Abitibi-Témiscamingue

Peuple Abitibiwinni

Peuple Abitibiwinni

Peuple Abitibiwinni

Le peuple Abitibiwinni occupe le territoire de l’Abitibi depuis environ 6 mille ans. Ce peuple appartient à la nation algonquine.

La langue des Abitibiwinni est l’anishnabe, nom qui est parfois utilisé pour désigner ce peuple. Par ailleurs, le mot Abitibiwinni signifie «peuple qui vit dans les hautes terres».

L’histoire de l’occupation amérindienne de l’Abitibi est peu connue. Les recherches archéologiques réalisées dans les environs du lac Abitibi permettent cependant de penser que des groupes amérindiens exploitent l’actuel territoire de l’Abitibi afin d’y puiser les ressources nécessaires à leur subsistance depuis des temps immémoriaux.

Des nombreux vestiges trouvés, plusieurs en effet sont attribuables à la présence humaine il y a de cela 9000 ans. C’est-à-dire, mille ans seulement après la fonte du dernier glacier d’une épaisseur de trois kilomètres.

Ils construisaient de petits villages temporaires le long de la rivière Harricana, longue de plus de 530 kilomètres. Cette rivière prend sa source dans quatre lacs situés près de Val-d’Or et se jette dans la Baie James. Autrefois, la rivière Harricana fut la voie principale de communication des Anishnabe, permettant d’effectuer des liaisons entre différentes localités ainsi qu’avec des localités Cries, car les échanges entre les Abitibiwinni et la nation des Cris étaient fréquents.

Les échanges commerciaux réguliers entre les colons européens et les Abitibiwinni remontent à 1686, année de la construction du premier poste de traite en Abitibi. Dans des documents datant du XVIIIe siècle, le peuple est souvent identifié souvent sous le nom d’Abitibis, mot qui fut ensuite utilisé pour désigner la région.

Au XIXe siècle, la Compagnie de la Baie d’Hudson fait du commerce avec les indiens.

Au début du XXe siècle, le gouvernement canadien incite les Algonquins à se sédentariser et à s’établir autour du lac Abitibi. Ensuite, dans les années 1910-1920, après l’arrivée du chemin de fer dans la région, les Algonquins s’installent près de la ville d’Amos.

En 1958, la réserve indienne de Pikogan s’implante près de la ville d’Amos, sur la rive ouest de l’Harricana. Les débuts furent difficiles. Aux pressions d’une vie urbaine et sédentaire ses sont ajoutées les contraintes d’un nouveau mode de vie. Malgré ces difficultés, le peuple a su préserver ses traditions et sa culture.

Aujourd’hui, les Abitibiwinni s’occupent principalement de chasse et de foresterie. Ils habitent toujours une part de leur terres ancestrales, une richesse enracinée dans la mémoire et l’histoire du territoire. Ils fabriquent aussi des souvenirs pour les touristes et des objets d’artisanat. Toutefois, le taux d’emploi parmi les Abitibiwinni est plus bas que le taux moyen au Québec.

C’est le Conseil de bande de la Première Nation Abitibiwinni qui gère aujourd’hui les affaires communautaires du peuple. Ce conseil a son siège dans le village de Pikogan, une réserve algonquine.

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