Québécois de jadis

Paul-Émile Borduas

Paul-Émile Borduas

Paul-Émile Borduas

Paul-Émile Borduas est né le 1er novembre 1905 à Saint-Hilaire.

Dans sa jeunesse, par l’entremise du peintre Ozias Leduc, Paul-Émile Borduas reçut une bourse d’études qui lui permit d’étudier à l’École des Beaux-Arts de Montréal et de poursuivre son éducation de peintre religieux en France pendant deux ans, jusqu’en 1932. Ses études terminées, il revient au Canada avec l’intention de devenir peintre décorateur d’églises.

Toutefois, le Canada étant alors plongé dans une grave crise économique, les églises et les congrégations religieuses n’avaient pas les moyens de commander des travaux de décoration. Borduas se tourne donc vers l’enseignement et obtient un poste de professeur de dessin à l’École du meuble de Montréal.

Il développe ses techniques et sa vision de l’art et c’est à partir de la seconde moitié des années 1940 qu’il se distingue comme peintre abstrait et contribue à la modernité artistique du Québec.

En 1948, Paul-Émile Borduas rédige le manifeste du Refus Global, où il critique sévèrement la culture canadienne-française. À la suite de ce manifeste, il perd son poste de professeur de dessin à l’École du meuble…

En 1953, l’artiste déménage à New York, puis il s’établit pour deux ans à Paris.

Il s’éteint à Paris le 22 février 1960.

Le style de Borduas subit des transformations radicales à maintes reprises. Il s’intéressait moins aux thèmes qu’aux couleurs et à l’expression globale de ses œuvres. Sa peinture la plus connue est l’Étoile noire, qui a gagné le prix Guggenheim à titre posthume. Cette œuvre est composée de touches noires sur un fond blanc.

Les œuvres du peintre et sculpteur sont considérées aujourd’hui comme représentatives d’un art très original et différent de l’art canadien traditionnel. Mais au début ses oeuvres abstraites ne plurent pas au public et certains considéraient même que ses peintures étaient dangereuses pour la société. Ses toiles ne reflètent pas de sujets reconnaissables, ce sont des lignes, des formes et une palette de couleurs. En effet, Borduas ne cherchait pas à peindre des sujets mais à exprimer un point de vue libéré des conventions.

En 1977, le Prix du Québec dans le domaine des arts visuels, des métiers d’art, de l’architecture et du design porte le nom de Prix Paul-Émile-Borduas.

À Montréal, dans le Quartier Latin, une ruelle reliant la Grande Bibliothèque du Québec à la rue Saint-Denis porte son nom.

paul emile borduas

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