Histoires du passé

Ceux qui sont restés

Ceux qui sont restés

Ceux qui sont restés

Qui est resté pendant l’occupation de Québec par les frères Kertk?

Qu’advint-il des Français qui sont restés à Québec après l’arrivée des frères Kertk ? Notons d’abord que d’après la majorité des historiens, les frères Kertk n’étaient pas des Anglais mais des huguenots français, réfugiés en Angleterre à la suite des guerres de religion.

Au total, il semblerait que sept familles françaises sont restées dans la ville de Québec (Peut-on appeler ville une bourgade peuplée de quelques dizaines de colons?).

En tout cas, il fallait avoir une grosse dose de courage (selon l’expression de l’historien Damase Potvin) pour rester dans un pays où ils n’étaient pas les maîtres, sans protection, sans aucun secours de la France, pauvres et plongés dans le plus grand dénuement.

D’après un autre historien, le docteur N.-E. Dionne, les cinq familles d’origine française formèrent alors un noyau de colonie qui conserva l’esprit des premières années de Québec.

Voici ces familles :

  1. La veuve Louis Hébert (Louis Hébert est décédé en 1627), remariée à Guillaume Hubon en 1629.
  2. Guillaume Couillard avec sa femme Guillemette Hébert et ses trois enfants Louise, Marguerite et Louis.
  3. Nicolas Pivert avec sa femme, Marguerite Lesage, et une nièce dont on ne connaît pas le nom.
  4. Pierre Desportes avec sa femme Françoise Langlois et leur nièce (de nom inconnu).
  5. Abraham Martin avec sa femme Marguerite Langlois (sœur de Françoise Langlois de Desportes) et leurs trois enfants.
  6. Guillaume Hébert.
  7. Le chirurgien Adrien Duchesne et sa femme.

Ces familles formaient un contingent de 21 personnes. Ils ont réussi à attirer de France certains de leurs amis ou parents (il est impossible de le déterminer, car presque tous les résidents d’un village portaient souvent le même nom de famille). En tout cas, ces gens sauvèrent la colonie expirante.

On est à peu près certain qu’outre ces 21 personnes, d’autres restèrent au pays – des coureurs des bois qui s’occupaient de la traite des pelleteries ou quelques missionnaires. De ces hommes, on sait que hors de Québec se trouvaient: Jacques Hertel, Jean Nicolet, les Godefroy, Le Tardif, François Marguerie, Jean Manet et Jacques Richer.

Nous ne savons pas grand chose sur eux, cependant, on peut retracer l’histoire personnelle de certains de ces gens:

  • La famille de la veuve de Louis Hébert était propriétaire de tout le terrain de la haute-ville qui correspond aujourd’hui au territoire occupé par l’Hôtel-de-Ville, l’Évêché, la Basilique, le Séminaire de Québec et quelques autres bâtiments. Le monument à Louis Hébert est installé à peu près à l’endroit où il a jeté sa première poignée de blé. Louis Hébert mourut des suites d’un accident et fut enterré dans le cimetière du couvent des Récollets (l’endroit où se trouve l’Hôpital-Général). Aujourd’hui, les cendres de Louis Hébert sont déposées dans la cathédrale.
  • Quant à Abraham Martin, qui arriva à Québec vers 1610, il cultiva pendant trente-deux ans un lopin de terre appelé plus tard les Plaines d’Abraham. C’est en son honneur que les plaines ont reçu ce nom. Il fut aussi le premier pilote de bateau sur le Saint-Laurent.

louis hébert

Couverture du libre Louis Hébert, premier colon en Nouvelle-France par Francine Legaré

Voir aussi :

1 commentaire

  1. Louis Georges Plante

    2010/12/06 at 10:02

    Je pense que ne pas mentionner le nom de la veuve de Louis Hébert est un affront fait à Marie Rollet. Elle a joué un rôle de premier plan en ce début de colonie.
    Marie ROLLET-HÉBERT. (1651 – 1694) Marie Rollet est une française née dans les années 1590. Elle épouse. Louis Hébert en1606.
    lgplante
    06/12/10

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