je compte sur vous, on se met au boulot», a ajouté la chef péquiste avant de se rendre dans Jean-Lesage.

5 avril 2014 : François Legault prédit qu’une «vague arc-en-ciel» va balayer le Québec. Il promet la «révolution du courage». «Ça fait un certain temps que j’ai un rêve pour le Québec. Depuis quelques jours, je me dis que c’est vraiment possible. Je vois un Québec en marche vers une nouvelle révolution», a lancé le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), samedi soir, devant un millier de militants caquistes enflammés par la remontée du parti dans les sondages. «Ce grand virage que je vous propose, je l’appelle la révolution du courage», a lancé M. Legault, qui veut «moderniser l’État du Québec». «Je sens une vague. Une vague arc-en-ciel qui s’en vient», a lancé le chef caquiste plus tôt en journée à Saint-Eustache. Le sondage Léger publié aujourd’hui dans Le Journal de Montréal démontre que les caquistes ont vu leurs appuis augmenter de 15 à 23 % dans l’électorat en 10 jours seulement. Cette tendance exceptionnelle a revigoré celui qui était jusqu’à tout récemment au plus bas dans les intentions de vote. Les «vieux partis» et leurs ressources n’y pourront rien, a-t-il lancé. «Il n’y a pas une machine qui va pouvoir arrêter ça. Il n’y a rien qui va être capable de contrer la machine des Québécois qui sont tannés, qui veulent voter pour un projet, qui sont tannés des vieilles chicanes», a expliqué M. Legault, qui s’en est pris au chef libéral, un simple «marchand de peurs». «Avec le Projet Saint-Laurent, on a fait nos devoirs. Avec le plan Dubé, on a fait nos devoirs. On va réduire les taxes des familles de 1000 $. On va créer des emplois de qualité. M. Couillard n’a rien à proposer. Rien. Rien. Rien», a dénoncé M. Legault.

5 avril 2014 : Un véhicule récréatif garé sous l’autoroute 40 a été incendié dans la nuit de samedi à dimanche dans l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension à Montréal. Vers 2 h 15, les pompiers de la caserne 9 ont été appelés à l’intersection des boulevards Crémazie Ouest et Saint-Michel, tout juste sous l’autoroute 40, à l’endroit où des véhicules sont stationnés sous la voie rapide. Des automobilistes circulant dans le secteur ont signalé les flammes aux services d’urgence, indique Luc Galarneau, chef aux opérations au Service de sécurité incendie de Montréal. Deux autopompes ont été nécessaires pour combattre les flammes, qui s’étaient propagées à un autre véhicule. L’incendie a toutefois été rapidement maîtrisé. L’incendie serait d’origine criminelle. Selon les premières informations, un individu aurait été arrêté en lien avec cet incendie.

6 avril 2014 : Le niveau des cours d’eau a été sous surveillance toute la journée dimanche en Montérégie, notamment à Carignan, où la rivière L’Acadie est sortie de son lit samedi. Dimanche matin, le Centre de prévision de la crue des eaux d’Hydro Météo a indiqué que son avis d’inondation pour la rivière L’Acadie, en amont de Carignan, était toujours en vigueur. Deux embâcles de près de 800 m près des ponts de l’autoroute 10 et de la rue Grande Allée, ont fait monter le niveau d’eau. Samedi, deux maisons ont été inondées sur la rue Bellerive, en raison de la crue de la rivière dans ce secteur. Quatre résidents étaient toujours évacués dimanche, et demeuraient chez des proches. Selon la Sécurité civile, le risque d’inondation est lié cette année à l’épaisseur importante de la glace, ce qui constitue un phénomène inhabituel à cette période de l’année. Ainsi lorsque le couvert de glace se brise, des embâcles peuvent se former plus facilement et causer des débordements. Un équipement amphibie dénommé «la grenouille» était à l’œuvre dimanche matin pour briser le couvert de glace. «La grenouille a commencé ses opérations hier à l’embouchure et remonte la rivière aujourd’hui», a expliqué la directrice régionale Sécurité civile et Incendie pour la Montérégie et l’Estrie, Christine Savard. L’appareil devrait éventuellement défaire l’embâcle en question. Même si les niveaux ont légèrement baissé depuis samedi, la situation nécessitera une surveillance constante toute la semaine. «Le froid a fait descendre les niveaux pendant la nuit, mais avec la chaleur, ça va recommencer à fondre pendant», a indiqué Mme Savard. «De plus, les glaces en amont continuent de descendre et on prévoit de la pluie dans la nuit de lundi», a-t-elle ajouté, précisant que les riverains doivent demeurer vigilants. De nouveaux avertissements de débâcles ont été émis pour les rivières Saint-François et Nicolet, ainsi que leurs affluents. Les rivières Richelieu, Yamaska, Noire, Châteauguay, des Anglais, l’Acadie, des Hurons, de la Tortue et aux Brochets pourraient aussi être touchées par des débâcles. Ce phénomène se produit lorsque la pression de l’eau brise le couvert de glace d’un cours d’eau. Un amoncellement de glace – ou embâcle – peut alors se produire, ce qui mène parfois à des inondations.

6 avril 2014 : Un homme de 52 ans a péri, lors d’un accident de motoneige à Lac-Ministuk, près de Saguenay. Quatre motoneigistes, qui effectuaient une randonnée, ont arrêté à une station-service pour faire le plein d’essence lorsqu’ils se sont aperçus qu’un des leurs manquait à l’appel. Ils ont fait demi-tour et ont trouvé leur compagnon inanimé, à côté de sa motoneige, près de la route 175. Le quinquagénaire a été transporté dans un centre hospitalier où il a succombé à ses blessures, en soirée. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de cet accident. Selon les policiers, le motoneigiste aurait heurté un câble d’acier servant à maintenir des pylônes électriques en place.

7 avril 2014 : Un automobiliste de 43 ans a subi de graves blessures, alors qu’il tentait d’échapper à la police, à Saint-Donat, dans Lanaudière. Selon Gino Paré, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), le suspect a été transporté dans un centre hospitalier et on ne craignait pas pour sa vie. «L’homme a tenté de s’introduire chez quelqu’un, a expliqué M. Paré. Cette personne-là a donc contacté le 911 et les policiers se sont mis en direction des lieux, mais entre-temps, l’individu a décidé de se sauver.» Une fois arrivés dans le village de Saint-Donat, vers 3 h 35, les patrouilleurs de la SQ ont repéré le véhicule du suspect grâce à une description qui leur avait été fournie et ils ont décidé de le prendre en chasse. «Ils ont circulé dans les rues de Saint-Donat avant de se diriger vers la 329, en direction de Sainte-Agathe, a ajouté le sergent Paré. La poursuite a duré quelques kilomètres, mais alors que la distance entre le véhicule suspect et les policiers devenait plus grande, le suspect a finalement fait une sortie de route.» Le conducteur qui a fait plusieurs tonneaux lors de l’accident a subi de graves fractures aux deux jambes. Il a été transporté à l’Hôpital Laurentien de Sainte-Agathe-des-Monts où il repose dans un état stable. Il pourrait faire face à des accusations de tentative d’introduction par effraction, fuite et probablement conduite dangereuse. Les policiers ont des motifs raisonnables de croire que l’homme conduisait avec les facultés affaiblies. Des expertises ont été faites en ce sens.

7 avril 2014 : Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a été élu à la tête d’un gouvernement majoritaire. À 56 ans, il devient le 31e premier ministre de l’histoire du Québec. Le chef libéral a réussi son pari en se faisant élire dans sa circonscription de Roberval. Il a délogé le péquiste Denis Trottier, qui était en poste depuis 2007. À 20 h 45 heures, les libéraux étaient en avance dans 72 circonscriptions. Selon les premiers dépouillages, les troupes de Philippe Couillard ont récolté 45 % des voix, contre 27 % pour le Parti québécois (PQ) et 18 % pour la Coalition avenir Québec (CAQ). Classé deuxième dans les intentions de vote au déclenchement des élections, le chef libéral a réussi à renverser la vapeur et à ramener sa formation politique au pouvoir, dix-huit mois à peine après s’être fait montrer la porte de sortie par les Québécois. Les lendemains de veille s’annoncent difficiles pour le Parti québécois (PQ). Après avoir déclenché les élections dans la ferme intention d’obtenir un mandat majoritaire, fort des sondages qui lui étaient favorables, la formation n’a cessé de voir fondre ses appuis tout au long de la campagne. Selon plusieurs observateurs, l’arrivée de Pierre Karl Péladeau a constitué un tournant de la campagne, sa profession de foi souverainiste ayant ramené la question référendaire à l’avant-plan du débat, au grand dam des troupes péquistes.

7 avril 2014 : Le futur gouvernement du Québec aura cinq grands défis à relever pour mettre de l’ordre dans les finances de l’État. Le rétablissement de l’équilibre budgétaire est la première tâche qui attend le prochain ministre des Finances. Tous les partis se sont engagés à éliminer le déficit d’ici un an ou deux pendant la campagne électorale. Pour y parvenir, le gouvernement devra trouver environ 1,75 milliard $. Il s’agit du déficit anticipé dans le dernier budget Marceau pour l’exercice financier 2014-2015. «Le parti au pouvoir sera durement jugé s’il n’y parvient pas, car l’équilibre budgétaire est une promesse vérifiable», a dit Jean-Denis Garon, professeur d’économie à l’UQAM. À l’Institut économique de Montréal (IEDM), Youri Chassin croit qu’il est urgent d’équilibrer le budget de l’État. «Ça fait cinq ans que la récession est terminée. Si le gouvernement n’arrive pas à rétablir l’équilibre, c’est que nous avons un déficit structurel», a commenté l’économiste, rappelant que l’agence de notation Fitch a placé la note de crédit du Québec sous perspective négative, en décembre dernier. Pour remplir son engagement, le gouvernement a deux options, deux autres défis: accroître ses revenus ou réduire ses dépenses. Hausser les recettes de l’État n’est pas une tâche facile à accomplir, car la croissance économique et l’inflation sont plutôt faibles en ce moment. Le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec se sont d’ailleurs engagés à diminuer les dépenses d’environ 1,3 milliard $ en ne remplaçant pas certains départs à la retraite et en procédant à une révision en profondeur des programmes. De son côté, Jean-Denis Garon croit que le Québec doit accroître ses exportations. «Elles représentent 30% de notre PIB alors que c’était 40 % dans les années 1990. Mais la reprise américaine est centrale pour faire mieux», a expliqué le professeur.

À lire également : événements qui ont eu lieu entre le 8 avril et le 14 avril 2014.

tire d'érable

tire d’érable

Tire d’érable, cabane à sucre. Photo : GrandQuebec.com

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