Pour les curieux

Appel à la milice

Appel à la milice

Appel à la milice

Le 9 juin 1775, le gouverneur Gui Carleton proclame la loi martiale sur son territoire. Il ordonne la mise sur pied de milices afin de pouvoir défendre la province contre l’invasion attendue des Bostonnais, partisans de l’indépendance américaine.

La milice avait cessé d’exister après la chute de la Nouvelle-France, en 1760. Alors, le 29 juin 1775, un groupe de citoyens de Québec adresse une lettre à l’intention de Monsieur le gouverneur Carleton, dont voici le texte :

«Les bourgeois et citoyens de Québec, considérant la triste situation de cette ville, prennent la liberté de représenter à Votre Excellence, que, toujours zélés pour défendre les droits de leur auguste souverain, croient ne pas devoir lui offrir des services qui lui appartiennent de droit, en attendant de Votre Excellence de moment en moment en conséquence de sa proclamation, ses ordres pour nous mettre en milices telles qu’elles étaient précédemment, et ainsi que Votre Excellence vient de s’établir à Montréal, afin de maintenir le bon ordre et veiller à la tranquillité publique».

Le 3 juillet 1775, M. Gui Carleton, répond aux sujets de Sa Majesté :

«J’ai bien des remerciements à vous faire de votre supplique, remplie de bon sens et d’obéissance envers un souverain dont le premier soin est le bonheur et la protection de ses sujets. Les milices de Montréal et de Trois-Rivières étant à peu près complétées, je vais prendre les arrangements nécessaires pour celles du district de Québec, quand je me flatte que ceux qui cherchent à donner atteinte à la tranquillité de cette province par les armes et la violence, ou par des rapports faux et séditieux, seront châtiés comme leurs crimes le méritent».

Le 2 août 1775, Carleton descend à Québec et se met à l’oeuvre. Le 11 septembre, à six heures du matin, le lieutenant-gouverneur Hector-Theophilius Cramahé passe les milices en revue sur la Place d’Armes. Les Québécois font alors bonne figure et sont complimentés pour l’excellente tenue et l’esprit de loyauté à la Couronne Britannique de la milice de la capitale.

milice

La milice canadienne dans la guerre de 1812

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